Pour retrouver le sentiment d’avoir les pieds sur Terre, l’astronaute français Thomas Pesquet va pouvoir compter sur un casque VR. Lors de son prochain voyage en orbite, prévu le 22 avril, l’homme réalisera ses séances de sport avec une expérience en réalité virtuelle dans les rues de Paris, aux alentours de Marseille, ou encore en Russie à Saint-Pétersbourg… le tout en apesanteur, à 400 km au-dessus de la Terre.
La technologie a été mise au point par une startup française basée à Montpellier, du nom de “Fit Immersion”. Celle-ci s’est penchée sur un point qui pourrait aider les astronautes en orbite à mieux gérer leur santé mentale lors des missions au sein de la Station spatiale internationale (ISS).
La technologie consiste à transformer les séances de sport quotidiennes en un moment de connexion avec le sol terrestre. À raison de deux heures par jour, ces séances ne sont pas négligeables pour limiter la perte de masse musculaire. Mais la motivation reste difficile à trouver quand le corps n’est soumis à aucune force, et que l’on oublie les sensations terrestres.
Une startup française à l’honneur
Thomas Pesquet emportera le casque de réalité virtuelle pour la première fois dans l’ISS. Par le passé, la startup française avait testé son programme d’immersion en l’emportant dans les vols zéro G de l’Airbus A310 du Centre national d’études spatiales (CNES), à Bordeaux.
Le but n’est pas d’en développer une technologique à destination des astronautes uniquement, mais de peaufiner un outil grand public, pour les amateurs de cyclismes qui feraient leurs séances sur des home-trainers.
Fit Immersion se présente comme une solution (sous la forme d’une application sur Oculus Quest) utilisant la réalité virtuelle pour simuler des situations réelles, où la fréquence de pédalage est directement synchronisée avec le défilement du paysage dans le casque. L’application est déjà commercialisée, et également compatible avec les smartphones Android.
Thomas Pesquet pourra l’utiliser dans le cadre de sa mission spatiale qui l’emmènera – en tant que commandant de bord – en orbite pendant une durée de six mois. Outre l’étude sur le vieillissement du cerveau, la mission coordonnée entre la NASA et l’ESA (Agence spatiale européenne) sera aussi centrée sur des études pour préparer les prochains voyages en direction de Mars, et du retour sur la Lune.
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Eeeh oui… Pendant que des américains envoient des fusées “réutilisables” dans l’espace, les français font joujou avec de la VR pour se sentir mieux dans la tête. On est vraiment loin du compte.