Ce n’est pas vraiment une surprise, mais voilà que Donald Trump vient de retirer les États-Unis des Accords de Paris sur le climat. Signé en 2015, lors de la COP21, cet accord planétaire avait pour principal objectif de limiter le réchauffement climatique sous les 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Alors que l’année 2024 a déjà été dépassée par ce seuil, le retrait des États-Unis finit de clouer le cercueil de ce traité.
Pourquoi Donald Trump se retire des Accords de Paris ?
Lors de sa première campagne pour la présidence américaine en 2015, Donald Trump avait déjà critiqué publiquement les Accords de Paris, alors ratifié par Barack Obama. Dès qu’il eut accès à la Maison-Blanche, le 45e président mit un terme à la présence américaine dans ce texte.
Il faudra attendre 2020 et l’élection de Joe Biden pour que les États-Unis reviennent dans les Accords de Paris. Ils les ont donc quittés, 4 ans plus tard, avec le retour de Donald Trump à la tête du pays. Concrètement, ce départ va permettre aux États-Unis, qui sont déjà le deuxième plus gros pollueur de la planète d’émettre encore plus de gaz à effet de serre.
Une décision vue comme « un contresens historique » par Greenpeace. La branche française de l’association « condamne fermement » ce retrait qu’elle juge « dangereuse ». Une inquiétude que le nouveau président ne semble pas partager, au contraire, Donald Trump a déclaré quelques heures après son investiture un « état d’urgence énergétique ».
Cette mesure exceptionnelle doit permettre de doper la production d’hydrocarbures sur le sol américain. Une décision très critiquée par les défenseurs de l’environnement, alors que les États-Unis sont déjà le premier pays producteur d’hydrocarbures au monde.
Une COP30 au Brésil sans les États-Unis ?
Avec une telle politique climatosceptique, les États-Unis seront attendus au tournant l’année prochaine lors de la COP30 qui doit se tenir à Belém au Brésil. À cette occasion les dirigeants du monde entier doivent se réunir pour discuter, notamment, de la fin définitive du pétrole.
Après que la COP29, organisée à Bakou, est mise un coup d’arrêt à la production de charbon, ce sont les autres énergies fossiles qui sont dans la ligne de mire des puissances occidentales. Reste à savoir si Donald Trump prendra part ou non à ces nouvelles discussions. Le moindre accord allant à l’encontre des intérêts économiques des États-Unis risque en tout cas de rester lettre morte sur le bureau ovale.
L’OMS également dans le viseur de Donald Trump
En plus de ces positions sur l’environnement, notons que Donald Trump vient de retirer les États-Unis de l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé. Pour son argumentaire, le président Trump assure que l’OMS a « escroqué » l’Oncle Sam.
Il a notamment comparé les contributions financières américaines et chinoises lors d’une récente prise de parole. Bien qu’il n’ait pas la main sur les agences fédérales détentrices des fonds, il leur demande de « suspendre tout transfert de fonds, soutien ou ressources du gouvernement américain vers l’OMS ».
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