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Alibaba joue au chat et à la souris avec OpenAI

Ali-blabla.

  • Alibaba va intégrer son propre chatbot à tous ses produits et services, notamment le commerce électronique, le cloud et l’intelligence artificielle
  • Son chatbot reprend le principe de ChatGPT
  • Alibaba est le second géant chinois à miser sur l’IA conversationnel, après Baidu

Le géant chinois du commerce électronique, du cloud et de l’intelligence artificielle Alibaba a annoncé qu’il allait déployer son propre chatbot à travers tous ses produits et services. L’objectif est d’améliorer l’expérience client, d’augmenter l’engagement et la fidélisation, et de réduire les coûts opérationnels.

Baptisée Tongyi Qianwen (« chercher une réponse en posant un millier de question »), cette IA conversationnelle reprend le même principe que ChatGPT.

En attendant une intégration aux différentes activités de l’entreprise « dans un futur proche », Alibaba a déjà testé son chatbot sur sa plateforme de commerce électronique Taobao, où il a permis de répondre à plus de 100 millions de requêtes par jour. Le chatbot a également été utilisé pour fournir des recommandations personnalisées, des conseils d’achat et des promotions aux clients.

À sa sortie, le ChatGPT d’Alibaba sera intégré à l’application DingTalk, équivalent chinois de Microsoft Teams. Ensuite, l’assistant vocal du groupe, Tmall Genie, en profitera.

Alibaba prévoit d’étendre l’utilisation de son chatbot à d’autres domaines, tels que le cloud computing, l’intelligence artificielle, la santé, l’éducation, le divertissement et les services financiers. Alibaba espère ainsi se positionner comme un leader mondial dans le domaine des chatbots et rivaliser avec OpenAI, la société américaine à but non lucratif qui a développé ChatGPT.

La Chine à l’assaut de l’IA conversationnelle

Alibaba n’est pas le premier groupe chinois à se lancer dans l’aventure de l’intelligence artificielle conversationnelle. Début avril, le géant de l’internet chinois Baidu dévoilait « Ernie Bot », son rival de ChatGPT.

Une annonce sans doute un peu trop rapide puisque la présentation a tourné au fiasco, l’entreprise ayant choisi de ne présenter aucune démonstration en direct. Le groupe s’est aussi montré très silencieux quant à une date de sortie, « Ernie bot » n’étant pour le moment réservé qu’à une poignée d’invités.

Dans la foulée, la réponse de la bourse ne s’est pas faite attendre. L’entreprise a vu le cours de son action chuter de 10% soit une perte de 3 milliards de dollars.

Ce lancement raté n’est pas sans rappeler celui de Bard, l’intelligence artificielle conversationnelle de Google. Face à la montée en puissance de ChatGPT, l’américain a présenté à la hâte son propre chatbot directement relié à son moteur de recherche.

Dubitatifs, les observateurs ont vu leurs craintes se confirmer après les premiers tests. Bard n’est pas au point et sera complètement retravaillé a admis Sundar Pichai, PDG de Google. N’est pas OpenAI qui veut.

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