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Fintech

Apple, ce géant (très) discret du paiement

Apple Pay pourrait représenter jusqu’à 10% de toutes les transactions par carte bancaire.

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BNP Paribas
© BNP Paribas

En France, le paiement mobile n’est pas (encore) un phénomène de masse. Une étude publiée par Statista affirmait que le taux de pénétration du paiement mobile dans l’Hexagone s’élèverait à seulement 2,2% en 2019, contre plus de 35% en Chine. Si WeChat est le moteur de la croissance de cette technologie en Chine, c’est Apple Pay qui soutient son développement dans les pays occidentaux.

Apple Pay, 5% des paiements par carte dans le monde

Récemment, la responsable d’Apple Pay Jennifer Bailey expliquait qu’à la fin 2020, 99% des cartes bancaires françaises seraient compatibles avec la technologie de paiement mobile américaine. C’est notamment grâce à l’engagement des deux (derniers) géants de la banque – Crédit Agricole et Crédit Mutuel – qui ont finalement décidé d’adopté la solution en début d’année. Ils ont suivi les traces de Société Générale, BNP Paribas et les autres banques en ligne comme Hello bank! ou N26 qui supportent Apple Pay depuis plusieurs mois.

La France n’est pas encore habituée au paiement mobile, mais cette tendance se développe de manière exponentielle ailleurs dans le monde. Une étude de la société financière Bernstein relayée par Quartz affirme qu’Apple Pay représente déjà 5% de toutes les transactions par cartes réalisées dans le monde. Le rythme devrait encore s’intensifier et Bernstein estime que la technologie d’Apple pourrait représenter 10% de toutes les transactions d’ici 2025.

Si les banques traditionnelles ne voient pas l’arrivée d’Apple Pay d’un très bon oeil (notamment du fait qu’elles doivent rogner leurs commissions), c’est PayPal qui est dans la ligne de mire du géant de Cupertino. Il y a quelques mois, le PDG d’Apple Tim Cook affirmait que le volume de transactions d’Apple Pay augmentait 4 fois plus rapidement que celui de PayPal.

383 millions d’utilisateurs à la fin 2018

Au delà du fait que le paiement mobile se développe de manière considérable, Apple Pay profite de sa large base d’utilisateurs pour gagner des parts de marché. Une autre étude publiée par Statista affirme qu’il y avait 383 millions d’utilisateurs de cette technologie de paiement mobile à la fin 2019. A cette époque, Apple Pay ne représentait « que » 43% de toutes les transactions réalisées par ce biais.

Face à lui, Google Pay et Samsung Pay ont du mal à se positionner. Selon l’institut Juniper Research, la part de marché d’Apple sur le paiement mobile pourrait même grimper jusqu’à 52% dans les 4 prochaines années. Si la Commission Européenne n’a pas encore bronché, il ne serait pas surprenant de la voir enquêter un jour sur un potentiel abus de position dominante…

3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Jose

    15 février 2020 at 17 h 25 min

    Apple…les escrocs qui se prennent pour les maitres du monde

    • Dom

      16 février 2020 at 17 h 38 min

      Amusant, Apple est une entreprise commerciale, dont le but est de faire des profits. Personne ne vous force à acheter ou utiliser leurs produits. Si vous le faites les prix sont affichés, ainsi que la description du produit que vous achetez.
      Il me semble que ce n’est pas exactement la définition du mot « escroquerie » donnée par les dictionnaires mais je peux me tromper.
      N’étant pas payé par Apple, je dirais que ce que je viens d’écrire s’applique tout autant à Huawei, Samsung, etc…

  2. Bob

    17 février 2020 at 12 h 09 min

    J’attend avec impatience (et curiosité) l’inévitable exploitation d’une faille de sécurité de ces nouveaux systèmes de paiement (que ce soit celui d’apple ou celui des autres fournisseurs). Sur une carte bancaire, il n’y a pas un système d’exploitation (plus ou moins fiable) qui tourne, avec une myriade d’applications potentiellement développées avec le coude, voire délibérément malveillantes.
    Quand il y aura un problème, contre qui les gens se retourneront, contre apple et leur armée d’avocats ?
    Que dit le CLUF (contrat de licence de l’utilisateur final) dans ce cas, à qui en incombe la responsabilité ?
    Personnellement, je n’utilise pas ce genre de service et n’ai donc pas lu le contrat de licence, mais je suis prêt a parier que plus de 99% des utilisateurs ne l’ont pas lu non plus, ce qui ne les a pas empêché de l’accepter (ce qui revient potentiellement à signer un chèque en blanc).
    Wait and see comme dirait l’autre 🙂

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