- Un sondage a permis de jauger l’intérêt des employés pour le travail à distance
- Il semble primordial pour nombre d’entre eux qui seraient même prêts à sacrifier une partie de leurs revenus pour en bénéficier
- Le télétravail divise les grands patrons
Seriez-vous prêts à accepter un emploi moins bien rémunéré si vous pouvez continuer à travailler depuis votre domicile ? C’est la question qui a été posée à 1148 employés dans le cadre d’un sondage commandé par le Washington Post à l’institut Ipsos. La surprise est de taille, puisque 55 % des répondants ont répondu par l’affirmative.
Il faut d’ailleurs noter que cette question est plutôt surprenante dans la mesure où le télétravail génère aussi certains frais : matériel, consommation d’électricité… Par exemple, en France, les fonctionnaires bénéficient d’une indemnité forfaitaire pour financer ces dépenses.
Ce chiffre témoigne en tout cas de l’attachement de ces travailleurs pour ce mode d’organisation. Il convient d’emblée de le relativiser, puisque 45 % des salariés qui travaillent actuellement à distance accepteraient un emploi qui les contraindrait à se rendre certains jours au bureau en échange d’une meilleure rémunération.
Un débat très enflammé autour du télétravail
Un autre résultat attire notre attention dans cette enquête. En effet, 80 % de l’ensemble des travailleurs interrogés, y compris ceux qui bénéficient du télétravail, se disent prêts à se rendre au bureau quelques jours par semaine s’ils obtiennent en échange une augmentation de salaire. Ce mode d’organisation hybride est d’ailleurs repris par de nombreuses entreprises.
Ces conclusions tombent dans un contexte de débat assez tendu concernant le travail à distance. Alors que certaines grandes entreprises, dont Disney, Apple, ou Amazon ont exigé le retour partiel de leurs équipes au bureau, des salariés se battent pour pouvoir conserver leur droit au télétravail.
La discussion bat également son plein entre grands patrons et les avis sont là encore assez tranchés. Par exemple, Michael Dell, soutien de longue date de ce mode d’organisation, a dénoncé les dirigeants qui forcent leurs collaborateurs à revenir sur site : « Si vous comptez sur les heures forcées passées dans un bureau traditionnel pour créer une collaboration et un sentiment d’appartenance au sein de votre organisation, vous vous trompez. »
Il ajoute : « En fin de compte, nous nous sommes engagés à permettre aux membres de notre équipe dans le monde entier de choisir le style de travail qui correspond le mieux à leur mode de vie, qu’il s’agisse d’un travail à distance, d’un travail dans un bureau ou d’un mélange des deux ».
Ce n’est pas du tout l’avis de Sam Altman, le PDG d’OpenAI, la société qui développe ChatGPT. Il estime en effet que le télétravail ne fonctionne pas : « Je dirais que l’expérience est terminée et que la technologie n’est pas encore assez performante pour que les gens puissent rester à distance pour toujours, en particulier pour les startups. »
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En France, il n’y a pas que les fonctionnaires qui bénéficient d’une indemnité forfaitaire pour financer les dépenses liées au télétravail (électricité, internet…), mais également les salariés du privé. L’employeur a obligation d’indemniser le salarié l’utilisation professionnelle de son logement.
Euhhhhhhh. Je VEUX une liste des entreprise qui dédommage leurs salarié en télétravail pour l’utilisation professionnelle de son logement.
Dans mes 3 précédentes entreprises:
– Aucun dédommagement d’aucune sorte
– Le matos à 100% au frais du salarié (hormis le PC portable)
Après on ne râle pas … cela fait des économies pour l’entreprise et une meilleur vie pour nous …
Bien que ce ne soit plus d’actualité pour moi, je suis contre le télé travail sauf pour certains cas particuliers comme les handicapés pour lesquels les déplacements sont une corvée, les gardes d’enfants quand ces derniers sont malades ou victimes de grèves etc …
Le télé travail tue la convivialité nécessaire au travail bien exécuté ! S’il est imposé il va de soi que tout est à la charge de l’employeur “Qui commande, paie” !
“Le télétravail tue la convivialité nécessaire au travail bien effectué”, elle est bien bonne.