- Le chef produit de Tinder Mark Van Ryswyk a révélé préparer il y a quelques mois un abonnement ultra-premium à 500 $ par mois
- L’abonnement serait baptisé Tinder Vault, tenterait de reproduire le succès d’applications concurrentes comme The League qui facturent jusqu’à 1000 $ par semaine pour trouver des “matches” a priori tous très aisés
- Toute la question est de savoir si ce nouveau tiers extrêmement cher répond vraiment à une demande des utilisateurs de Tinder
Les premières allusions à un abonnement à 500 $ remontent au début de l’année 2023, mais c’est en avril, qu’on apprenait vraiment pour la première fois que l’application préparait un abonnement ultra exclusif pour la somme modique de 500 dollars par mois, soit 6 000 dollars par an.
Ce montant élevé, quasiment le prix d’un loyer, est d’emblée une manière de trier sur le volet l’offre de matches – en ne proposant que des profils d’un niveau économique élevé. Bien sûr, la firme veut surtout insister à ce stade sur la possibilité “d’une expérience plus amusante” avec des “matches de qualité” pour les utilisateurs les plus “exclusifs” comme le soulignent des représentants de l’application cités par The Guardian.
Tinder a-t-il ses chances avec ce nouvel abonnement ?
Or, aussi folle que cette proposition puisse-t-elle sembler, Tinder est loin de dépasser le tarif demandé par les applications de rencontres concurrentes les plus exclusives : The League, autre application de Match Group, propose un abonnement à 1 000 $… la semaine.
Mais les derniers résultats trimestriels pour la première fois dans le rouge de l’application imposent désormais un nouveau changement de stratégie. Le nouveau PDG de Tinder par intérim Bernard Kim, cité par The Guardian, estime que facturer une petite portion des utilisateurs beaucoup plus cher peut aider l’application à retrouver la rentabilité.
Il déclare notamment : “en réalité, si vous convertissez une petite fraction de nos utilisateurs payants à des tarifs plus élevés, vous obtenez des dizaines de millions de dollars sur une base annuelle”. Le tout sans toucher les autres abonnements, s’entend. Et d’ajouter : “c’est toujours un petit groupe d’utilisateurs qui génère la plus grosse quantité de monétisation”.
Comme le fait remarquer The Guardian, le but des applications de rencontres comme Tinder est de trouver un partenaire pour une relation longue. Or, une étude citée par le journal montre que moins de 10% des adultes en couple ont, dans les faits, trouvé leur âme sœur via une de ces applications. Dans ces conditions, on peut s’interroger des chances de succès d’un abonnement ultra-cher rattaché à Tinder.
Les clients potentiels de ce type d’abonnement connaissent en effet déjà des applications plus exclusives et spécialisées et avec une proportion de profils exclusifs forcément déjà très élevée. Pour l’heure, on ne sait pas exactement quand Tinder compte déployer Tinder Vault et nous en dire plus sur ses avantages.
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