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Avant de retourner sur la Lune, la NASA doit inventer “l’heure lunaire”

L’agence spatiale américaine (NASA) doit définir une nouvelle unité de temps, dédiée aux spécificités de la Lune.

La NASA prévoit de retourner sur la Lune avant la fin de la décennie. Ce retour de l’agence spatiale américaine, 50 ans après les premiers pas de Neil Armstrong, se veut beaucoup plus prononcé. L’objectif est de s’installer durablement sur notre satellite. Mais pour y arriver, il faut battre un ennemi de taille : le temps.

Sur la Lune, les journées ne s’écoulent pas exactement de la même manière que sur Terre. Comme l’a démontré Allers Einstein dans sa théorie de la relativité générale, plus la gravité est faible, plus les heures passent rapidement.

La différence entre notre planète et son satellite est assez peu significative, si bien que pour des missions de quelques jours, l’écart ne dépasserait pas le millième de seconde. Mais la NASA le sait, elle doit résoudre ce problème dès maintenant, pour s’éviter de gros ennuis dans le futur.

Un écart de 56 microsecondes par jour

Pour le moment, les missions spatiales respectent le temps universel coordonné (UTC). Il est la principale norme civile de chronologie. Il découle des horloges atomiques, les plus précises au monde. Mais selon plusieurs scientifiques, utiliser cette unité sur la Lune reviendrait à prendre 56 microsecondes d’avance par jour terrestre.

Cet écart n’effraye personne au premier regard, mais il pourrait pourtant jouer des tours à la NASA. Pour se poser sur notre satellite, l’agence spatiale américaine prépare toutes ses manœuvres au dixième de secondes près. Si un décalage temporel existe, même d’une demi-seconde, c’est la catastrophe assurée.

La preuve par l’exemple

La NASA sait mieux que personne que les nuances de chronométrage en fonction de la gravité peuvent avoir de lourdes conséquences. Elle avait lancé, dès 2019, une mission (DSAC) pour mesurer les écarts d’une même durée entre le vide de l’espace et la surface terrestre.

En plus des travaux scientifiques nord-américains, regroupés sous le terme « temps lunaire coordonné » (LTC), le vieux continent envisage également la possibilité de construire des horloges lunaires. Plusieurs entreprises privées ont été mandatées par l’agence spatiale européenne pour mettre au point de telles machines. Pour l’heure, aucun prototype n’a vu le jour.

Le temps presse

Dans sa dernière communication en date sur le sujet, la Maison-Blanche presse la NASA de trouver une solution. Elle demande à l’agence spatiale américaine de régler la question avant 2026. Moment supposé d’arrivée des premiers hommes sur la Lune. C’est en tout cas l’objectif d’Artemis 3.

D’ici là, une autre mission doit quitter la Terre, Artemis 2, avec à son bord 4 astronautes. Ils feront le tour de notre satellite pour tester la fusée (SLS) ainsi que le module de service et le système de retour. Elle devait avoir lieu cette année, mais a finalement été reportée à septembre 2025.

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