C’est dans un document de 88 pages que le ministère de la Justice ainsi que 16 procureurs généraux d’États et de districts ont annoncé leur intention d’attaquer Apple en justice. La firme de Cupertino est accusée d’avoir sciemment profité d’un monopole illégal pour populariser l’iPhone au fil des ans, ne respectant pas les règles de libre concurrence.
La marque à la pomme a d’ores et déjà réagi à ces accusations qui “remettent en question [notre] identité” et qui sont, selon l’entreprise “les principes mêmes qui distinguent les produits Apple”.
2024, le début de la fin pour Apple ?
Apple n’a jamais été aussi puissante qu’en 2024, et pourtant cette année semble marquer un changement de cap clair dans l’histoire de la marque. La Pomme est attaquée de toutes parts, en Europe, elle a subi l’arrivée du DMA. Sans compter les amendes records infligés par la Commission. En Corée du Sud aussi, la marque à la pomme n’est plus la bienvenue.
Mais voilà qu’aujourd’hui c’est le ministère de la Justice américaine qui s’attaque à Apple. La firme de Cupertino était, il y a 5 ans encore, la démonstration de la toute puissance et du soft power américain, mais depuis, tout a changé ou presque.
Apple est critiqué par la classe politique, pour diverses raisons. L’arrivée de la campagne présidentielle américaine risque de mettre la question d’Apple au premier plan, les deux candidats ayant déjà de la firme de Cupertino leur bouc-émissaire sur de nombreux sujets.
Le “monopole de l’iPhone” une réalité ?
Dans son document d’accusation, le ministère de la Justice américain annonce plusieurs points, très clairs, sur lesquels devrait se porter une grande partie de l’enquête. Le ministère regrette notamment qu’Apple entrave les principes fondamentaux de libre-concurrence dans plusieurs domaines de l’iPhone.
Apple empêche par exemple des entreprises tierces d’utiliser les technologies SMS et MMS, permettant à iMessage de fonctionner sans concurrent. Apple interdit également les autres applications d’accéder à Apple Pay, plaçant la fonctionnalité dans une situation de monopole.
Apple assure le contraire
Dans un communiqué de presse, Apple a réagi à l’annonce de cette action en justice. La marque à la pomme se défend et explique que ces fonctionnalités ne sont pas là pour “créer un monopole” mais plutôt pour faire une différence claire entre les produits Apple et ses concurrents.
Selon Apple, cette action en justice va créer un “dangereux précédent” en “permettant au gouvernement d’intervenir lourdement dans la conception de la technologie.” Du côté du ministère de la Justice, l’arrivée de cette nouvelle action en justice est la suite logique des choses.
Après avoir mené des enquêtes et des actions contre Google et Microsoft, c’est donc au tour d’Apple de passer devant les tribunaux. La firme de Cupertino a promis de s’y défendre ardemment.
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