Bientôt des extensions personnalisées pour les adresses internet

L’Icann[1] vient de prendre tout le monde de court en annonçant que dès le premier trimestre 2009 l’ouverture des extensions de noms de domaines (.com, .net, etc) à des termes personnalisés comme le nom d’une marque, ou votre propre patronyme. Ce qui pourrait donner par exemple des choses comme http://www.ericdupin.pressecitron (ou encore http://www.jaimepas.oliviermartinez). Si l’idée

L’Icann[1] vient de prendre tout le monde de court en annonçant que dès le premier trimestre 2009 l’ouverture des extensions de noms de domaines (.com, .net, etc) à des termes personnalisés comme le nom d’une marque, ou votre propre patronyme.
Ce qui pourrait donner par exemple des choses comme http://www.ericdupin.pressecitron (ou encore http://www.jaimepas.oliviermartinez).
Si l’idée paraît alléchante, on imagine d’ici la foire d’empoigne (et le joyeux bordel) pour les marques et les entreprises qui voudront protéger toutes occurrences possibles de leur nom, et l’inflation des budgets consacrés à la gestion des noms de domaines pour ces dernières.
Cela étant, c’est probablement un mal nécessaire pour offrir de nouvelles possibilités à ceux qui n’ont pas su saisir l’importance d’un bon nom de domaine, ou qui on tout simplement oublié de déposer le leur à temps.
Pour mémoire, Les Echos rappellent que la France est un peu à la ramasse avec son .fr, avec seulement 1 millions de domaines enregistrés, contre… 12 millions pour l’Allemagne (.de) et 6 millions pour le Royaume-Uni (.co.uk).

[1]Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, organisme (américain) en charge de la gestion des noms de domaine sur Internet


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63 commentaires

  1. Je ne sais pas trop quoi en penser…

    Dans un sens, ça va ouvrir de nouvelles possibilités mais les url vont être plus dures à retenir ! Les noms de domaines courts vont donc être très convoités (comme d’hab remarque..) car il faudra retenir à la fois le nom de domaine et l’extension particulière…

    Mais bon ça va redonner une chance d’enregistrer des noms de domaines intéressants à tout le monde !

  2. Une aubaine pour les cybersquatteur, mais je ne suis pas sur que le grand public va accrocher à ce type d’extension… Dans quel cas l’intérêt est plutôt limité…

    Déjà que certaines personnes ont du mal à faire la diférence entre une adresse email et une url, ce type d’extension va semer la pagaille…

    (il faut aussi réserver http://presse.citron dès que ça sort)

  3. Voilà qui va effectivement changer la donne sur la spéculations entourant les noms de domaines.

    ça va être un joyeux bordel du coté des serveurs www 🙂

  4. Moi je ne suis pas très fan, ça va être plus difficile de trouver un site alors qu’actuellement il suffit généralement de rajouter un .com. De plus il faudra réserver toutes les combinaisons possibles ! (pressecitr.on, pressecit.ron, presseci.tron etc…).
    En revanche, l’extension ne sera-t-elle pas limitée en caractères ?

  5. Par contre, ce qui serait intéressant, c’est de virer l’extension. Qu’on puisse taper « presse-citron » directement dans la barre d’adresse (sans passer par « I’m feeling lucky » ou autre service du genre)

  6. Comme Paul, pas très convaincu… Ou alors il faudrait vraiment limiter en caractères la taille de l’extension.

    On verra ça, mais ça sent le gros bordel qui arrive !

  7. Ca avait été l’objet de débats il y a très longtemps, à l’époque du vote pour un groupe d’utilisateurs à l’ICANN.
    Faut voir le prix aussi. Si c’est du 10 euros, comme un nom de domaine, ça sera la foire d’empoigne.
    Si c’est de l’ordre de ce qu’Affilias a payé pour .info… ça sera plus calme.

  8. Mouais, soit, y’a aucune limite et le web sera juste encore plus dégueulasse qu’il ne l’est, soit on a une limite de caractère, et ca fera à peu près le même succès que le .info, le .biz et autres conneries du genre …

  9. Hipop,

    Pas besoin de réserver presse.citron. Il faut juste réserver le Top Level Domain (tld), donc ‘citron’. Après, vous utilisez/commercialisez les noms de domaines associés. Par exemple ‘presse’.

    M

  10. Pingback: Oshynou's world

  11. desfossez thomas on

    C’est un peu comme les plaques d’immatriculation, si on enlève le nombre révélateur de la région c’est moins marrant.

    Ici on ne saura plus de quel pays un site peut venir.

