Passer au contenu

Cigarettes électroniques : l’État prépare une taxe spéciale pour limiter la consommation

Comme pour les cigarettes traditionnelles les « produits de vapotage » seraient bientôt touchés par une taxe de l’État.

L’arrivée d’un nouveau gouvernement signe aussi la venue d’un nouveau projet pour le budget de l’État. Sujet brûlant dans cette fin d’année 2025, le gouvernement Lecornu II est à la recherche d’économies. Pour y arriver, il aurait prévu d’augmenter ses recettes, en lançant une nouvelle taxe.

Dans sa proposition faite ce mardi en conseil des ministres, une taxe sur les « produits de vapotage » pourrait entrer en vigueur en 2026. Concrètement, ce sont les e-liquides qui seront taxés par l’État. Le plus souvent ils sont vendus en flacon de 10 millilitres à des prix allant de 5 à 7 euros en fonction des commerces.

Selon le projet porté par Sebastien Lecornu, ces flacons seraient donc taxés entre 30 et 50 centimes par unité. Dans le détail, le taux de nicotine présent dans les flacons auraient un rôle sur l’importance de la taxe. Les liquides avec moins de 15 Mg de nicotine ne seraient taxés qu’à hauteur de 30 centimes. Pour les autres, plus rares dans le commerce et vendus à de gros fumeurs, la taxe monterait à 50 centimes d’euros par flacon.

L’Europe va dans ce sens

Si la taxe proposée par le gouvernement venait à être mise en place, elle devrait faire son arrivée en France au second semestre 2026. D’ici là les eurodéputés pourraient discuter d’une autre taxe, à l’échelle européenne, beaucoup plus violente pour les consommateurs.

En juillet dernier la Commission européenne avait proposé l’étude d’un texte pour taxer les produits de vapotage à l’horizon 2028. Il était alors question d’une taxe de 1,20 euro à 3,60 euros par flacon. Pour l’heure aucune taxation européenne n’existe sur ces produits.

Une mesure rentable ?

En mettant en place une telle taxe, l’objectif du gouvernement est double. Sur le court terme, c’est une entrée d’argent supplémentaire et une ligne positive dans le budget de l’État. Mais avec une si petite somme (30 centimes par flacon) le gouvernement ne va pas gagner des milliards d’euros.

La mise en place de cette taxe répond surtout à une logique sanitaire. Les dangers liés à la cigarette électronique ne sont plus à prouver et les scientifiques s’accordent à dire que ce produit, bien qu’un bon substitut pour arrêter de fumer ne doit pas être consommé pendant des années.

En taxant les e-liquides, notamment ceux avec une très forte concentration en nicotine, le gouvernement veut pousser économiquement des millions de Français à arrêter de fumer. Reste à savoir si cette idée arrivera au bout du long et fastidieux processus légal français.

Avant cette proposition, d’autres taxes avaient vu le jour autour des « produits du vapotage ». À ce jour elles ont toutes été abandonnées avant d’entrer en vigueur.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

TousAntiCovid
TousAntiCovid
Par : Gouvernement français
4.4 / 5
k324.5 avis