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Anatomie d’une chute : 5 raisons d’aller voir la Palme d’Or 2023

Actuellement diffusé dans les salles obscures, Anatomie d’une chute s’impose comme la pépite de cette rentrée. On vous donne plusieurs raisons d’aller le voir sans tarder.

Après les records remarquables de Barbie et Oppenheimer cet été, la rentrée est là. Si les deux blockbusters de la saison estivale continuent leur petit bonhomme de chemin, un film français grimpe à son rythme et offre un coude à coude honorable : Anatomie d’une chute.

Avec 346 000 entrées pour sa première semaine d’exploitation, Anatomie d’une chute talonne le film dédié à la poupée Mattel et éclipse la dernière œuvre de Christopher Nolan. Diffusé dans les salles de cinéma de l’Hexagone depuis le 23 août 2023, le nouveau long métrage de Justine Triet ne laisse pas les spectateurs indifférents. À raison ! Voici 5 (très) bonnes raisons de vous rendre dans le cinéma le plus proche de chez vous pour découvrir Anatomie d’une chute.

1) Une intrigue qui nous tient en haleine

Dès la première minute, le film nous intrigue. Il faudra attendre la toute fin, après avoir joué avec nous pendant 2h30, pour qu’Anatomie d’une chute relâche son emprise sur nous.

Sandra et Samuel vivent à la montagne, isolés de tous, avec leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel. Lorsque Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison, la vie de Sandra et Daniel est bouleversée. Rien ne permet de savoir précisément les causes de la mort et une enquête est ouverte. Homicide, accident, suicide ? Le doute plane, même après l’inculpation de Sandra.

Après l’exposition des faits vient le procès et nous voilà embarqués dans cette affaire judiciaire complexe, avec l’envie de comprendre ce qui a bien pu se passer pour que Samuel soit retrouvé mort au pied de la maison familiale. Le suspense est jouissif.

2) Un film qui ne rentre pas dans une case

Difficile de ranger Anatomie d’une chute dans une case. Le long métrage de Justine Triet oscille entre thriller, film judiciaire et drame. Car pour comprendre ce qui est réellement arrivé à Samuel, il faut disséquer sa vie, celle de sa femme, de leur couple, de leurs fils, de leurs carrières respectives.

Avec Anatomie d’une chute, la réalisatrice nous emmène dans les abysses des relations humaines et de la complexité de l’être humain. Plus que la recherche de la vérité, c’est un aller simple dans l’intimité du couple que propose le film.

3) Une écriture exquise

En plus d’un rythme maîtrisé et d’une intrigue haletante du début à la fin, Anatomie d’une chute jouit d’une écriture d’exception. Procès oblige. Ainsi, l’art oratoire est au cœur du long métrage, pour notre plus grand plaisir. Des deux côtés, les arguments tiennent la route. Alors, il faut persuader la cour.

C’est l’occasion pour Justine Triet de nous livrer des joutes verbales entre Sandra, ses avocats, et le procureur qui ne demande qu’à la voir inculpée. Ce “match de tennis” est intense et on finit par ne plus savoir qui croire. Exaltant.

4) Des acteurs remarquables

Pour faire vivre le procès de Sandra, il fallait des acteurs de taille. Un excellent scénario et une bonne écriture ne font pas tout. Anatomie d’une chute est donc porté par l’impressionnante Sandra Hüller (Toni Erdmann). L’actrice allemande réussit à donner du relief au personnage mystérieux de Sandra, autrice renommée et ambitieuse que tout désigne comme la coupable idéale dans la mort de Samuel.

Anatomie d'une Chute 2023
© Le Pacte

De son côté, le jeune Milo Machado Graner est époustouflant. L’adolescent interprète Daniel, le fils de Sandra et Samuel, devenu malvoyant à la suite d’un tragique accident. Évidemment, le garçon est au cœur du film, déchiré après la mort de son père et l’inculpation de sa mère.

Au tribunal, Antoine Reinartz (120 Battements par minute) brille de mille feux dans le rôle de l’avocat général qui doit prouver la culpabilité de Sandra dans la mort de Samuel. L’homme revient toujours à la charge, bien déterminé à ce que sa vérité soit acceptée, quitte à jouer sur les mots qu’il manie à la perfection. Face à lui, Swann Arlaud n’est pas mal non plus. Globalement, toute la distribution du film est à saluer.

5) Une excellente mise en scène

Pour ne rien gâcher à notre plaisir, Anatomie d’une chute profite d’une mise en scène à la hauteur de son écriture, de son scénario et de ses acteurs. Le film est beau, sous une certaine froideur et les plans sont intelligents. Dans sa mise en scène, le long métrage réussit à nous tenir en haleine et à nous plonger, spectateurs voyeurs, dans les tréfonds de la relation de Sandra et Samuel, au cœur du procès ou encore dans les pensées du jeune Daniel.

6) C’est la Palme d’Or 2023

Ce n’est pas pour rien que Anatomie d’une chute est repartie avec la Palme d’Or à Cannes il y a quelques mois. Le long métrage de Justine Triet a fait l’unanimité auprès du jury et, aujourd’hui, auprès des spectateurs qui se sont précipités dans les salles obscures pour le découvrir. Après moins de deux semaines d’exploitation dans les cinémas de l’Hexagone, le box-office parle de lui-même. Tout comme les critiques d’Anatomie d’une chute. Sur AlloCiné, le film s’offre une note de 4,4 sur 5 par la presse et récolte 4,3 étoiles sur 5 par les spectateurs.

C’est certain, Anatomie d’une chute n’a pas volé sa Palme d’Or. Le film de cette rentrée est à voir dans les salles obscures dès à présent.

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