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500 places, format modulaire avec Starlink intégré : Virgin présente le train qui viendra concurrencer Eurostar dans le tunnel sous la Manche

Bientôt Eurostar ne sera plus le seul opérateur sur la très convoitée liaison entre Paris et Londres. Virgin entend bien lui faire de l’ombre, et vient de commander ses premiers trains à Alstom.

Virgin, groupe fondé par Richard Branson, prépare son grand retour sur les rails. Habituée du secteur aérien, de l’hôtellerie ou des croisières, l’entreprise britannique, qui a opéré des trains dans son pays d’origine pendant plusieurs années, ambitionne de relier Londres à Paris. Et sa feuille de route est très ambitieuse : opérer jusqu’à 13 allers-retours quotidiens d’ici à 2030. Elle ambitionne, en parallèle, d’effectuer la liaison Bruxelles-Amsterdam.

Dans cette optique, Virgin vient de signer une commande de 12 trains Avelia Stream auprès du constructeur français Alstom. Elle prévoit 500 places dans chacun d’entre eux, soit deux fois moins que l’Eurostar. Une taille réduite qui devrait lui permettre d’adapter les véhicules à l’affluence en couplant, par exemple, deux rames aux heures de pointe. De même, elle projette d’optimiser ses temps d’escale en gare à 30 minutes, contre 52 minutes pour Eurostar.

Niveau confort, la société promet des espaces lounges pour échanger ou travailler, des baies vitrées plus larges, davantage de rangements et même une connexion Internet par satellite via Starlink.

La fin d’un monopole historique dans le tunnel sous la Manche

Inauguré en 1994, le tunnel sous la Manche est géré par le groupe Getlink, garant du réseau et du respect des règles de sécurité. Jusqu’à présent, les liaisons sont restées la chasse gardée exclusive d’Eurostar. Mais la situation s’apprête à changer.

Le tunnel fonctionne selon le principe de l’« open access », permettant théoriquement à n’importe quelle compagnie ferroviaire d’y faire circuler ses trains. Avec une infrastructure sous-exploitée, qui tourne aujourd’hui à environ 50 % de sa capacité maximale, le potentiel de croissance attire l’attention. Plusieurs prétendants se bousculent désormais pour ouvrir la concurrence à l’instar de la compagnie italienne Trenitalia, la startup espagnole Evolyn ou encore Virgin.

Un calendrier trop juste ?

Virgin a déjà franchi de précieuses étapes pour concrétiser son projet. L’Office of Rail and Road, l’autorité de régulation ferroviaire britannique, lui a accordé un accès aux rails de la grande vitesse HS1, au moins jusqu’en 2040. De même, elle a signé un accord avec son futur grand rival, Eurostar, pour entretenir ses futurs train dans le dépôt de Temple Mills, à l’est de Londres.

Mais tout n’est pas gagné pour tenir le calendrier. Comme le souligne BFMTV, Virgin doit déposer son dossier auprès de Getlink, une étape qui l’oblige à démontrer des conditions de sécurité irréprochables. Les rames, elles, doivent être homologuées pour circuler à 300 kilomètres par heure, et s’adapter aux normes draconiennes du tunnel sous la Manche. Il faut, aussi, qu’Alstom les livre en temps et en heure, ce qui s’annonce compliqué au vu des difficultés et des retards accumulés sur le TGV M.

  • Le groupe Virgin ambitionne de concurrencer Eurostar d’ici à 2030 en lançant 13 allers-retours quotidiens entre Londres et Paris.
  • La compagnie a déjà sécurisé des étapes clés au Royaume-Uni, dont son accès aux rails de grande vitesse.
  • Son calendrier est malgré tout très optimiste en raison des barrières réglementaires qui lui restent à franchir.

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