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L’administration Trump songe à interdire le chiffrement de bout en bout

Les politiciens américains songeraient vraisemblablement à mettre fin au chiffrement de bout en bout au nom de la sécurité nationale.

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Donald Trump mot de passe
Donald Trump © Wikimedia Commons

Comme la rapporte Politico dans un article daté de ce jour, l’administration Trump penserait sérieusement à interdire le chiffrement de bout en bout. Pour rappel, ce processus de sécurité utilisé par de nombreuses applications de messagerie permet d’éviter que les conversations ne puissent être lues par d’autres personnes que l’expéditeur et le destinataire des messages. Celui-ci est ainsi utilisé par des services comme WhatsApp, Signal et autres.

Interdire le chiffrement de bout en bout au nom de la sécurité

Dans les faits, Politico cite donc trois sources expliquant que l’administration songe à mettre fin à ce processus de sécurité. Une réunion durant laquelle la question du chiffrement de bout en bout a été abordée se serait tenue mercredi dernier.

Durant celle-ci, les hauts responsables ont donc discuté d’une nouvelle mesure pouvant mener à interdire aux entreprises d’utiliser des processus empêchant les autorités d’accéder à ces données. Les personnes présentes se sont donc demandé s’il fallait demander au Congrès de mettre fin au chiffrement de bout. L’une des sources a indiqué à Politico à ce sujet : « Les deux options consistaient soit à publier une déclaration ou une position générale sur le chiffrement, et [indiquer] qu’ils continueraient à travailler sur une solution, soit à demander au Congrès de faire une législation ». Pour l’instant, aucune décision n’aurait été prise quant à la décision à prendre.

Si la question du chiffrement de bout en bout a été abordée par l’administration Trump, c’est parce que celle-ci y voit là un obstacle à la sécurité nationale. En effet, ce processus empêcherait aux autorités d’accéder à certaines conversations liées à des actes de terrorisme. C’est en tout cas l’avis du ministère de la Justice et du FBI, là où le ministère du Commerce et le département d’État semblent plutôt opposés à un tel projet.

Cela fait plusieurs années que les autorités du pays s’écharpent régulièrement avec certaines entreprises pour accéder à certaines données. L’affaire la plus connue est certainement celle qui avait opposé le FBI à Apple après que la marque à la pomme ait refusé d’ouvrir un accès au téléphone du suspect principal de la fusillade de San Bernardino survenu en 2015.

1 commentaire

1 Commentaire

  1. Patrick

    30 juin 2019 at 19 h 01 min

    La sécurité nationale a bon dos quand il s’agit en fait d’une justification pour violer la correspondance des citoyens américains.

    J’espère que les députés auront au moins l’honnêteté de s’y opposer.

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