Passer au contenu

Après les cafards, voici les vers de terre télécommandés !

Après avoir introduit de nouvelles protéines dans le ver de terre, les chercheurs parviennent à télécommander celui-ci avec de la lumière ultra-violette et de la lumière verte.

Parmi les nombreux domaines de la recherche scientifique, il y en a un que l’on appelle l’optogénétique. En substance, il s’agit d’un domaine qui combine l’optique et la génétique. Et son but est d’impact, par le biais de la lumière, le fonctionnement de certaines cellules d’un être vivant.

Dans ce domaine de recherche précis, un nouvel exploit a été réalisé par des chercheurs l’Osaka Metropolitan University au Japon. En modifiant un petit ver (d’un millimètre) appelé Caenorhabditis elegans et en exposant celui-ci à des stimuli lumineux, ceux-ci ont réussi à contrôler le comportement de cet être vivant.

Des signaux lumineux pour commander le ver de terre

Selon les explications de l’Osaka Metropolitan University, les chercheurs ont utilisé deux protéines sensibles à la lumière appelées opsines, pour modifier le comportement des vers de terre. La première a été extraite de moustiques, puis introduite dans les cellules sensorielles du Caenorhabditis elegans qui sont responsables du comportement de fuite.

La seconde opsine, sensible aux ultraviolets, a été extraite de lamproies, a été introduite dans les neurones moteurs du ver de terre. Après cela, les chercheurs ont observé que lorsqu’il est exposé à des ultraviolets, le ver se figeait. Puis, lorsqu’il était exposé à de la lumière verte, il bougeait à nouveau.

Une commande stop – start

“Ce comportement stop-start a été répété plusieurs fois, basculant entre les lumières UV et vertes, indiquant que l’opsine pouvait être activée et désactivée sans détruire la protéine”, peut-on également lire dans le communiqué de l’université.

En substance, après avoir introduit des protéines sur le ver de terre, les chercheurs ont réussi à transformer celui-ci en animal télécommandé par la lumière : de la lumière ultraviolette pour arrêter le ver, et de la lumière verte pour qu’il bouge à nouveau.

Une vidéo de démonstration a été publiée sur le journal PNAS.

Si l’exploit scientifique est impressionnant, on ne sait pas précisément à quoi ces recherches pourraient servir. Mais, d’après l’université, “les opsines sont très sensibles et peuvent être activées et désactivées à plusieurs reprises, une propriété très pertinente pour de nombreuses voies de recherche biologique et le développement de traitements médicamenteux ciblés.”

Des cafards cyborgs, ça existe déjà

Dans le but d’utiliser les cafards pour effectuer des recherches en cas de catastrophe naturelle, d’autres chercheurs ont quant à eux transformé un cafard en cyborg. Plus précisément, ceux-ci ont équipé l’insecte d’un dispositif électronique permettant de contrôler ses déplacements, d’une mini-batterie, ainsi que d’un mini panneau solaire pour l’autonomie.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech