C’est un total spectaculaire. L’épargne des ménages français a atteint 6477,6 milliards d’euros fin juin 2025, selon les chiffres de la Banque de France, relayés par BFM Business. Elle devrait même se situer à 6596 milliards d’euros au deuxième trimestre 2025, d’après la Direction générale du Trésor.
Pour le commun des mortels, il est assez difficile d’appréhender un tel montant. On peut néanmoins préciser qu’il est deux fois supérieur à la dette publique nationale, ou encore à un peu moins de trois fois le PIB français, soit le total de la richesse annuellement produite.
Reste une question de taille, où est investie cette épargne ? Dans le détail, l’épargne réglementée des ménages français pèse désormais 15% du patrimoine financier total. Ainsi, le Livret A et le LDDS cumulent 603 milliards d’euros, dont 438,9 milliards pour le Livret A. De leur côté, les PEL atteignent 220 à 222 milliards et le LEP 82,2 milliards, selon les dernières données connues. Plus de 50 millions de Français détiennent un Livret A, mais son plafond de 22.950 euros reste un frein.
De jeunes investisseurs prêts à prendre des risques
L’assurance-vie domine largement en ce qui concerne le capital investi qui atteint 2 106 milliards fin novembre, soit 20 millions de souscripteurs disposant d’un capital moyen dépassant 100.000 euros. Ces montants sont répartis entre les fonds euros dont le capital est garanti par l’État et les unités de compte plus risquées, mais potentiellement plus juteuses.
Le taux moyen des fonds euros atteint près 2,65% en 2025, soit un niveau bien supérieur au Livret A. De quoi inciter les Français à basculer une partie de leur épargne, alors que le taux du Livret A n’est plus que de 1,7 % depuis août 2025.
Enfin, les plans d’épargne en actions (PEA) et PEA-PME, qui offrent une fiscalité avantageuse, séduisent de plus en plus avec plus de 120 milliards d’euros d’encours, tout comme les plans d’épargne retraite (PER) dont la capitalisation dépasse les 100 milliards d’euros. Il s’agit ici encore de placements plus risqués, mais qui, lorsque la conjoncture est favorable, peuvent rapporter davantage.
Comme le note Les Échos, la part de l’épargne qui finance les entreprises a progressé de 36 à 40 % du patrimoine financier, une croissance qui s’est cependant faite au détriment des obligations, note le journal économique. Le Trésor en conclut : « Ces évolutions traduisent surtout des arbitrages des ménages entre placements, sans transformation majeure des bilans des intermédiaires financiers ».
Enfin, le quotidien note une évolution des comportements qui varie selon les générations. Alors que leurs aînés semblent plus friands de placements sécurisés, les jeunes investisseurs se tournent au contraire de plus en plus vers les actions, notamment via les services d’investissements en ligne qui simplifient énormément l’accès aux marchés financiers. Êtes-vous surpris par ce montant total de l’épargne des ménages en France ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.
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