- Des scientifiques ont constaté que les déchets de brasserie permettent de produire des matériaux pour les systèmes de stockage d’énergie
- L’avantage est que l’on trouve des drêches un peu partout et dans une assez grande quantité
- Les systèmes de stockage d’énergie deviennent essentiels, surtout avec la montée en puissance de l’éolien et du solaire.
Et si consommer de la bière contribuait (très) indirectement à sauver le climat ? Des scientifiques de l’ l’université Friedrich Schiller d’Iéna en Allemagne accompagnés de chercheurs espagnols viennent en tout cas de réaliser une avancée très prometteuse en utilisant des déchets issus d’une brasserie locale.
Une matière première abondante
Concrètement, ils ont recouru aux drêches en tant que bio-source dans l’idée de produire des matériaux destinés à des systèmes de stockage d’énergie électrochimique. Et selon Techxplore, ce fut une bonne surprise, car ils ont pu produire du carbone, qui sert d’électrode pour les batteries, ainsi qu’un charbon actif qui peut faire office d’électrode pour les supercondensateurs. De quoi garantir une efficacité satisfaisante et une haute densité énergétique.
Utiliser un tel matériau présente de vrais avantages. En effet, comme l’expliquent les scientifiques, les drêches sont disponibles en grande quantité dans l’Union européenne. Les brasseries sont également plutôt bien réparties sur le territoire, facilitant ainsi l’accès à ces matières premières.
Cité par nos confrères, Andrea Balducci de l’université d’Iéna se montre optimiste pour l’avenir : « Nous travaillerons sur d’autres projets pour mieux comprendre les avantages et les limites de l’utilisation de ce matériau abondant, afin qu’il puisse être utilisé plus largement dans la production de stockage d’énergie durable. »
Le casse-tête du stockage
Alors que les énergies renouvelables prennent de plus en plus d’ampleur dans nos mix énergétiques, l’enjeu du stockage devient criant. En effet, ces dernières sont intermittentes, et la préservation de l’électricité produite est impérative, sans quoi les efforts de décarbonation pourraient être réduits à néant.
Dans ce domaine, les initiatives se multiplient en Europe, à l’image du projet Pillswood dont nous vous parlions récemment. Ce centre situé au fin fond de l’Angleterre va permettre de conserver jusqu’à 196 Mwh d’électricité.
Ce n’est qu’une goutte d’eau par rapport aux besoins, car on estime qu’au sein de l’Union européenne, les besoins de stockage se situent à 200 GW d’ici 2030 et à 600 GW d’ici 2050.
À noter que certaines entreprises ont aussi flairé le filon, et c’est notamment le cas de Tesla et de son Powerwall. Il s’agit d’une batterie qui permet de stocker les excès d’énergie produits par les panneaux solaires. Il vient pallier le réseau électrique principal au cas où la batterie s’épuiserait suite à des périodes prolongées de mauvais temps.
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