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Ces métiers de la tech où gros salaire rime avec rien à faire

Certains employés ont un rôle clé, du moins sur le papier. En réalité, leur semaine se résume en une métaphore : une longue plongée sous-marine, du lundi au vendredi.

La tech est un secteur où l’argent coule (encore) à flot. Le confort et les avantages des employés, notamment aux États-Unis avec les GAFAM, et même les récentes vagues de licenciements massives ont montré que ces dernières années furent particulièrement glorieuses pour de nombreuses. Si bien que de ces entreprises sont nés des postes d’une importance critique, mais une offre de profils particulièrement faible pour y prétendre. Ceux qui ont accès aux postes peuvent se détendre, ne se poser aucune question sur la sécurité de leur emploi et en profiter pour ne rien faire.

Ce sont des métiers où il n’est pas question de paresse de la part des salariés. C’est de leur poste qu’il est question. Pourquoi ne travaillent-ils pas beaucoup ? Parce que leur travail se résume purement et simplement à être là, au cas où. Les entreprises les ont “sécurisés” (avec de gros salaires), parce que leurs niveaux de qualification sont élevés et qu’il est difficile d’en trouver deux comme eux, surtout s’il est question d’une demande urgente. Alors en attendant qu’une occasion ne se présente pour les “activer”, ces salariés patientent… et s’ennuient.

Une longue plongée, du lundi au vendredi

Le lundi matin, après une première réunion sur la direction à prendre pour la semaine, ils débutent alors une longue plongée sous-marine, jusqu’au vendredi.

“J’ai passé deux mois sur un projet et mes patrons en ont été très satisfaits”, déclarait un expert dans l’intelligence artificielle et data scientist. Dans les pages du magazine Fortune, il partageait son expérience en indiquant qu’il avait à l’origine quitté le milieu académique pour pouvoir mettre en œuvre ses compétences et les utiliser pour avoir un impact. Les revenus qu’il touche sur son compte bancaire sont certainement le plus gros impact qu’il pourra constater. “Pendant ces deux mois, tout ce que j’avais à faire, c’était d’assister à la réunion hebdomadaire de l’administration”, ajoutait le salarié qui travaille aujourd’hui dans une multinationale bancaire.

Les ingénieurs logiciel, notamment, faisaient le fruit d’une étude de la société Blind, qui se résumait par une question : “combien d’heures de pur travail réalisez-vous par jour ?”. Sur les 4000 employés interrogés, 71,3% ont déclaré trvailler moins de six heures, 32% entre trois et quatre heures, et 12 %… entre une et deux heures ! Google, dans une autre étude de son Cloud’s DevOps Research, affirmait de son côté que la part de profils peu performants dans le développement web était passée de 7 à 19 % d’une année à l’autre.

Embaucher par vanité

Bien sûr, il y a dans ces chiffres des employés qui, pris dans un trop-plein de confort, finissent par sombrer dans la paresse. Il y a l’effet de la “réunionite” aussi. Mais il existe bel et bien des postes particulièrement vides d’intérêt et pourtant bien présents chez certaines entreprises de la tech comme Google et Meta (Facebook) : simplement pour atteindre des objectifs d’emplois par “vanité”, mentionnait un ancien cadre de PayPal, Keith Rabois. “L’idée est que plus vous gérez de personnes, mieux c’est. Ils veulent embaucher pour atteindre les objectifs fixés“, emboîtait le pas un spécialiste de l’IA travaillant pour la multinationale bancaire.

Au maximum, Google a déjà atteint plus de 135 000 salariés dans son entreprise. Ce sommet remonte à 2019. Du côté de Meta, le record était atteint en 2021, avec plus de 72 000 contrats signés. Des chiffres qui peuvent grandement varier si l’on décide de prendre ou non en compte les travailleurs temporaires et des sous-traitants.

