La Chine ne connaît donc aucun accros dans son programme spatial. L’agence nationale (CNSA) vient d’annoncer le décollage “nominal” de sa sonde Chang’e-6 ce mardi matin. Depuis Pékin elle confirme que le module est de retour vers la Terre après quelques heures passées sur la face cachée de la Lune.
Cette mission, unique au monde, doit permettre de ramener sur Terre deux kilogrammes d’échantillons de cette fameuse face cachée. Pour la CNSA, il s’agit d’un “exploit sans précédent dans l’histoire de l’exploration spatiale.” Cette mission, qui avait déjà connu un premier temps fort dimanche avec l’alunissage de la sonde dans le “bassin d’Aitken” le plus grand cratère connu du système solaire, vient donc de connaître son apogée.
La sonde avait quitté la Terre depuis le pas de tir de Wenchang, sur l’île de Hainan le 3 mai dernier. Après un mois de voyage et d’étude autour de la Lune, l’expédition a donc connu ses moments les plus stressants. La descente s’est parfaitement passée, ainsi que la collecte d’échantillons. Ce mardi matin, le décollage ne semble avoir posé aucun problème à la CNSA.
Une mission très politique
Si l’intérêt scientifique de la collecte de matériaux sur la face cachée de la Lune est évident, l’intérêt géopolitique l’est tout autant. En effet, la Lune est le nouvel objectif des États-Unis, 60 ans après un premier voyage vers notre satellite. Mais dans cette course à l’espace 2.0, l’URSS s’est transformée en un état chinois, prêt à tout pour réécrire l’histoire à son avantage.
Dernière démonstration en date de cette connivence géopolitique dans cette course à la Lua,e la Chine a hissé un drapeau rouge en l’honneur de l’Empire du Milieu sur la face cachée de la Lune. Une première depuis le déploiement de la bannière étoilée par Neil Armstrong et Buzz Aldrin en juillet 1969.
Après les sondes, des humains ?
Du côté chinois, on se félicite évidemment de la réussite d’une telle mission. Mais ce n’est pas une finalité pour autant. En effet, l’Empire du Milieu compte bien envoyer ses propres astronautes (des taïkonautes) sur notre satellite d’ici à 2030. La NASA du côté amarina est plus ambitieuse, elle qui vise 2026 pour rejoindre notre satellite.
Dans cette course à l’espace, la CNSA semble cependant beaucoup plus sereine. L’agence spatiale chinoise n’a connu aucun accros, contrairement à la NASA qui a déjà repoussée de deux ans la date d’arrivée de l’Homme à la surface de la Lune. La CNSA communique également beaucoup moins que la NASA et les échecs de ses missions ne sont jamais reconnus publiquement.
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si tu compares les budgets de l’agence spatiale chinoise avec celui des américains, tu sauras que la Chine ne fait pas du tout la course avec les américains, elle avance à son rythme ; doucement mais surement, tranquillement pas par pas.