Jamais deux sans trois. La fusée européenne Ariane 6 vient de réussir son décollage dans la nuit du 12 au 13 août. À 21 heures 37, heure locale, depuis le centre spatial de Kourou, elle a quitté la Terre en direction de l’orbite héliosynchrone (à environ 800 kilomètres d’altitude).
Sous sa coiffe, le satellite MetOp-SG-A1. Derrière ce nom scientifique, un appareil construit par Airbus Defense and Space pour le compte d’Eumetsat. Ce mastodonte de l’espace, lourd de plusieurs tonnes, est destiné à améliorer la qualité des prévisions météorologiques ainsi qu’étudier le climat sur le temps long.
Une fusée de premier ordre
Alors que l’espace devient un véritable terrain de concurrence, ce 3e lancement d’Ariane 6 renforce la position du vieux continent. Si l’Europe est souvent critiquée pour son manque d’évolutions, les lancements d’Ariane 6 rappellent à tous que le vieux monde est loin d’être largué.
Avec ce lancement, l’Europe fait coup double. D’un côté, elle démontre la fiabilité de sa fusée Ariane 6. Qui avait dit que le vieux continent avait besoin d’entreprises privées ou de puissances étrangères pour aller dans l’espace et mener des missions ambitieuses ?
Avec Ariane 5, personne ne remettait en question la souveraineté de l’Europe dans la course à l’espace. L’une des dernières, et les plus retentissantes, les missions européennes aura été la mise en orbite de James Webb, le nouveau télescope spatial de la NASA, qui enchaîne les découvertes depuis sa mise en service. Ariane 6 démontre que l’Europe est toujours dans le coup. Elle est même en bonne position.
Un lancement souverain
Car ce lancement, comme tous les vols d’Ariane 6, a été entièrement réalisé par des entités européennes. Les partenaires américains, canadiens, japonais ou autres n’étaient pas conviés. L’Europe n’a pas besoin d’eux pour mener des missions de premier ordre. Elle le prouve une fois de plus.
Avec une fusée Ariane 6 qui ne montre pas le moindre signe de faiblesse (après un premier vol réussi en juillet 2024 et un lancement commercial en mars 2025), l’Europe est en place dans la course à l’espace. Elle devrait même lancer plus de satellites et de fusées Ariane 6 dans les prochains mois.
C’est en tout cas l’ambition de l’ESA, l’agence spatiale européenne. Intensifier la cadence de lancements pour rivaliser avec des acteurs comme SpaceX ou l’agence spatiale chinoise. Si Ariane 6 répond aux attentes, elle devrait atteindre les 10 vols par an d’ici 2027, grâce à une production plus rapide et des coûts optimisés.
En attendant le prochain vol, la fusée Ariane 6 se prépare déjà à quitter à nouveau notre bille bleue.
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