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Cette startup météorologique s’incline face à la tempête en Bourse

Tomorrow.io peut tout prévoir, sauf les lendemains en Bourse.

Les conditions de marché ne sont pas optimales et la startup américaine Tomorrow.io, qui vise à déployer son propre réseau de satellites pour prédire les conditions météorologiques, n’entrera pas en Bourse. L’accord avec Pine Technology Acquisition Corp, une société d’acquisition à usage spéciale (SPAC), serait devenu trop risqué.

Basée à Boston, Tomorrow propose des estimations très précises sur la météo et revend ces données à d’autres sociétés dans l’aéronautique, l’énergie, les sociétés ferroviaires, de logistique ou encore de tech et d’événements. Sa popularité lui a permis de grossir et la venue d’un SPAC allait lui permettre de lever 420 millions de dollars et d’atteindre une capitalisation à 1,2 milliard de dollars.

Selon le Boston Globe, qui relayait l’information, Tomorrow devra payer jusqu’à 1,5 million de dollars de frais d’annulation du SPAC à Pine Technology Acquisition Corp. Pour rappel, si certains société d’acquisition à usage spécial sont montés de toute pièce dans le but d’une introduction en Bourse pour une société précise, d’autres ne cherchent qu’à trouver preneur.

Dans l’automobile, Churchill Capital Corp IV, qui a fusionné avec Lucid Motors, devait à l’origine fusionner avec DIRECTV, une filiale de l’opérateur américain AT&T. Le changement, soudain, dans les négociations et enchères, provenait d’une mystérieuse erreur de communication de l’agence Bloomberg. “À la suite de l’article de Bloomberg, Churchill a commencé à explorer un éventuel regroupement d’entreprises avec Lucid en raison de son intérêt pour l’industrie des véhicules électriques”, confirmait Lucid Motors dans un rapport il y a un an.

Conditions de marché

Soucieux des conditions de marché autant que des conditions météorologiques, Tomorrow fait face à un Nasdaq en retrait de 18 % cette année. Des biotech et autres société technologiques, citées par le Boston Globe, ont réalisé des performances encore plus mauvaises. C’est le cas de HubSpot, qui chute de 37 %, ou encore de Gelesis, implantée à Boston, qui accuse une lourde perte de 67 % en Bourse en seulement deux mois.

Au cours de la nuit dernière, les menaces de la guerre en Ukraine ont pris pour victime le cours du nickel, qui subissait un gigantesque short squeeze, encore plus puissant que son dernier en date en 2007. Les matières premières, les marchés actions et les politiques monétaires face à l’inflation sont tous très perturbés. Tomorrow rejoint WeTransfer qui annonçait aussi le mois dernier l’annulation de son introduction à la Bourse d’Amsterdam.

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