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Voici la liste des 5 hackers les plus puissants de la planète

Le contexte de la guerre en Ukraine met sur le devant de la scène les cyberattaques.

Cyberguerre, piratage d’entreprises afin d’obtenir des secrets commerciaux, emails de phishing pour dévaliser les comptes bancaires… les risques de cybersécurité n’ont jamais été aussi élevés. L’année dernière, CPO Magazine parlait d’un montant total de dépenses liées aux piratages dans le monde à hauteur de 6000 milliards de dollars.

En ligne, les hackers sont présents partout, à l’origine des attaques comme des systèmes de sécurité pour déjouer les plans des malveillants. On les appelle les chapeaux blancs (white hat) et les chapeaux noirs (black hat), pour les distinguer. Mais il n’est pas une légende que de nombreux portent les deux casquettes : un “chapeau gris” (grey hat), comme l’appelle communément le milieu.

En 2021, les principales attaques en ligne prenaient la forme de DoS ou de DDoS, par dénis de service ou dénis de service distribué. Une méthode qui ne permet pas en soi d’obtenir des informations, mais qui crée un environnement propice aux hackers pour ensuite soutirer tout ce qu’ils souhaitent via d’autres méthodes. Samedi dernier, une agence ukrainienne rapportait qu’ils recevaient de “façon continue” des attaques de ce type en provenance de Russie depuis le début de l’invasion le 24 février.

Les autres types d’attaques les plus populaires sont les MitM (Man in the Middle), en deuxième position, puis les attaques de type phishing, qui touche principalement les utilisateurs particuliers et leurs comptes bancaires. D’année en année, les techniques se sont améliorées, mais au classement des meilleurs hackers, une figure des années 80 domine toujours.

1/ Kévin Mitnick

Les spécialistes de cybersécurité sont unanimes pour placer Kévin Mitnick en tête des plus respectables et puissants hackers de la planète. Passé du chapeau noir au chapeau blanc, il a principalement forgé sa carrière dans les années 80 en causant beaucoup de dommages à la compagnie Pacific Bell.

En 1981, à 18 ans, le Californien s’attaquait déjà à du lourd en volant des manuels informatiques à la société dans les télécommunications. Il reviendra plus tard sur le dossier en piratant son système de messagerie vocale. Entre temps, il purgeait d’une peine de prison pour avoir piraté le Commandement de la défense nord-américaine (NORAD) en 1982, puis le réseau de Digital Equipment Corporation (DEC) en 1989.

Cela dit, tout au long de sa carrière en tant que pirate informatique avec le “black hat”, il n’a jamais exploité les données et les accès qu’il obtenait. Sa motivation, alors, n’était que de prouver qu’il était possible de pénétrer dans les systèmes informatiques de ces systèmes jugés sûrs.

2/ Anonymous

Sur la deuxième place au classement, l’organisation Anonymous ne peut être ignorée. Apparue en 2003, elle est régulièrement mentionnée dans l’actualité tant sa principale feuille de route est de s’attaquer aux menaces pour la justice sociale, les menaces terroristes ou étatiques.

Dernièrement, Anonymous a dit qu’il attaquerait la Russie pour son invasion de l’Ukraine. Ces dernières heures, l’organisation a pris le contrôle de plusieurs chaînes russes pour y diffuser la réalité des faits sur la situation à l’ouest de ses frontières.

Si plusieurs grosses personnalités d’Anonymous ont perdu leur anonymat par des enquêtes du FBI et d’autres services, l’organisation de hackers reste très solide et discrète, notamment grâce à son modèle sans grande hiérarchie.

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3/ Adrien Lamo

Dans la vingtaine, comme Kévin Mitnick en 1980, Adrien Lamo s’attaquait à Yahoo en 2001 et arrivait à modifier une dépêche de l’agence de presse britannique Reuters. Ses motivations dans les médias ont continué en 2003 lorsque le pirate informatique arrivait à pénétrer dans l’intranet du New York Times. Son influence est révolue, l’homme étant décédé en 2018 dans des conditions mystérieuses.

Son nom reste l’un des plus médiatisés et des plus populaires aussi. Adrien Lamo, à ses débuts, était le profil type du hacker surdoué, avec un sac à dos, toujours en vadrouille et qui emprunté des connexions internet de part et d’autre pour pouvoir réaliser ses attaques d’une simplicité déconcertante. À l’aise avec les failles de sécurité, il trouvait aussi ses capacités dans l’enquête physique, avec des employés des entreprises, pour leur soutirer des mots de passe.

4/ Albert González

Le pirate le plus connu des banques s’appelle Albert González. Cubain et actuellement incarcéré après avoir été condamné en 2010 à 20 ans de prison, il est le premier à avoir réalisé des fraudes à la carte bancaire et des piratages d’information de crédit, qui lui ont parfois valu l’obtention de centaines de millions de dollars comme avec son grand coup avec le distributeur américain TJX.

Sa carrière, il l’a démarré dans le réseau Shadowcrew, un forum sur la cybercriminalité qui comptait Albert González parmi ses utilisateurs les plus puissants et les plus actifs. Mais de black hat, il a vite changé de camp pour travailler pour les services secrets alors qu’il devait purger une peine de prison pour ses activités illégales. C’est alors qu’il a contribué à l’arrêt de nombreuses autres figures du réseau Shadowcrew.

Mais tel un vrai “grey hat”, il opérait en même temps que de travailler avec les services secrets sur de lourdes attaques aux fonds bancaires chez des sociétés comme OfficeMax, Dave and Buster’s et Boston Market.

5/ Matthew Bevan et Richard Pryce

Champions des réseaux informatiques militaires, Matthew Bevan et Richard Pryce ont travaillé en équipe et sont connus des agences militaires pour avoir failli déclencher une troisième guerre mondiale en 1996. À l’époque, ils avaient respectivement 21 et 16 ans, et sont arrivés à pirater la la base de Griffiss Air Force, la Defense Information System Agency, mais aussi la NASA et le Korean Atomic Research Institute (KARI).

Leurs travers, qui auraient pu mener à de grosses représailles militaires, concernent une opération sur un centre de recherche sud-coréen, qui permettait à Richard Pryce, dit “Datastream Cowboy”, de récupérer des informations de la base de données du Korean Atomic Research Institute. Le risque était alors que la Corée du Nord pense qu’il s’agisse d’une violation américaine, à des fins d’espionnage.

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