Pour Steve Jobs, la ponctualité était sacrée. Le dirigeant d’Apple estimait que tout le monde devait respecter scrupuleusement les horaires et il le faisait savoir. Le PDG aurait clairement eu du mal de nos jours avec cette tendance aux retards qui prend de l’ampleur. D’après une étude récente publiée par le magazine Fortune, 46 % des jeunes salariés jugent qu’arriver dix minutes après un horaire prévu n’est pas vraiment un problème.
Une question de principe pour Steve Jobs
Cet état de fait marque une rupture importante par rapport aux anciennes générations. Pour l’ancien patron d’Apple au contraire, chaque minute devait compter. Ce dernier démarrait sans attendre les retardataires, et tant pis s’ils étaient élevés dans la hiérarchie. Il détestait également les réunions inutiles et les avait bannis.
Ed Catmull, ancien PDG de Disney et de Pixar, relate à cet égard une anecdote qui en dit long sur la personnalité de ce dernier. Lors de négociations pour racheter Pixar, le directeur financier de Lucasfilm arrivait systématiquement en retard afin de montrer son pouvoir. À l’inverse, Steve Jobs arrivait toujours bien à l’heure et il a même décidé de commencer les échanges sans lui !
Ce type de valeur était de fait largement partagée par la génération de Steve Jobs. Ainsi, toujours selon cette étude, 70 % des baby-boomers (personnes nées entre 1943 et 1960) jugent que n’importe quel retard n’est pas admissible.
Les temps changent
Alors que les jeunes sont appelés à terme à prendre le pouvoir au sein des entreprises, on pourrait s’attendre à une mentalité bien plus ouverte et à des horaires plus flexibles. Mais pour l’heure, les salariés ont plutôt intérêt à se méfier. Cité par JV.com, le psychologue Neel Burton, pense que le manque de rigueur à ce se sujet peut être considéré comme un signe de désorganisation ou d’un faible quotient intellectuel. En entreprise, ces retards peuvent d’ailleurs ternir la réputation d’un employé et nuire au déroulement de sa carrière.
Quoi qu’il en soit, nous avons bien affaire à une fracture générationnelle dans les mentalités. Les membres de la génération de Steve Jobs ont baigné dans cet univers culturel où la ponctualité était de mise, tandis que les nouvelles générations sont de nos jours un peu moins à cheval sur ces exigences.
Ce qu’il faut retenir :
- Pour Steve Jobs, le fait d’être à l’heure était primordial
- La génération Z tient au contraire à des horaires bien plus flexibles
- Les normes pourraient bien changer au sein des entreprises dans les années à venir
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.