Achats In-App : Amazon et Google se plient aux règles d’Apple

Le 25 juin était la date limite pour les éditeurs d’applications iOS de se conformer aux règles fixées par Apple. Ces règles ont été modiées le 10 juin et elles stipulent que les applications de vente de contenu en In-App Purchase ne doivent comprendre aucun lien vers une solution d’achat sur le site de l’éditeur.

Le 25 juin était la date limite pour les éditeurs d’applications iOS de se conformer aux règles fixées par Apple. Ces règles ont été modiées le 10 juin et elles stipulent que les applications de vente de contenu en In-App Purchase ne doivent comprendre aucun lien vers une solution d’achat sur le site de l’éditeur.

Ainsi, impossible pour Google et Amazon de s’affranchir des 30% de commission d’Apple sur les achats In-App. Une solution assez contraignante pour les éditeurs qui voient leurs marges réduites de 30% pour le contenu vendu sur l’App Store.

Avant-hier fut donc une journée assez mouvementée pour l’App Store qui a vu disparaitre puis réapparaitre l’application Google Books. Apple a d’abord supprimé l’application car elle contenait toujours un lien vers l’offre en ligne de Google, puis l’a réintégrée après que la firme de Mountain View ait supprimé ce lien.

Pour Amazon, La pomme a été moins sévère et n’a pas supprimé l’application Kindle de l’App Store directement. Mais au final, le résultat est le même, Amazon a fait une mise à jour de l’application Kindle Store pour iPhone et iPad en retirant le lien vers son offre en ligne. Ci-dessous l’avant et après mise à jour de l’application iPhone du Kindle Store :

Kindle-store

Avec ces nouvelles règles, les éditeurs de livres numériques tels qu’Amazon ou Google qui se sont retrouvés face à un dilemme de taille :

  • Proposer leur contenu en Achat In-App et donc être obligés de baisser leur marge et de faire beaucoup moins de bénéfices sur la vente de livres sur leurs applications de l’app Store.
  • Ou alors, de ne pas vendre de contenu via leurs applications iPhone.

Et bien c’est cette deuxième solution que ces éditeurs ont choisis. Dorénavant, pour consulter des eBooks depuis son iPhone ou son iPad il faudra aller de façon autonome dans safari, puis se rendre sur le site de l’éditeur, procéder à l’achat, et ouvrir l’eBook avec l’application Kindle ou Google Books. Une procédure assez longue et fastidieuse qui en découragera plus d’un.

On peut aussi évoquer le système de Web-App que certains éditeurs comme Kobo ont choisie. Il s’agit d’une application codée en HTML5 que l’utilisateur pourra ajouter à l’écran d’accueil de son iPhone en passant par safari. Ensuite, celle-ci aura à peu de choses près le même comportement qu’une application  iPhone native. Sauf qu’avec une Web-App, l’éditeur est libre de faire ce qu’il veut et donc de vendre ses produits sans reverser de commission à Apple. Mais bon, cette dernière solution, bien qu’assez simple d’emploi pour l’utilisateur, reste difficile à promouvoir pour l’éditeur. En effet, la Web-App ne bénéficiera pas de la visibilité de l’App Store.

Et au final qui ressort vainqueur de ce changement de règles sur l’App Store ? Et bien c’est l’iBook Store, le magasin de livres numériques intégré à l’iTunes Store. Avec ces nouvelles mesures Apple est une des seules à rester rentable en proposant l’achat de contenu en In-App Purchase, qui est nettement plus simple et intuitif pour l’utilisateur.

Merci à Thomas et webatt pour les précisions.



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15 commentaires

  1. C’est pas un abus de position dominante ou concurrence déloyale quand tu es distributeur d’applications ET que tu as tes propres applis sur le canal de vente, et que tu changes tes CGV pour assurer d’être moins cher que la concurrence ?

  2. Sauf que dans un marché du livre numérique où les éditeurs ont fait passer une loi sur le prix unique, tous les eBooks doivent avoir le même prix. Donc Apple n’aura jamais des livres moins chers car ce n’est pas légal, les autres libraires ne peuvent pas augmenter les prix. Et ce d’autant plus que les contrats types de l’industrie (contrats de mandat) font que ce sont les éditeurs qui les fixent, ces prix.

    Le problème est différent : comment rester rentable en versant 30% à Apple, alors que les éditeurs donnent 25 ou 30% de marge sur leurs contrats… aujourd’hui pas de solutions, sauf si les éditeurs acceptent de donner des marge supérieures aux concurrents d’Apple pour qu’ils puissent continuer à vendre leurs livres sur iPad sans perdre de l’argent.

  3. Je fais bien de privilégier le développement de la version mobile de mon site (avec jquery mobile) plutot que de me lancer dans le développement compliqué d’une application en objective C :))

  4. Pour info les Amazon et Google (et d’autres comme kobo) ne vont pas augmenter leurs prix puisque tout d’abord en France c’est interdit et puis surtout on ne peut tout simplement plus acheter d’ebooks dans leurs applications il faut donc passer par le web ! Donc qui dit pas d’achat « in-app » dit pas de commission.
    Cependant oui cela avantage Apple car ils sont mtn les seuls à proposer le paiement depuis leur appli mais cette phrase est totalement fausse :
    « Avec ces solutions, les éditeurs de livres numériques tels qu’Amazon ou Google seront ainsi obligés d’augmenter les prix sur leurs produits afin de conserver une marge convenable, au grand dam des utilisateurs. »

  5. @Thomas et @webatt je viens d’éditer l’article en prenant en compte vos précisions sur le sujet. Merci à vous.

    Je ne pense que cela soit une pratique anti-concurrentielle car Apple ne se sert pas de l’App Store pour pousser délibérément les utilisateurs à acheter sur l’iBook Store plutôt que sur une autre application.

    Par contre elle contraint les autres éditeurs à ne faire que très peu de bénéfices. Ces derniers choisissent donc de se retirer de l’App Store… Pas très fair-play en tous cas !

  6. Moi je trouve cela scandaleux de la part d’apple qui pendant des années critiquait l’attitude de microsoft et aujourd’hui ils font pire !
    moi si j’achète un téléphone si je le paye il est a moi et je compte bien utiliser les programmes que je veux !
    Cette decision j’en suis sure les desservira commercialement je n’en doute pas !

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