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Ça y est, la pub s’invite dans les services d’IA comme ChatGPT

Perplexity commence à tester la publicité sur son service.

C’est une première qui ne manquera pas de faire réagir. Perplexity, le moteur de recherche basé sur l’IA, vient d’annoncer dans un billet de blog qu’il va expérimenter la publicité sur sa plateforme dès cette semaine. Faisons le point.

Des réponses sponsorisées

Concrètement, cette initiative n’est lancée qu’aux États-Unis. Les publicités apparaîtront sous la forme de « questions de suivi sponsorisées ». La plateforme cite l’exemple : « comment puis-je utiliser Indeed pour booster ma recherche d’emploi ? ». Les annonceurs seront ainsi positionnés aux côtés des réponses de l’IA avec une mention « sponsorisé ».

La compagnie se justifie :

Des programmes publicitaires comme celui-ci nous aident à générer des revenus à partager avec nos partenaires éditeurs. L’expérience nous a appris que les abonnements à eux seuls ne génèrent pas suffisamment de revenus pour créer un programme de partage des revenus durable. La publicité est le meilleur moyen de garantir un flux de revenus stable et évolutif.

Sachant le sujet de la confidentialité et de la vie privée très sensible, Perplexity tient à montrer patte blanche. Ses clients n’auront jamais accès aux données personnelles des utilisateurs. La startup ajoute : « Ces publicités ne changeront pas notre engagement à maintenir un service de confiance qui vous fournit des réponses directes et impartiales à vos questions. »

Les géants de l’IA hésitants sur la pub

Reste que ce sujet est très sensible dans ce secteur et tout le monde ne fait pas ce choix. Par exemple, OpenAI a clairement décidé de ne pas ajouter de publicité avec sa nouvelle IA SearchGPT. Google et Microsoft ont tous deux testé des formats publicitaires avec leurs outils, mais ils agissent également très prudemment.

Comme le rappelle Techcrunch, Perplexity est poursuivi par plusieurs médias américains qui l’accusent de plagier ses contenus sans leur consentement. Il en va ainsi du New York Post, tandis que le New York Times a envoyé récemment une mise en demeure à la compagnie. Reste à voir si cette mauvaise presse dissuadera de potentiels clients de lui faire confiance.

Quoi qu’il en soit, cela fait déjà plusieurs mois que la société américaine lorgne sur le marché publicitaire. Le mois dernier, elle expliquait ainsi : « 40 % des requêtes formulées sur notre plateforme donnent lieu à des questions annexes. Cela représente une opportunité pour les annonceurs de capter l’attention des utilisateurs au moment précis où ils recherchent des informations ». De quoi convaincre les intéressés de la rejoindre. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre précédent article à ce sujet ici.

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