Anthony Levandowski est un vétéran américain de la conduite autonome. C’est ce pionnier qui avait co-fondé le projet de voitures autonomes de Google – et s’il est très respecté dans l’industrie, c’est qu’il a posé les bases sur lesquelles la concurrence a su développer ses propres solutions.
Pourtant, ce dernier confie ses doutes sur la technologie. Il explique dans les colonnes de Bloomberg : “vous trouverez difficilement une autre industrie qui a investi tant de dollars en recherche et développement tout en délivrant si peu sur ses promesses”.
La technologie de conduite autonome est encore loin de délivrer ses promesses
Il est difficile de contredire l’ingénieur : malgré des montagnes d’investissements dans la dernière décennie, et les promesses grandiloquentes du patron de Tesla, la technologie n’est pas prête à faire disparaître le besoin de mettre un conducteur derrière le volant.
Le système Autopilot des Tesla n’est de facto qu’un système d’assistance à la conduite avec une autonomie de niveau 2 sur une échelle qui compte 5 niveaux. Et la concurrence ne propose pour l’essentiel guère mieux. Exception faite d’une poignée de modèles, avec des capacités réellement autonomes limitées à de courts tronçons.
Tout cela fait dire à Anthony Levandowski que pour l’heure la conduite autonome est surtout “une illusion” – entretenue par de nombreuses démos de constructeurs avant tout conçues pour faire rêver les clients. L’ingénieur parle notamment à demi-mots de la bêta du logiciel de Conduite Entièrement Autonome des Tesla.
Pour donner des airs “plus high tech” à sa technologie, estime-t-il, une visualisation sur la console centrale montre que la voiture voit bien les voitures environnantes, avec forces de polygones et symboles censés montrer qu’en prime, l’ordinateur de bord analyse et comprend la situation.
Mais, souligne-t-il de suite après, tous les constructeurs butent encore sur des problèmes bien trop banals. Par exemple, dans les croisements qui ne sont pas équipés de feux, les IA ont toutes encore beaucoup de mal à effectuer des virages à gauche en toute sécurité.
Une filiale de General Motors en a d’ailleurs récemment fait les frais. Après une mise à jour en septembre, un véhicule a provoqué un accident dans une situation semblable, blessant deux personnes. Ce qui vaut à Anthony Levandowski de lancer : “expliquez-moi pourquoi on continue de conduire, tester la technologie et créer des risques additionnels sans créer de valeur ajoutée ?”.
L’ingénieur a, comme vous pouvez le constater, un regard plutôt acide sur l’industrie. Mais il n’est pas le seul. De leur côté les constructeurs continuent tout de même d’investir massivement dans ces technologies, malgré des résultats pour l’instant décevants.
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Conduite autonome des véhicules.
La seule façon de rendre un véhicule autonome serait d’avoir une IA qui reproduirait le comportement humain à partir des règles régentant la circulation, tout en sachant que l’être humain étant ce qu’il est, ne se conforme pas automatiquement et systématiquement à ces règles. Et que par ailleurs, l’être humain n’étant pas constant dans ses actes selon ses humeurs et son éducation, son comportement s’en trouve affecté, ce qui amène à une modification des règles que l’IA devrait prendre en compte de manière instantanée et au cas par cas selon les situations.
L’IA devrait donc être capable d’anticiper des réactions fondées sur des règles pouvant être transgressées et sans cesse redéfinies en fonction d’un nombre infini de situations. Et comme il n’y a qu’un être humain pouvant être capable d’une telle programmation, la seule issue possible à la conduite autonome serait d’avoir un chauffeur pour chaque utilisateur de véhicule!
En gros, c’est le code de la route quoi, donc rien d’insoluble pour un système autonome. Faut pas mettre la charrue avant les bœufs, c’est tout. Le baratin … des gens imprévisibles etc, c’est une sorte d’impuissance intellectuelle, rien de plus, c’est votre limite a vous. Le monde de demain, n’est pas celui d’aujourd’hui. Population différente, éducation différente, sensibilité différente, règles différentes… et j’en passe.
Les gens sont imprévisibles donc un ordinateur ne peut pas conduire. Belle démonstration. Dommage qu’elle marche aussi avec les humains. Les autres conducteurs sont imprévisibles pour un humain donc un humain ne peut pas conduire.
C’est dommage que tous ces experts ne peuvent pas être interrogés. C’est toujours du sens unique. Ils déroulent leurs idées sans question pour rebondir ; un peu comme une conduite sans obstacles réels.
Conduire c’est prendre des risques que l’IA ne peut pas encore prendre dans un contexte de fous qui prennent trop de risques autour d’elle.
La technologie a encore besoin de progresser, il faudra certainement encore engloutir des milliards, c’est comme ça et si ce monsieur ne voit pas le bout du tunnel, c’est qu’il sera probablement mort et enterré avant de voir de vraies voitures autonomes rouler dans toutes nos rues, c’est comme ça, idem pour l’espace et les futurs inventions qui verront le jour dans des décennies (nouvelles technologie de batterie, de carburant, de matériaux de construction, médecine, etc.). Il n’est qu’une brique d’un système qui le dépasse semble t’il.
Il ne parle pas des voitures de son ancien employeur qui semble s’en sortir pas si mal que ça à Phoenix en situation réelle.
Certes le déploiement n’avance pas à une vitesse fulgurante, mais ça me semble une preuve de faisabilité non négligeable (et le fait qu’il n’en parle pas suggère qu’il n’a pas d’argument solide contre).