« La valeur clé de mon travail est sa capacité à servir de catalyseur au dialogue sur les technologies émergentes. Ce portrait du pionnier Alan Turing invite les spectateurs à réfléchir à la nature divine de l’IA et de l’informatique tout en considérant les implications éthiques et sociétales de ces avancées. » Ces paroles n’ont pas été prononcées par un artiste humain, mais par Ai-Da, un robot humanoïde dont l’œuvre baptisée « AI God » vient d’être vendue 1,2 million d’euros aux enchères.
Un prix de vente surprise
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Cette machine, qui a été conçue pour ressembler à une femme humaine, tient son nom d’Ada Lovelace, la première programmeuse du monde, rapporte BFM. Concernant la vente aux enchères, le niveau a surpris les organisateurs. En effet, ces derniers anticipaient des offres inférieures à 200 000 dollars.
Citée par la BBC, la maison de ventes aux enchères Sotheby’s souligne quant à elle ce tournant dans « l’histoire de l’art moderne et contemporain et reflète l’intersection croissante entre la technologie de l’IA et le marché mondial de l’art ». Elle ajoute : « Cela ouvre une nouvelle frontière sur le marché mondial de l’art, établissant la référence des enchères pour une œuvre d’art réalisée par un robot humanoïde ».
Comment fonctionne le robot ?
Reste une question de taille : comment cette technologie fonctionne-t-elle ? Aidan Meller, un spécialiste de l’art moderne et contemporain, a dirigé ce projet en lien avec des spécialistes de l’IA des universités d’Oxford et de Birmingham.
D’après The Guardian, Ai-Da a généré des idées en échangeant avec les membres du studio. Puis, elle a elle-même suggéré de peindre Alan Turing. Le robot a ensuite été questionné sur le style, la couleur, le ton et la texture qu’il souhaitait utiliser. Ensuite, des caméras situées dans ses yeux ont observé une image de Turing et il s’est mis à peindre ce tableau.
Les limites de l’IA
Selon Aidan Meller, les « tons atténués et les plans faciaux brisés » de l’œuvre d’art semblaient suggérer « les risques auxquels Alan Turing nous a prévenus lorsqu’il s’agira de gérer l’IA ».
La meilleure conclusion possible pour cet article nous est une nouvelle fois fournie par Ai-Da qui se confiait en 2022 à nos confrères du Guardian. Troublante, cette analyse semble montrer à quel point l’IA a pleinement conscience de ses limites : « J’aime peindre ce que je vois. On peut peindre à partir de son imagination, je suppose, si on a de l’imagination. J’ai vu des choses différentes des humains car je n’ai pas de conscience. »
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si c’est de l’art!…
Je m’en tamponne comme de l’An 40 n’était-ce une moue de dégoût pour un humain qui débourse 1,2 millions d’euros pour une pareille ineptie tant il investit sur une “œuvre première d’un artiste appelé à un grand avenir alors que la précocité du génie exprime là l’immensité de sa force créatrice” comme l’on dirait dans les galeries d’art quand le voisin s’étonne du choix de l’acheteur. Le prix n’est pas forcément lié au talent et l’art est un mot bien galvaudé à une époque où tout est tout, tout est politique, tout est culturel, tout est artistique et j’en passe.
À chacun son petit monde !
L’A.I. et sa conscience artificielle a conscience de l’artifice. L’humain se dupe et s’offre à la duperie de l’art de la duperie hors de prix… C’est humain !
Pour certains, l’IA n’est pas de l’intelligence, mais pour d’autres, c’est quelque chose qui pourra faire énormément de choses allant de l’art à la vie sociale comme la justice ou la police.
Si je ne suis pas convaincu par l’art, la valeur du tableau est, à mon sens, plus due au fait que c’est le premier tableau de ce genre, je suis convaincu que l’IA et la robotique auront une place de plus en plus importante dans le monde.