Alors que pour l’instant les ventes de voitures électriques en France sont surtout tirées par trois modèles de marque et/ou fabriqués à l’étranger, les nouvelles dispositions dont celles inscrites au PLF 2024, notamment les nouveaux barèmes et condition du malus et du bonus écologique, le dispositif “voiture à 100€ par mois” – ainsi que la sortie de plus de modèles à petit prix du côté des constructeurs hexagonaux – devraient faire l’effet d’une petite révolution.
Pour l’heure, en effet, les trois modèles les plus vendus en France sont la Tesla Model Y, la Dacia Spring et la MG MG4, tous des modèles en grande partie sourcés de Chine, ou fabriqués dans d’autres marchés que le marché unique (à l’exception de la Model Y produite à la Gigafactory de Berlin). Les nouveaux dispositifs d’aide à la transition écologique favorisent en effet les modèles idéalement made in France, ou made in Europe.
Les constructeurs automobiles Français et Européens seront davantage mis en avant en 2024
Selon le site de L’Automobile Magazine, le gouvernement vient en prime de forcer les constructeurs à lui transmettre un bilan environnemental, pour savoir quels modèles seront effectivement éligibles à ces dispositifs. Un décret en ce sens sera prochainement publié au journal officiel (printemps 2024). Les marques étrangères sans usine en Europe comme MG ne transmettront même pas de demande, sachant d’avance qu’elle sera refusée.
Mais même chez d’autres constructeurs, rien n’est garanti, alors que le fameux bilan doit évaluer des critères comme la gestion et le type d’énergie utilisée dans la production ou encore l’approvisionnement des divers matériaux. Selon L’Automobile Magazine, près d’un tiers des ventes de 2023 seraient représentées par des véhicules qui n’auront pas droit à la plupart des aides disponibles en 2024.
Pour des dispositifs comme la voiture à 100 € par mois, les critères sont encore plus stricts, alors même que ce tarif très attractif devrait permettre aux véhicules éligibles de capter une grande partie des ventes. Il y a aussi les nouveaux barèmes du malus 2024, qui devrait pousser davantage de français à se détourner de l’achat d’une voiture thermique pour une électrique.
De quoi imaginer assez facilement plus de ventes de véhicules neufs de marques françaises et européennes, au détriment d’acteurs à la chaîne logistique délocalisée qui tirent pour l’instant le marché vers le haut. Reste à savoir comment les acteurs pénalisés vont réagir – et si en particulier les marques venues de Chine peuvent rester compétitives avec des prix encore plus agressifs.
- Les barèmes et conditions des bonus et malus changent en 2024 – avec en parallèle l’arrivée de la fameuse “voiture à 100 € par mois” promise par le gouvernement.
- De quoi pénaliser davantage les voitures thermiques, mais aussi les électriques qui ne sont pas fabriquées en Europe.
- En conséquence, on peut s’attendre à une vraie révolution dans les ventes de voitures électriques en France.
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Mais bien sûr, il est important de fermer la porte aux voitures chinoise. Mais pour combien de temps ? BYD monte son usine en Europe avec une production en 2025. Et ils ont 10 ans d’avance alors que les constructeurs français et européens signés des partenariats avec les constructeurs chinois. Mais le bonus ne sera pas éternel. Je roule en MG 4. Voiture de l’année