Sur le papier, Starlink est le FAI ultime : l’accès est disponible virtuellement partout dans le monde, le débit oscille entre 25 et 220 Mbps, le tout avec une faible latence. D’autant plus que la firme planche sur une connectivité directe à des smartphones, ce qui pourrait bien chambouler, demain, le monde des opérateurs de téléphonie mobile.
La constellation de satellites en opération opérée par SpaceX est impressionnante, très loin devant les services concurrents, forcément bien moins bons en débit. Des projets plus ambitieux sont en cours de développement, comme Kuiper, développé par Amazon. SpaceX a toutefois plusieurs avantages, qui peuvent permettre à la société de toujours garder une longueur d’avance.
Pourquoi le succès de Starlink n’est pas garanti
Le coeur de métier de SpaceX est de lancer des satellites – tout en réduisant significativement le prix des lancements via sa fusée réutilisable Falcon 9 et bientôt l’immense Starship. Début mars, 4794 satellites de la firme étaient déjà opérationnels. Et selon les derniers chiffres disponibles (avril 2024), le service compte déjà 2 700 000 abonnés.
Dans un tel contexte, l’annonce récente d’Elon Musk selon laquelle Starlink a atteint l’équilibre financier était tout à fait crédible. Sauf que selon un rapport repris par Bloomberg, tout indique que l’entrepreneur a joué avec les chiffres pour masquer une réalité bien différente.
De facto, le rapport affirme que la comptabilité de Starlink est lourdement grevée par des coûts de lancement plus élevés qu’annoncé, et des pertes sèches équivalent à des centaines de dollars sur chaque kit de réception envoyé aux clients.
Le rapport suggère également que la comptabilité de Starlink n’est pas tenue de façon régulière. Une façon de garder une posture attractive auprès des financiers, en particulier en cas de levée de fonds.
Nos confrères du blog Futurism citent des experts, inquiets de l’énorme dépense du fournisseur d’accès à internet par satellite – alors que la montée en charge des abonnés commence déjà depuis 2022 à réduire les débits. Remédier à la situation revient a priori à lancer encore plus de satellites.
Pour ne rien arranger, toutes les plus grandes compagnies aériennes des États-Unis rejettent pour l’instant Starlink pour améliorer la connexion internet dans leurs vols. Bien sûr, il reste permis d’espérer que la rentabilité augmente suffisamment avec les années : selon Futurism, les ventes représentaient 4,7 milliards de dollars en 2023, contre 15 milliards de dollars attendus en 2024.
On note par ailleurs que d’autres entreprises ont longtemps dépensé sans compter pour accélérer leur expansion. C’est le cas notamment de Amazon, qui a mis 14 ans pour atteindre l’équilibre et qui a laissé filer ses dettes pour se financer. Ces dernières représentaient 161,6 milliards de dollars en 2023 (source : Finbox).
- Alors que Elon Musk a récemment célébré l’atteinte de l’équilibre financier du service Starlink un rapport repris par Bloomberg décrit une toute autre réalité – et suggère que la comptabilité de l’entreprise est pour le moins douteuse.
- Le problème c’est que de nombreux lancements restent nécessaires pour accompagner la charge des abonnés – le coût de ces derniers serait largement sous-estimé.
- Sans parler du coût des kits de connexion…
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bonjour à mon avis c’est bonne réseau pour l Afrique
pas question que starling doit fermer sont réseaux dans certains pays d’Afrique,ont a besoin des starling en Afrique et chez moi au Tchad