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En Chine, le gouvernement suit les conducteurs de voitures électriques à la trace

Les autorités chinoises seraient en mesure de suivre les moindres déplacements des automobilistes du pays alors qu’eux-mêmes n’ont pas donné leur consentement. Les véhicules électriques de plus de 200 constructeurs sont concernés, dont Tesla.

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Chine voiture électrique
© Unsplash / Jp Valery

Dans un long article, AP News met en lumière la façon dont le gouvernement chinois accède aux données de localisation des conducteurs de voitures électriques. Ainsi, les autorités bénéficient de données personnelles supplémentaires, venant s’ajouter à un panel d’outils de surveillance déjà particulièrement conséquent.

La Chine, grande adepte de la surveillance de masse

Selon ce rapport, près de 200 constructeurs automobiles permettraient au gouvernement chinois d’accéder à la localisation des conducteurs, comme Tesla, mais également BMW, Ford, General Motors, Volkswagen ou encore Nissan. En effet, tous transmettent les données de localisation à des centres de surveillance en lien direct avec le gouvernement. L’AP évoque le Shanghai Electric Vehicle Public Data Collecting, Monitoring and Research Center, un lieu dans lequel il est possible de visualiser les données, en temps réel, de n’importe quel véhicule électrique circulant dans les rues de Shanghai, soit plus de 220 000 voitures.

Outre l’emplacement des véhicules, les centres en question ont également connaissance de la marque, du modèle, du kilométrage et de la charge et batterie. Au total, c’est 61 données différentes qui sont entre les mains du gouvernement chinois. Tout ce contenu est transmis au centre national géré par l’Institut de technologie de Beijing. Si l’on en croit l’AP, c’est plus de 1,1 million de véhicules à travers le pays qui sont sous la surveillance des autorités.

Pour ce qui est du consentement, la majorité des propriétaires de véhicules ne semblent pas être au courant de cette pratique, si bien qu’ils n’ont pas donné leur accord. Selon les constructeurs ayant répondu aux demandes de l’agence de presse, les constructeurs automobiles ne feraient que se plier aux règles en vigueur en Chine.

Maya Wang, chercheuse principale en Chine pour Human Rights Watch décrypte : « Le gouvernement veut savoir ce que les gens manigancent à tout moment et réagir le plus rapidement possible […] Il n’y a aucune protection contre la surveillance de l’État. Le suivi des véhicules est l’un des principaux objectifs de leur surveillance de masse ». Quant au gouvernement, il se défend en indiquant que ces données servent à renforcer la sécurité publique tout en luttant contre la fraude aux subventions.

Ce nouveau moyen de surveillance vient s’ajouter à une liste déjà longue et viendra certainement contribuer à la note de crédit social que la Chine met en vigueur dans le pays. Dans deux ans, il est prévu que tous les citoyens du pays soient soumis à un système de notation qui leur permettrait de bénéficier d’avantages ou d’inconvénients, selon leur note. Traverser au feu rouge ou payer ses factures en retard peuvent être des actes qui font baisser la note d’un citoyen chinois. En termes d’impact, un habitant dont la note est mauvaise pourrait être privé de voyages en train ou en avion, mais également avoir accès de moins bonnes écoles ou de moins bons appartements.

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