Le paiement fractionné est fortement apprécié et a été largement adopté par les consommateurs français. La plupart des sites d’e-commerces ( Amazon, par exemple) le propose et même les magasins physiques s’y mettent de plus en plus. Ce mode de paiement permet d’acquérir désormais de nombreux biens de nature très variée. Dans un contexte économique moribond où l’inflation avoisine les 4 %, il est forcément plus attractif. Selon une étude de Toluna et Harris Interactive pour la Fevad (Fédération de l’e-commerce et de la vente en ligne), un Français sur quatre y a recouru en 2023. Particulièrement les personnes jeunes et celles disposant d’un budget plus limité. S’il est séduisant au premier abord, il peut comporter quelques pièges.
Le paiement fractionné : un atout pour le pouvoir d’achat
Souvent nommé “paiement en trois ou quatre fois sans frais“, il permet au consommateur d’échelonner le paiement d’un achat sur plusieurs mois. Forcément, on y voit en premier lieu un avantage, car le bien concerné par l’achat est disponible dès le premier versement.
L’étude menée pour la Fevad confirme que “43 % des jeunes l’auraient déjà utilisé au cours de l’année 2023“. Un taux qui apparaît donc comme plutôt important. Au vu du caractère légèrement tendu du climat économique, ce mode de paiement a la cote et semble pour beaucoup une bénédiction.
Avec un pouvoir d’achat en forte baisse, payer de cette manière peut donner l’illusion que celui-ci n’a pas tant bougé que cela. Mais vous vous en doutez bien, il y a forcément un loup quelque part.
Des risques sous-estimés
En effet, le paiement fractionné peut occulter quelques pièges ou inconvénients. Une responsable de Sofinco, (filiale du Crédit Agricole spécialisée dans le paiement fractionné) regrette qu’en réalité “peu de Français connaissent les clauses qui se cachent derrière ces prélèvements programmés automatiquement“.
En effet, la pratique manque encore d’un encadrement clair. Historiquement, il n’a pas été autant régulé que d’autres produits financiers, comme les crédits à la consommation. Dans la réalité, cela se traduit par une protection moindre pour les consommateurs et des fournisseurs un peu plus détendus concernant leurs obligations.
Dans de nombreux cas, les conditions et les frais associés aux paiements fractionnés manquent de transparence. Par exemple, en cas de défaut de paiement, certaines pénalités bancaires peuvent atteindre des taux hallucinants de 15 % !
En bref, ce mode de paiement, destiné à vous faire passer plus facilement à la caisse, peut également exposer les populations les plus vulnérables à des risques de surendettement. Au premier regard, il est avantageux, mais il faut être pleinement conscient des risques associés à celui-ci avant de s’engager !
- Le paiement fractionné est très répandu en France, dans le secteur de l’e-commerce ou même des magasins physiques.
- Selon une étude menée pour la Fevad, 43 % des jeunes l’auraient déjà utilisé durant l’année 2023.
- Toutefois, son manque d’encadrement et de transparence peut dans certains cas mener à des situations problématiques de surendettement.
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Le crédit comme celui qui en est un tout autant, ce “paiement fractionné”, sont des plaies et remplissent quand elle n’incitent pas ce fléau des temps modernes : avoir tout tout se suite. S’ensuit surendettements à la pèle. Si malgré tout on y succombe on peut envisager la place max du revenu max à consacrer aux remboursements; perso 10% me semble raisonnable, mais pas plus, surtout pas. L’alternative est d’économiser pour un projet d’achat et de payer cash : permet ce faisant d’éviter les achats compulsifs, les coups de cœur qui peuvent ne pas durer auquel cas l’argent mis de côté sera, lui, toujours disponible. “Mais je n’ai pas les moyens de mettre de l’argent de côté !” : tu as bien celui de rembourser un crédit, ou pas ? Si tu n’en a pas les moyens, n’achètes pas, tout simplement. Exception faite pour le bien immobilier car il est bien évident qu’économiser pendand 20 ou 300 ans pour s’acheter le p’tit pavillon n’a plus de sens 🙂