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Blue Origin et la NASA travaillent ensemble pour un retour sur la Lune

Blue Origin va simuler la gravité lunaire au sein de sa fusée New Shepard. Une aide énorme pour la NASA dans son objectif de retourner sur la Lune.

La firme spatiale de Jeff Bezos, Blue Origin, vient de signer un partenariat avec la NASA, il s’inscrit dans le programme Artemis de l’agence et vise à retourner sur la Lune ces prochaines années. Artemis prévoit d’envoyer des Hommes sur la Lune dès 2024, et l’agence américaine compte bien se reposer sur les entreprises privées dites du “new space” telles que SpaceX et Blue Origin pour ce faire.

Les deux entreprises sont d’ailleurs en compétition pour produire le système d’alunissage qui permettra le retour prochain d’hommes à la surface de notre satellite. Des missions bien plus proches de nous devraient également être faites de consorts avec des entreprises privés, et un nouveau partenariat vient d’être signé entre la NASA et Blue Origin la semaine dernière.

Si SpaceX s’est déjà montré opérationnel lors de la mission Crew 1 qui fut la première à envoyer des Hommes dans la Station spatiale internationale (ISS) depuis une capsule privée (Crew 2 verra participer le Français Thomas Pesquet à bord de l’ISS), Blue Origin n’est pas à en reste. La firme de Jeff Bezos travaille avec la NASA depuis plusieurs années et les rumeurs autour de ce partenariat existent déjà depuis plusieurs semaines – voire plusieurs mois.

L’idée derrière ces nouvelles missions sera de mener des expériences avec une gravité simulée proche de celle présente sur la Lune. L’avantage principal de ces missions est qu’elles devraient prendre place dans des vols suborbitaux (à l’image des vols zéro G) et permettre aux astronautes de faire et refaire un nombre conséquent d’expériences en condition presque réelles.

Des expériences plus complètes

Toute la nouveauté de ce partenariat réside dans la façon dont Blue Orgin a prévu de simuler la gravité lunaire au sein de sa capsule. À l’image des films de science-fiction comme “2001, l’Odyssée de l’Espace“, l’entreprise spatiale prévoit de faire tourner la capsule sur elle-même pour que la force centrifuge repousse les astronautes vers l’extérieur et simule une gravité bien plus faible que celle sur Terre.

Ce genre d’expérience a déjà été mené par la NASA au sein de différents vols avec une réussite plus que mesurée, les avions permettant de réaliser ses vols étant souvent rebaptisés “vomit comet” (les comètes à vomi en français), par les astronautes présents à bord.

La grande différence avec la fusée de Blue Origin devrait se concrétiser dans la manière dont l’absence de gravité est simulée. Oubliez les anciens vols paraboliques où les phases de chute libre permettaient les expériences en condition semblables à celles retrouvées sur la Lune. La fusée de Blue Origin compte utiliser une autre technique, plus proche de la centrifugeuse que des montagnes russes.

L’autre grand avantage de ces vols est la durée. Alors que les paraboles des avions “zéro G” ne permettent de profiter que d’une trentaine de secondes de chute libre, les expériences menées au sein de la capsule de Blue Origin devraient pouvoir durer deux minutes selon les dires de l’entreprise.

Premier lancement en 2022

Le partenariat a officiellement été annoncé cette semaine, mais les travaux seraient déjà bien avancés. Une première date de lancement est planifiée au cours de l’année 2022.

La NASA montre avec ce nouveau programme qu’elle croit toujours en une arrivée de l’Homme sur la Lune en 2024 comme s’est actuellement voulu par les hauts dignitaires de l’agence. Si pour beaucoup d’experts ce calendrier semble complètement utopique et intenable, la NASA se donne en tout cas les moyens de renvoyer des Hommes sur la Lune au plus vite. De de l’autre côté du Pacifique, en Chine, les projets de retour sur la surface lunaire visent 2030. Une date bien plus réaliste.

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