    J’sais pas, jsuis tirailler, mais a mon avis ce sera appliqué car il y a une limite au .com

  12. auquel cas, il faut peut etre reserver: presseci.tron; pressecit.ron et tout plein d’autres dans le genre
    au final, cette ouverture risque d’etre bridé tres rapidement par ceux qui ont les moyens

  13. Moi ce que je crains surtout c’est la recrudescence de la cyber-criminalité … Les adresses de sites contrefaits pourraient devenir vraiment crédibles pour un utilisateur non avertis.

    De plus, j’ai commencer à chercher, mais savez-vous s’il sera possible d’acheter une extension, de sorte que nous puissions être les seuls à acheter un nom de domaine avec cette extension ?

    Enfin bref, ça me fait vraiment peur cette histoire …

    (HS : Eric, je me suis permis de faire un trackback si tu es pour l’échange de lien 😉 ).

  14. Pingback: Mik-Matt.com

  15. Je trouvais ça pas mal, les extensions « limités ».

    Ca obligeais les entreprises et les particuliers à ête inventifs au niveau du nom de domaine, ce qui ne me déplaisait pas (et ça leur faisait pas de mal !).

  16. @M (12) : Encore faut-il que ça soit possible !
    @pierre (14) : Tu veux dire les multinationales ayant les moyens d’acheter toute une batterie de NDD ? Le problème c’est qu’avec cette ouverture, ils ne peuvent pas tout prendre car il y aura toujours d’autres possibilités auxquelles ils n’auront pas pensés.

  17. Comme le dit M, réserver le Top Level Domain serait une solution, mais je présume que le prix ne doit pas être le même, je me demande même si c’est possible …

  18. Pingback: AbriCoCotier.fr » Extensions personnalisées ? Mauvaise nouvelle !

  19. Au moins, les possibilités seront nombreuses. Mais comme tu le dis Eric, ça va être un joyeux Bordel. Comment les moteurs de recherche vont interpréter ces nouvelles extensions… ça sera à voir.

  20. Mouais, je suis pas super convaincu du truc. Faudra voir ce que ça donne et combien ça coûtera. Ça fera surement des trucs marrant comme des trucs moins drôles. En tout cas dès que ça sort je prends le miens, je me suis déjà fait piqué le .fr. 🙁
    Ça me fait penser à ce qu’avait lancé Microsoft quand ils voulaient vendre des mots clés pour ie.
    A suivre … 🙂

  21. Ce qui me fait peur en plus de la cybercriminalité, c’est le nombre de services qui vont décréter que « l’adresse n’est pas valide » parce que des vérifications seront faites par expression régulières un peu dégueulasse….

  22. A côté de ça, certaines extensions « génériques » ont du mal à faire le plein, à en croire les récentes promos de NDD sur les .info, .eu, etc..

    Donc il y a djà de la place sur des nombreuses extensions. En rajouter de nouvelles n’apporterait rien en terme de « places libres »..

    Un début de réponse chez:
    http://www.mailclub.info/artic.....rticle=802

  23. Honnêtement, pour toutes les raisons qu’on a cité (Cybercriminalité, prix, aspect technique, etc …) je pense pas que ça passe vraiment cette histoire.
    L’Icann a beau faire ce qu’elle veut, on change pas le net comme ça.

    En tout cas voilà un beau buzz citronique 🙂

  24. Thierry > C’est arrivé à un amis pour le .com, une firme (Américaine) d’avocats faisant plusieurs Billion de dollars par an possédait le nom de domaine. Autant dire que dans ce cas t’es foutu. Changer de nom de famille reviens moins cher. 🙂

  25. @YanK: Il y avait eu la même histoire avec Milka. La société avait récupéré le nom de domaine qui était occupé par une femme dont le nom de famille était Milka et qui y exposait ses oeuvres (peinture si je me souviens bien). C’est toujours limite je trouve, en quoi une marque déposée est elle plus légitime qu’un nom de famille existant depuis plusieurs générations (oui le fric je sais).

    @ Matthieu M.: à mon avis les noms de ce genre partiront très vite (et seront revendus certainement très chers ou fortement monétisés). Dans ce cas mieux d’ailleurs un sex.sex car c’est anglophone et donc plus générique 😉

  26. Eric

    @ptilu Milka était une couturière de la région de Valence si mes souvenirs sont bons, à qui les enfants avaient offert un site à son nom en vitrine de ses activités de couture. Cette affaire m’avait révolté, le nom de famille devrait passer en priorité avant toute considération marketing, si chez Milka ils n’étaient pas capables d’avoir déposé leur marque en nom de domaine .fr avant, c’est plutôt chez eux qu’ils auraient dû faire le ménage au lieu d’attaquer cette femme qui n’avait rien demandé à personne…

  27. Sans compter sur les magouilles des registars. Le même ami c’est fait piqué un nom de domaine au moment de le vendre. Comme par hasard la veille de la vente le nom de domaine ne lui appartenait plus. Il n’a pas voulu se battre mais des fois c’est assez louche ce qui se passe.

