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Après avoir été sauvé, puis sauvé, et encore sauvé, WeWork veut être sauvé

WeWork ne vaut plus que 1,7 % de ce qu’il valait en 2019.

Rappelez-vous, lorsque WeWork voyait sa capitalisation fondre de 47 milliards à seulement 9 milliards de dollars entre 2019 et 2021. Nous aurions pu penser qu’une telle chute lui ferait toucher le fond. Nous étions loin de nous imaginer qu’il était encore possible pour la société de réduire sa taille jusqu’à 860 millions de dollars, et accuser une dette de 3 milliards de dollars. Surtout pas après les plus de 17 milliards de dollars investis par Softbank pendant ce temps, pour tenter de sauver à de nombreuses reprises le projet d’Adam Neumann.

WeWork n’a pourtant jamais été aussi mal au point qu’aujourd’hui (son titre est en baisse de 87,88 %). Et une nouvelle fois, la société demande de l’aide. Dans un article du New York Times, nous apprenons que son principal actionnaire n’a pas répondu à l’appel et souhaiterait qu’un autre investisseur prenne le relais pour lancer une nouvelle bouée de sauvetage, renforcer les liquidités, et racheter la dette. L’entreprise qui n’a jamais été rentable de son histoire – l’un des plus grands fiasco des 10 dernières années dans la tech américaine – jouit pourtant toujours d’une certaine aura et aurait trouvé un candidat au projet : le Californien Yardi.

WeWork a brûlé 700 M$ en 2022

Le projet permettrait à la société de reprendre quelques années d’autonomie, selon deux sources proches du dossier interrogées par le journal new-yorkais. Le temps presse : WeWork a encore brûlé 700 millions de dollars rien qu’en 2022. Yardi, qui conçoit des logiciels pour les gestionnaires immobiliers, fait déjà partie des partenaires du réseau de bureaux à partager, en lui proposant ses services pour les entreprises. Forcément, avec des négociations à plusieurs milliards de dollars, Yardi intégrerait d’autant plus l’offre appelée WeWork Workplace, qui propose plusieurs services additionnels à la simple location d’espaces de travail.

Le conglomérat japonais Softbank n’a pas proposé d’équivalent à WeWork mais en tant que principal actionnaire, il aura certainement son mot à dire dans les échanges. Qu’il ne participe pas au projet de rachat de la dette ne veut pas dire que Softbank baisse les bras : en janvier, il déboursait encore 250 millions de dollars sous la forme d’un prêt à terme (mars 2025). Une enveloppe d’urgence, qui représentait à peine plus du montant de liquidités que renseignait dans ses comptes l’entreprise, fin 2022. Au nouveau patron d’en faire bon usage, et au plus vite : de nombreuses échéances arrivent à termes ces prochaines années et Softbank, qui a lourdement encaissé la chute des valeurs technologiques, voudra à son tour se sauver.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. C’est déjà exceptionnel qu’ils soient pas en faillite.
    Le télétravail à complètement bouleversé les tendances.
    Certes les patrons forcent la reprise du travail dans les bureaux, mais pas sans une certaine résistance, eh oui le télétravail est maintenant considéré comme quelque chose de bien (mais comme chaque chose il ne faut pas en abuser).
    Pourtant les espaces de co-working marchent énormément surtout pour les start-up mais force est de constater que wework s’y est très mal pris.

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