Il le répète à chaque fois qu’on lui en donne l’occasion, Elon Musk veut amener l’humanité sur Mars. Il assure être né pour atteindre cet objectif. Derrière ce discours, presque prophétique, des scientifiques travaillent très sérieusement pour exaucer les rêves du milliardaire sud-africain — qui se trouve être leur patron.
Alors que de premières missions habitées devraient pointer le bout de leur nez en 2030, selon le calendrier Muskien, des défis techniques toujours plus grands ralentissent le développement de ces projets. Comme pour finir de clouer le cercueil des rêves d’Elon Musk, une nouvelle étude scientifique remet en question la possibilité d’une mission habitée sur Mars.
La poussière martienne : le cauchemar d’Elon Musk

Les chercheurs, qui viennent de publier les résultats de leurs travaux dans la revue GeoHealth, se sont intéressés à un élément en particulier : la poussière martienne. Présente en masse à la surface de notre voisine rouge, elle pourrait causer de nombreux problèmes à un équipage.
En cas d’inhalation, les conséquences sont gravissimes. Il est question d’atteintes plus ou moins graves sur les poumons, la thyroïde, le système digestif et les reins. Avec une taille moyenne de 3 microns (soit 0,003 millimètre), cette poussière peut se glisser partout. Et sa composition donne tout sauf envie. On y retrouve, pêle-mêle, des perchlorates, qui attaquent la thyroïde, mais aussi du cadmium, de l’arsenic, et du chrome. Rien de très sain pour le corps d’un astronaute, déjà affaibli par trois ans de voyage dans un environnement stérile.
Un défi de tous les instants
Avec une gravité bien moins forte que sur Terre (38 % seulement), la poussière martienne pourrait rester en suspension dans l’air pendant des heures avant de retomber. Entre-temps elle aurait tout le loisir de se fixer partout. Sur les combinaisons des astronautes, leurs équipements ou encore leurs habitats.
Vivre sur Mars revient donc à lutter en permanence contre cet ennemi invisible, mortel pour l’homme. Les scientifiques restent néanmoins optimistes. Ils assurent qu’une exploration humaine de la planète rouge est possible, mais notre voisine est loin d’être accueillante.
Malgré tous les efforts d’Elon Musk, on imagine mal une civilisation humaine se développer sur cette « deuxième terre », inhospitalière par nature. La moindre avancée humaine sur cette terre aride se fera au prix d’immenses précautions, faisant avancer l’humanité à petits pas.
Un intérêt économique ?
Si le monde a les yeux tournés vers Mars, c’est en grande partie grâce (ou à cause) d’Elon Musk. Sans les rêves du milliardaire et patron de SpaceX, jamais des agences spatiales comme la NASA n’auraient mis cette bille rouge dans leur viseur.
Se rendre sur Mars ne présente en effet aucun intérêt économique. Si le monde spatial peut faire des découvertes induites (sans en connaître l’utilité future), aller fouler le sol de Mars, ne présente que très peu d’intérêt. Les rovers qui arpentent la surface de notre voisine font déjà un travail formidable, à moindre coût.
Avec Perseverance et la mission Mars Sample Return (MSR), la NASA pourrait franchir un palier de connaissance supplémentaire sur notre voisine. La visiter ne relève que du besoin humain d’exploration. Avec ce projet de colonisation martienne, Elon Musk se place comme un Christophe Collomb contemporain.
Mais comme le navigateur génois il y a plus de 500 ans, sa quête d’un nouveau monde pourrait basculer vers d’autres réalités. Collomb n’a jamais trouvé la route des Indes, et Musk pourrait bien connaître la même impasse.
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