  28. Eric > Tout à fait d’accord avec toi, surtout que les .fr étaient ouvert aux sociétés bien avant les particuliers. Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir utilisé ma société, à l’époque, pour acheter le miens. Du coup un bâtisseur me l’a piqué. 🙁

  29. Ah oui c’était de la couture en effet. Je me souvenais que le site lui avait été offert par sa famille mais pas la spécialité.
    Et aprés vérification Milka était en fait son prénom.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_milka.fr

    Quoiqu’il arrive je trouve ça aussi assez injuste même si fondé juridiquement. Encore une preuve, s’il en faut encore, que le web nécessite une législation adaptée à sa spécificité. Enfin je pense que je prêche des convaincus…

    ++

  30. @ Bob: De même pour les sites en .xxx qui ont été à maintes reprises refusés. Ce serait la porte ouverte là (même si des .sex seraient par exemple bien plus demandés pour le coup).

  31. Cybersquatting certes mais sans référencement ou sans contenu la plupart des domaines génériques n’apportent pas grand chose si ce n’est de l’argent quand on les revends à des domaineurs… 😛

  32. Mais la création d’une extension ne sera pas à la portée de tous : “Il faudra montrer patte blanche en termes de compétences techniques et de solidité financière”, prévient Loïc Damilaville, directeur général adjoint de l’Afnic (association chargée de gérer les noms de domaine français). De plus, les frais de dossier s’élèveront à “plusieurs dizaines de milliers de dollars”.
    Cette libéralisation dans les choix des noms de domaine devra tout de même respecter une règle essentielle : les noms choisis ne devront pas violer le droit des marques, ils ne pourront pas être trop proches de termes qui existent déjà, ni usurper l’identité d’une communauté ou encore conduire “à des problèmes d’ordre public ou moral”, a expliqué Paul Twomey.

    Apparemment, il y aura un minimum de contrôle, mais bon, je crains à la dérive quand même.

  33. Pingback: DvinsBlog » Blog Archive » Noms de domaine : début du chaos ?

  34. Paul Twomey vient de démentir une libéralisation effrénée des extensions dans une interview accordée à MailClub.info :
    http://mailclub.info/article.php3?id_article=807

    Le patron du nommage internet nuance les propos tenus dans le journal « Les Echos ». La libéralisation totale des extensions ne sera pas à la portée de toutes les bourses. Présenter un dossier de création de nouvelle extension reviendra à leur promoteur au minimum à 100 000 dollars. A ce prix là, pas sûr que les 1,3 milliard d’internautes créent leurs propres extensions !

  35. Pingback: Flavien Ganter » Des extensions personnalisées pour vos noms de domaines

  36. Bonjour,
    Si quelqu’un à eu d’autres informations là dessus, je suis preneur.
    A l’heure actuel je n’ai rien trouvé d’autre, et techniquement parlant, je suis curieux de voir comment ils voient les choses.
    Car cela implique une belle refonte.

    Bonne journée.

  37. Pour rejoindre le commentaire de
    Poussard JF (#51), je crois que la plupart des commentaires jusqu’ici sont passé à côté d’un point ESSENTIEL : « créer » une extension signifie également la GERER…
    C’est à dire en gros faire le boulot que fait actuellement L’AFNIC sur le .fr ou Verisign sur le .com
    Alors, il est peut-être éventuellement possible de gérer soi-même une extension comme un nom de famille (encore que), mais pour gérer un .sexe ou même un .citron, il faudra effectivement avoir les moyens techniques et/ou financiers (d’où le coût relativement élevé du dossier de candidature).

  38. Honnêtement, cela fait plusieurs jours que je cherche un article de presse confirmant ce que tu as dis ici, car bizarrement l’info n’était pas trop relayée dans le milieu anglophone.

    Merci à JF pour son interview qui éclaircit la chose…

    Et ouf !!!

  39. Donc, si j’ai bien compris il s’agit avant tout d’une nouvelle méthode inventée par les Etats-Unis pour se faire des « goldens balls » aux dépends du reste du Monde?…

  40. Pingback: 56% des sites dangereux se terminent en .com | Jérôme Bouchon

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