Yoshihiro Yamakawa, un décorateur de 36 ans résidant à Kyoto, fait face à des accusations sévères. Ce dernier aurait manipulé des données de sauvegarde des jeux de la saga Pokémon, toujours très prisée (particulièrement grâce à ses cartes), sur les versions Violet et Écarlate, sorties en 2022 sur Nintendo Switch. Un acte enfreignant la loi japonaise sur la prévention de la concurrence déloyale.
Un trafic lucratif
Yamakawa est donc accusé d’avoir volontairement falsifié les caractéristiques des Pokémon afin de répondre à la demande de joueurs, certainement un peu trop impatients. En effet, il est bien connu que tout l’intérêt de la saga Pokémon est de collectionner ces petites créatures en les capturant tout d’abord puis en les entraînant pour qu’ils puissent évoluer. Il personnalisait ainsi les Pokémon sur commande pour les rendre uniques et vendait ses services sur Internet.
Un petit manège qu’il a mené entre décembre 2022 et mars 2023, qui lui a permis de générer plusieurs dizaines de milliers d’euros. En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, il pouvait vendre certains de ces Pokémon customisés jusqu’à 13 000 yens l’unité, ce qui équivaut à 80 euros. Certes, cela n’atteint pas les sommes mirobolantes de certains skins d’autres jeux vidéos, mais son entreprise illégale risque de lui attirer de graves ennuis judiciaires.
Implications légales
Le hacker a avoué aux enquêteurs qui se sont penchés sur l’affaire qu’il a développé ce petit commerce parallèle dans le but de « gagner sa vie ». Le problème, c’est que cette activité va à l’encontre de la Loi sur la prévention de la concurrence déloyale du Japon, datant de 1993 et amendée récemment en juillet 2019. Il porte également atteinte aux droits d’auteur et à l’intégrité des jeux, tels qu’ils ont été conçus par leurs créateurs, ici Nintendo.
Le Big N, comme on aime le surnommer, n’est pas connu pour sa tendresse lorsqu’il s’agit de protéger ses licences, comme on a pu le voir assez récemment lorsque le jeu Paleworld est sorti, un jeu un peu trop proche à son goût de sa saga phare. L’entreprise avait, en effet, annoncé dans un communiqué qu’elle avait « l’intention d’enquêter et de prendre les mesures appropriées pour remédier à tout acte portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle liés à Pokémon ».
Yamakawa risque donc une peine de prison pouvant aller jusqu’à 5 ans, assortie d’une amende qui pourrait être supérieure à 30 000 dollars. Pour le moment, l’enquête suit son cours et le jugement n’a pas été prononcé.
- Yoshihiro Yamakawa, un résident de Kyoto, est accusé d’avoir enfreint la Loi japonaise sur la prévention de la concurrence déloyale.
- Pendant plus d’un an, il a vendu des Pokémon modifiés illégalement à d’autres joueurs.
- Une entreprise qui lui aurait rapporté plusieurs dizaines de milliers d’euros, pour laquelle il risque maintenant 5 ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende supérieure à 30 000 dollars.
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