Passer au contenu

Apple va opérer un changement majeur pour la fabrication de ses puces

L’iPhone 18 pourrait être le premier smartphone au monde à bénéficier d’une puce gravée en 2 nanomètres.

L’un des choix les plus importants d’Apple de ces dernières années, c’est son alliance avec TSMC. Conclue en 2014, elle avait donné naissance à la puce A8, équipant les iPhone 6, vraie révolution en leur temps. Depuis l’association entre le géant californien et la firme taïwanaise a porté ses fruits. Elle a même dépassé toutes les espérances des deux parties.

Apple est devenu au fil des années l’entreprise la plus importante du monde, et TSMC est le joyau de Taïwan, courtisé par le monde entier. Nettement en avance sur ses concurrents directs (Intel et tête), TSMC pourraient lancer une nouvelle génération de puces en 2026.

L’iPhone 18 avec une puce encore jamais vue

Avec la sortie de l’iPhone 18, prévue pour le mois de septembre de cette même année, la société taïwanaise pourrait produire la première puce informatique gravée en 2 nanomètres. Une telle prouesse technique serait rendue possible par l’utilisation d’une toute nouvelle méthode, nommée WMCM (Wafer-Level Multi-Chip Module).

Sans rentrer dans les détails techniques, cette technique (très différente de la méthode « InFo » actuellement utilisée) permet de gagner en précision dans la conception des puces informatiques. En plus du gain d’espace, la conduction entre les composants d’une puce (CPU, GPU et mémoire vive) serait meilleure.

Apple et TSMC : un duo inarrêtable

Apple pourrait donc utiliser cette puce d’un nouveau genre pour son iPhone 18. Elle prendrait alors la dénomination « A20 ». Apple pourrait également commander un « monopole » à TSMC. La Pomme l’avait déjà fait pour la sortie des iPhone 15 Pro et Pro Max l’an dernier.

La marque à la pomme avait acheté toutes les capacités de production de puces gravées en 3 nm de TSMC. Ainsi, les smartphones de la firme étaient les seuls au monde à disposer de cette technologie. De son côté TSMC, qui se refuse à travailler avec des entreprises chinoises pour des questions géopolitiques, voit en Apple un allié de taille.

En plus de la relation commerciale extrêmement forte entre les deux entreprises, les liens entre Apple et TSMC permettent à la société d’assurer le soutien des États-Unis envers Taïwan. Washington a besoin d’Apple, qui est elle-même dépendante de TSMC pour produire des millions d’iPhone tous les ans.

Quand la tech devient politique

Cette position très particulière occupée par TSMC dans le monde de l’informatique n’est pas nouvelle. Fondée à la fin des années 80, l’entreprise (encore détenue par l’État de Taïwan) permet de protéger tout son archipel du gouvernement chinois.

Si Pékin ne cache pas ses ambitions de « réunification » entre les deux Chine, elle ne peut pas « simplement » bombarder Taïwan, car cela mettrait en péril les installations de TSMC, si précieuses pour Pékin. Ce « bouclier de silicone » comme il est appelé par les politologues protège toute l’île et lui assure le soutien de l’Oncle Sam, devenu accroc à ces puces informatiques de quelques millimètres carrés.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech