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Les cigarettes Juul poursuivies par la Californie pour avoir ciblé des mineurs

L’État de Californie accuse la startup de cigarettes électroniques Juul de cibler délibérément des mineurs avec des pratiques marketing illégales.

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Juul startup
© Juul

Cela fait plusieurs mois que la startup américaine Juul est la cible de polémiques dans le pays, au point que la FTC et la FDA ont ouvert une enquête concernant les goûts aromatisés de ses cigarettes électroniques.

La jeune pousse questionne aussi sur la façon dont sa stratégie marketing a été dirigée vers les mineurs. Cette interrogation était déjà soulevée par plusieurs organismes, mais une nouvelle étape a été dépassée aujourd’hui.

Les pratiques marketing de Juul remises en question

L’État de Californie et Los Angeles poursuivent Juul en justice, jugeant que la startup a employé des pratiques marketing visant les mineurs, ce qui est illégal dans le pays. Elle n’aurait pas suffisamment vérifié l’âge de ses clients, si bien que les plus jeunes auraient pu accéder aux produits. Les adresses email des mineurs auraient aussi été conservées pour qu’ils reçoivent des publicités.

Dans l’État américain, il est interdit de vendre des cigarettes électroniques contenant de la nicotine à des mineurs. Sauf que Juul a lancé de nombreux produits basés sur les arômes, dont la menthe, la mangue, la vanille ou encore la pomme. La vente de certains d’entre eux est désormais suspendue aux USA, en partie car ceux-ci attirent les mineurs.

D’ailleurs, le procureur général Xavier Becerra assure que les ventes de cigarettes électroniques aux mineurs ont très largement augmenté ces derniers mois (et années). Juul a sa part de responsabilité, car ses ventes représentent désormais « plus de 64% du marché du vapotage aux États-Unis », que ce soit auprès des plus jeunes ou des adultes. L’homme a aussi déclaré que le nombre d’élèves du secondaire qui vapotaient était passé de 11,7% en 2017 à 27,5% en 2019.

Juul a réagi par le biais de son porte-parole, Austin Finan, en déclarant : « Bien que nous n’ayons pas encore examiné la plainte, nous continuons de […] gagner la confiance de la société en collaborant avec les procureurs généraux, les organismes de réglementation, les responsables de la santé publique et les autres intervenants pour lutter contre la consommation de cigarettes par les mineurs et convertir les fumeurs adultes aux cigarettes électroniques ».

La startup a terminé sa déclaration en indiquant : « Notre clientèle est le milliard de fumeurs adultes dans le monde et nous n’avons pas l’intention d’attirer des mineurs ».

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Patrick Huet

    20 novembre 2019 at 21 h 45 min

    Evidemment, qu’ils veulent s’approprier le marché – et l’addiction – des mineurs.

    Rappelons que l’outil nommé « cigarette électronique » est un outil pour arrêter de fumer, pas un instrument pour commencer à fumer.

    On assiste à un détournement d’usage.

    Je propose donc qu’on reveienne à l’usage pour lequel il a été élaboré : permettre à un fumeur d’arrêter de fumer. A ce titre, il s’agit d’un outil pharmaceutique et ne devrait donc être délivrée, comme les patchs de nicotine, sur ordonnance d’un médecin.

    Cela clarifierait les choses et ferait revenir la cigarette à son usage initial.

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