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Ces scientifiques ne veulent pas aller sur Mars, ils préfèrent Vénus

Se rendre sur Vénus serait plus intéressant que prendre la direction de Mars, selon une nouvelle étude. À la NASA de faire son choix.

Un groupe de chercheurs mené par Noam Izenberg, coprésident du groupe d’analyse de l’exploration de la Vénus à l’Université John Hopkins, plaide pour que la NASA lance un programme de vol habité en direction de Vénus plutôt que Mars. Avec l’arrivée du programme Artemis dans le calendrier de l’agence spatiale américaine, les scientifiques du monde entier sont conviés à réfléchir sur la « prochaine étape ».

Pour la NASA, la route semble déjà toute tracée. Après avoir atteint la Lune en 2025 (ou 2026), l’agence spatiale espère prendre la direction de Mars, notre voisine rouge, pour des missions habitées dans les années 2030. Un scénario qui ne plaît pas du tout à Izenberg. Le scientifique explique qu’il vaudrait mieux prendre la direction opposée, celle de Vénus.

Vénus : une planète difficile d’accès ?

Souvent présentée comme la « jumelle maudite » de la Terre, Vénus est une planète très spéciale dans notre système solaire. Elle est la seule à avoir un sens de rotation inversée. Avec son atmosphère très dense, se poser sur le sol rocheux de la planète relève du miracle.

D’un autre côté, le sol de la petite planète orange n’est pas idyllique, avec une température de surface qui tourne autour des 460 degrés Celsius. Les auteurs du rapport Izenberg en tête expliquent que malgré ces conditions de vie bien différentes de ce que nous connaissons, Vénus est un « monde semblable à la Terre. »

Ce rapport, présenté lors de la dernière édition du congrès international sur l’aérospatial (IAC), doit maintenant atteindre un autre objectif : être entendu et lu par la NASA. L’agence spatiale américaine a mis de gros moyens en place pour son programme Artemis, et si la Lune en est l’objectif, Mars paraît être la suite logique pour tout le monde du côté de Houston.

Mars, une meilleure candidate

La planète rouge est le rêve de beaucoup (Elon Musk ne dira pas le contraire) et la science-fiction a fait miroiter un avenir radieux sur cette planète dont les dernières découvertes la grande encore plus habitable qu’espérée. Mars, à la différence de Vénus, aurait pu accueillir la vie par le passé.

Mais contrairement à Vénus, la planète rouge est déjà très bien connue. Se rendre sur cette dernière ne ferait que confirmer les observations menées par la NASA depuis des années déjà. De l’autre côté du spectre, les scientifiques expliquent qu’aller sur Vénus pourrait être une mission beaucoup plus enrichissante, la planète étant très mal connue des chercheurs.

Vénus : une planète habitable dans les airs

Surtout que Vénus est probablement bien plus hospitalière que nous ne le pensons. Lors d’une récente mission d’observation, des chercheurs de l’université du Pays de Galles ont annoncé avoir trouvé de la phosphine dans les hautes couches de l’atmosphère vénusienne.

Si cette découverte a depuis été remise en question, la présence de phosphine est une très belle trouvaille, qui pourrait amener à la découverte de vie dans l’atmosphère de la planète. Si la surface de Vénus est inhabitable (à cause des températures et des niveaux de pression), la haute atmosphère (100 km d’altitude) présente elle des conditions de vie bien meilleures.

Avec une température allant entre -25 °C et +45 °C durant les nuits vénusiennes (qui durent 58 jours terrestres) une mission habitée pourrait se rendre dans cette région de la planète pour l’observer de plus près.

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