“Si personne ne se soucie de votre absence de travail, vous avez l’impression que tout ce que vous faites n’a pas d’importance. Au final, tout cela conduit non pas à de la paresse, mais de la démotivation”, regrettait-il. Les entreprises qui ne tirent pas le meilleur de leurs employés “paient une personne très cher pour utiliser 1 % de son cerveau”, ajoutait un entrepreneur après avoir travaillé 6 ans chez Amazon. Pour lui, le secret pour réussir et de faire en sorte de diffuser le sentiment d’appartenance à l’entreprise pour chacun des salariés – encourager leur proactivité et leur motivation pour toujours faire mieux.

Des constats particulièrement importants, à l’heure où le contexte économique change, que le niveau de confort a atteint son paroxysme, et que de nombreux employés et entreprises devront redécouvrir ce que sont de vraies journées de travail pour s’en sortir.

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21 commentaires
21 commentaires
      1. Achetez-vous un dico et un Bescherelle….ça ira mieux après !
        Enfin, pour moi ça sera trop tard : je vais faire cicatriser mes yeux ailleurs !

    1. A lire les commentaires…. C’est pas faux !!!
      Ceci dit, on peut lier cette faute journalistique au contenu de l’article…. Dans les 2 cas, une IA pourra les remplacer facilement. Dans le cas des journalistes, une IA aura, sans forcer, un niveau d’orthographe supérieur au CM1 !!! Dans le cas de tous ceux qui sont payer à rien faire (et il y en à un paquet, si, si .. Mais c’est tabou, chuuuttt), il suffira d’apprendre le job à l’IA et c’est plier.
      Et vu à quelle vitesse cette société tombe en perdition constante : médiocrité galopante (voir nullité quand on regarde le niveau des influenceurs !!), laxisme, égoïsme, cupidité, avidité…. il ne faudra pas s’étonner que l’on sera remplacé par des IA !!! On est encore plus con puisque nous sommes en train de développer ces IA (et on est content !!) en sachant qu’elles vont nous remplacer !!! La connerie à l’état pire….

  1. justement j’ai demandé a chat gpt de me réécrire l’article sans fautes :

    Le secteur technologique est connu pour être très lucratif et offrir de nombreux avantages aux employés, en particulier aux États-Unis avec les GAFAM. Cependant, malgré les vagues de licenciements massives, il y a une pénurie de profils qualifiés pour pourvoir aux postes critiques créés par ces entreprises. Ceux qui ont accès à ces postes ont tendance à se sentir en sécurité et à ne rien faire. Les métiers de la tech ne sont pas pour autant synonymes de paresse. En effet, certains salariés n’ont rien à faire car leur travail consiste simplement à être présents au cas où. Les entreprises leur ont octroyé des salaires élevés pour sécuriser leur profil rare et qualifié, mais ils s’ennuient souvent car ils attendent que des occasions se présentent.

    Les employés de la tech, tels que les ingénieurs logiciels, travaillent souvent moins de six heures par jour, ce qui peut être dû à un excès de confort ou à une réunionite. Mais il y a aussi des postes vides d’intérêt créés pour atteindre des objectifs d’embauche par vanité. Les chiffres de l’effectif varient considérablement selon les entreprises, avec des sommets de plus de 135 000 salariés chez Google en 2019 et plus de 72 000 contrats signés chez Meta en 2021.

    L’absence de travail peut conduire à la démotivation plutôt qu’à la paresse, ce qui est préjudiciable aux entreprises qui paient cher pour des employés qui n’utilisent qu’une fraction de leur cerveau. Pour réussir, les entreprises doivent encourager la proactivité et la motivation de leurs employés en leur faisant sentir qu’ils appartiennent à l’entreprise et en leur permettant de travailler mieux. Dans un contexte économique changeant où le niveau de confort est à son paroxysme, il est essentiel pour les employés et les entreprises de redécouvrir ce que sont de vraies journées de travail pour prospérer.

  2. Bon, sur l’orthographe il y a déjà suffisamment de commentaires mais c’est vrai que ça pique les yeux !

    Sur le fond j’ai du mal à comprendre ces employés. Du taf il y en a partout. Oui parfois le manager, la hiérarchie ou je ne sais quoi ne parvient pas à alimenter l’employé. Mais dans ce cas on se prend en main et on le signale non ? Voire même on se propose sur tel projet, on prend des initiatives… Surtout si le salaire est mirobolant !

Les commentaires sont fermés.