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Ces deux histoires montrent que l’esprit humain est parfois plus fort que l’algorithme

Face aux algorithmes, l’esprit humain fait de la résistance.

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Parfois, l’homme est plus fort que l’algorithme…

Posted by Presse-citron on Monday, August 26, 2019

Les progrès et l’évolution de l’intelligence artificielle ne cessent de nous surprendre quotidiennement, ouvrant des perspectives fabuleuses dans pratiquement tous les domaines de notre vie. Que ce soit dans le domaine de la santé, de l’automobile, mais également de l’agriculture, des médias ou de tout autre activité, nous en tirons – et en tirerons – certainement de nombreux bénéfices que nous ne mesurons pas encore tant le sujet est vaste.

Cela étant, comme toute technologie innovante, on sait que l’IA pourra également être – et sera immanquablement – utilisée à des fins malveillantes. Les exemples sont déjà légion, avec notamment le développement rapide des algorithmes de deepfake audio et vidéo, qui permettent de faire dire à peu près n’importe-quoi à n’importe-qui, par substitution de la voix ou du visage d’une personne par une autre.

J’ai parfois l’impression que l’IA se livre à une sorte de ballet, un pas en avant, un pas en arrière. Tel jour nous pensons que tous les métiers seront remplacés par les algorithmes et les robots, pour réaliser le lendemain que nous en sommes encore très loin, et que l’être humain n’a pas dit son dernier mot.

Deux cas particuliers – et quelque autres – nous ont appris récemment que tout n’est pas si facile ni évident dans le petit monde de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage machine.

L’IA, cette mauvaise rédactrice en chef

Tout d’abord le cas Facebook. Le réseau social a annoncé récemment qu’il allait lancer prochainement une nouvelle section « Actualités » qui sera accessible via un nouvel onglet séparé de la timeline principale. Bien que la plupart des articles de l’onglet Nouvelles seront générés de façon algorithmique, les articles les plus importants proviendront de d’une équipe d’une dizaine de journalistes expérimentés.Il faut dire que la section « Trending Topics », qui a vécu, n’a visiblement pas remporté un franc succès, étant entre accusée de mettre en avant des histoires peu pertinentes, et pour certaines, trompeuses. La nouvelle initiative de Facebook, fondée sur la décision d’embaucher une équipe de journalistes à plein temps serait le fruit de discussions avec des éditeurs, mais elle illustre certainement la difficulté que peut éprouver l’une des entreprises les plus puissantes du monde et les mieux équipées en IA que les algorithmes ne peuvent pas – encore – tout faire, notamment en matière de gestion d’un flux d’actualités pertinent.

Autre exemple intéressant, celui de Netflix. Aujourd’hui, quand on ouvre le service sur sons smartphone ou son PC, l’application nous propose des contenus en fonction de nos goûts, de notre comportement et de notre historique d’utilisation de la plateforme. S’il est aussi possible de trier les œuvres en fonction de catégories bien spécifiques, il faut savoir que les suggestions sont créées de toute pièce par un algorithme maison, dont on peut parfois s’interroger sur la pertinence (Vous avez regardé Breaking Bad, nous pensons que vous aimerez bien Friends…). Le géant du streaming vient d’annoncer qu’il testait une nouvelle façon d’organiser ses suggestions de contenus, et là aussi il s’agit de faire travailler des curateurs humains et non plus des machines gavées à l’IA. Cette fois-ci, des experts de Netflix choisissent personnellement des titres pour créer des « Collections« . À l’instar de ce que propose YouTube ou Product Hunt, à la différence près que pour le moment les utilisateurs ne peuvent pas le faire eux-mêmes.

On pourrait certainement trouver de nombreux autres exemples, comme ceux des éditeurs humains de Google Actualités ou d’Apple News, ou encore les collaborateurs qui assemblent une partie des playlists de Spotify.

Quelques cas particuliers, mais qui semblent dessiner une tendance, celle qui dit que quand il s’agit de mettre du sens dans un flux d’actualité ou un offre de divertissement, on n’a encore jamais trouvé mieux que des femmes et des hommes, avec leur sensibilité, puisqu’il semblerait que les algorithmes accumulent les biais qui leur font perdre toute objectivité. De la même façon que les algorithmes ont semble-t-il beaucoup de mal à apprendre à conduire des voitures sans intervention humaine, ils semblent aussi assez démunis pour éditorialiser du contenu.

On se rassure comme on peut. Mais on y croit.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Stef06

    27 août 2019 at 11 h 10 min

    Déjà, quand on arrêtera d’appeler « intelligence » des systèmes qui se contentent de reproduire, en les mâchonnant, ce qu’on leur donne, c’est qu’on aura compris qu’il n’y a pas à attendre de miracle de ces systèmes.
    Et leur dangerosité (pas forcément physique) surtout liée à leur rapidité d’exécution sera intégrée.

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