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7 choses à savoir sur Poppins, la nouvelle startup à impact des anciens de Too Good To Go

Cette nouvelle appli a aussi vocation à lutter contre le gaspillage.

Elle vient tout juste d’être lancée, mais elle fait déjà grand bruit ! Découvrez Poppins, la nouvelle application de Lucie Basch, la cofondatrice de Too Good To Go. Le concept est simple : faciliter l’échange et la location d’objets entre particuliers et commerçants pour éviter le gaspillage. Explications.

(Presque) entièrement dirigée par des anciens de Too Good To Go

Lucie Basch n’est pas la seule ancienne de chez Too Good To Go à s’être lancée dans cette nouvelle aventure. C’est aussi le cas de Jonas Mallisse, qui a lancé la plateforme en Belgique et a dirigé son expansion internationale, et de Franco Prontera, ancien directeur général de Too Good To Go en Belgique.

Pour rappel, Too Good To Go permet à ses utilisateurs d’acheter à prix réduit des invendus alimentaires provenant de commerces locaux, qu’il s’agisse de restaurants, de boulangeries, ou de supermarchés. D’un côté, les commerçants écoulent leurs invendus et de l’autre, les usagers bénéficient d’un repas pas cher. Le tout permettant d’éviter le gaspillage alimentaire.

L’équipe est complétée par Loïck Le Digabel, qui a auparavant évolué chez BlaBlaCar et Back Market.

Le sac de Mary Poppins

Le nom de la startup est une référence au sac de Mary Poppins, capable de contenir des objets beaucoup plus grands que lui et de produire tout ce dont on a besoin. Comprenez ici qu’en vous rendant sur l’application, vous pourrez trouver tous les objets que vous recherchez sans avoir à les acheter.

En effet, Poppins met l’accent sur l’économie participative : vous pouvez proposer à la location ou à l’emprunt vos objets du quotidien, et débusquer ce dont vous avez besoin via la plateforme. L’idée est de favoriser le partage plutôt que de forcément recourir à l’achat. Et il n’y a pas que les particuliers qui sont concernés, il peut aussi s’agir de commerçants de son quartier ou encore de boutiques de location.

Combattre le gaspillage

Comme Too Good To Go, Poppins entend lutter contre le gaspillage. « Quand j’ai découvert les chiffres de notre consommation d’objets, j’ai eu du mal à y croire : on possède tous en moyenne en France 2,5 tonnes de matériel (c’est le poids d’un hippopotame) et pourtant au moins 30 % ne sont presque jamais utilisés. Un vrai non-sens écologique, social et économique », explique Lucie Basch dans une publication LinkedIn.

« La société de surconsommation nous a ancré dans la propriété individuelle. En faisant du partage un nouveau réflexe, on sera tous plus “riches” en possédant moins », espère-t-elle.

Une première levée de fonds

Poppins a opéré un premier tour de table à hauteur de 3 millions d’euros. Plusieurs business angels ont participé à la levée, notamment les fondateurs de BlaBlaCar, Frédéric Mazzella et Francis Nappez, ainsi que Nathalie Balla, l’ancienne directrice générale de La Redoute.

L’entrepreneur philanthrope Alexandre Mars et l’ancien vice-président exécutif chez Microsoft, Jean-Philippe Courtois, étaient également de la partie.

Que trouve-t-on sur Poppins ?

Pour ses débuts, l’application propose 20 000 objets à partager pour des usages ultra variés. Car l’objectif est de ne pas restreindre Poppins à une catégorie précise de biens : « Le but ? Nous permettre d’emprunter ou de louer nos objets du quotidien : vélo cargo, lit parapluie, ponceuse électrique, extracteur de jus, tout ce dont on a besoin quand on en a besoin, grâce à nos voisins, magasins de location, bibliothèques connectées et de quartier ! », résume Lucie Basch.

La plateforme est en test depuis mars, et les premiers retours semblent plutôt positifs : « En plein travaux de mon appart Poppins m’a bien aidé ! J’ai pu emprunter des objets dont je n’avais l’utilité qu’une seule fois. La résa se fait rapidement et la plateforme est conviviale. Vraiment ravie de mon expérience », témoigne une utilisatrice nommée Camille.

Des mesures pour garantir des échanges fiables

Bien sûr, Poppins a mis en place plusieurs mesures pour éviter les vols ou les abus. Cela inclut la vérification de l’utilisateur dès son inscription ainsi que la possibilité de s’évaluer mutuellement après chaque partage. Un système de signalement est aussi disponible afin de signaler des problèmes ou des comportements inappropriés.

L’application a aussi déployé un programme de protection intégré baptisé Protection Poppins : « Que vous empruntiez ou prêtiez, chaque transaction entre particuliers est automatiquement protégée jusqu’à 1 000 euros. La Poppins Protection inclut des paiements sécurisés, des profils vérifiés, le monitoring des discussions par IA, des annonces sélectionnées avec soin et un service client de qualité », indique-t-elle sur son site Internet.

Disponible dans toute la France

Vous pouvez d’ores et déjà télécharger l’application sur Android et iOS. Elle est disponible dans la France entière, bien que pour l’heure, il y ait davantage d’offres dans Paris et ses environs. Sa croissance devrait ensuite se faire progressivement, à l’instar de Too Good To Go qui a notamment bénéficié d’un bouche à oreille très efficace. Là où les utilisateurs seront les plus nombreux, les dirigeants de Poppins entameront des discussions avec les autorités pour d’éventuelles collaborations.

Poppins compte déjà plus de 1 000 utilisateurs et 30 commerçants partenaires. Pour se rémunérer, la plateforme prélève une commission sur les transactions payantes.

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