Choisissez un contact légataire qui contrôlera votre compte Facebook en cas de décès

Cette fonctionnalité permet de choisir la personne qui s’occupera de votre compte Facebook si jamais vous partez. Elle vient d’arriver en Europe.

Cimetière mort pixabay

En février, Facebook avait introduit la notion de légataire sur son réseau social. Après le décès d’un utilisateur, qu’advient-il d’un compte Facebook ? Le réseau social veut apporter une réponse à cette interrogation. Depuis le mois de février, Facebook permettait à ses utilisateurs américains de désigner leurs légataires.

Sorte d’héritier du compte Facebook du défunt, le légataire y a un contrôle partiel. Comme l’expliquait le numéro un des réseaux sociaux, cet accès est donné au légataire une fois que celui-ci est informé du décès du propriétaire du compte.

Cet accès permet au légataire d’épingler une publication sur le mur (et non d’en publier au nom du défunt), de répondre aux demandes d’ajout en ami et de mettre à jour la photo de profil. Une option qui doit avoir été activée par le propriétaire du compte, de son vivant, permet aussi au légataire de télécharger une archive de tout ce que le compte a partagé sur le réseau social. Le légataire n’a en revanche pas accès aux messages privés.

Comme je vous le disais plus haut, cette fonctionnalité n’était encore disponible que pour les utilisateurs américains. Mais il semblerait que celle-ci soit arrivée en Europe il y a quelques jours.

Facebook legataire

(Capture d’écran sur une page d’aide de Facebook France)

Ainsi, si vous souhaitez désigner votre légataire, normalement, vous pouvez maintenant aussi le faire pour votre compte Facebook. L’option est disponible dans la section « sécurité » des paramètres du réseau social. Cependant, cette démarche n’est pas obligatoire. Comme l’expliquait Facebook en février, vous avez normalement aussi le choix de faire transformer votre compte mémorial ou de le faire supprimer, en cas de décès.


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Un commentaire

  1. Plus glauque, on fait pas. Facebook va rapidement devenir un gigantesque cimetière numérique. Cela illustre bien le narcissisme de nos sociétés, où les individus sont incapables d’affronter leur propre fin. C’est aussi une preuve de l’hypocrisie qui règne sur la mort, car la plupart de ces comptes seront oubliés au bout de quelques années. On préfère prolonger une vie virtuelle (qui n’a d’ailleurs rien à voir avec la réalité de qui était vraiment la personne décédée) pour l’abandonner lentement de la façon la plus hypocrite qui soit ; plutôt que d’affronter la fin inévitable de la vie d’une façon digne et assumée. Et enfin, cela renforce le sentiment de “superficialité” du présent. En effet, comment voulez vous que les gens accordent de l’importance aux choses réellement importantes si, avec plein de petites choses comme ça vous leur faites croire que leur vie, leur “compte” ne s’arrêtera jamais ? Les gens ne comprennent plus que leurs actes, même méconnus, sont bien plus importants que leur image. Bref, c’est pas demain la veille que les taux de suicides et de dépressions vont baisser, avec une société qui n’a plus aucun repère. Triste… à mourir. S’il vous reste une miette de bon sens, allez vire cocher l’option “supprimer mon compte après mon décès” ; ainsi vous ne laisserez pas de fantôme à votre famille et vos amis, et vous serez un jour oublié et digne, plutôt qu’indigne et faible pour toujours.

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