Plus de 200 millions de dollars de dons. C’est l’argent récolté par Fairshake, un super PAC représentant les intérêts des grandes entreprises des cryptomonnaies aux États-Unis. Alors que le scrutin du 5 novembre va changer le destin de l’Amérique et du reste du monde, les géants du secteur ont bien l’intention de se faire entendre.
Des sommes faramineuses récoltées
Lancé en décembre 2023, ce lobby affirme soutenir « les candidats qui s’engagent à faire des États-Unis le foyer des innovateurs qui construisent la prochaine génération d’Internet » et dit faire pression pour « un cadre réglementaire et juridique plus clair » en faveur du secteur de la blockchain.
Sa création était d’autant plus nécessaire que ces sociétés n’ont pas le droit de financer directement des candidats tandis que les donateurs individuels sont soumis à un plafond de contribution. En passant par ces Super PAC en revanche, les sommes récoltées sont illimitées. L’existence de ces structures est d’ailleurs critiquée, mais en attendant une éventuelle réforme, les intéressés ne se privent pas d’en profiter.
En l’espace de quelques mois, Fairshake a ainsi reçu plus de 46,5 millions de dollars de dons de la part de Coinbase, le géant des cryptomonnaies. Le réseau Ripple, basé sur la blockchain, lui a quant à lui alloué 45 millions de dollars. Enfin, les dirigeants de la société de capital-risque Andreessen Horowitz ont donné plus de 44 millions de dollars, rapporte le site OpenSecrets.
Comment Fairshake pèse-t-il sur l’élection ?
Avec cette manne, le Super PAC investit massivement dans des publicités visant à faire élire des partisans des cryptomonnaies. Il s’affaire également à ruiner la carrière des parlementaires qui veulent mieux réguler le secteur.
D’après des chiffres datant de juillet dernier, 14,4 millions ont déjà été dépensés pour les campagnes des candidats au Congrès, et on peut imaginer que le mouvement ne fera que s’accentuer à l’approche du vote.
Donald Trump et Kamala Harris se positionnent
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— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) September 12, 2024
La pression s’accentue donc sur les deux candidats à l’élection présidentielle. Donald Trump s’est rapidement placé comme un fervent défenseur de cette industrie. Il a par exemple déclaré :
Les républicains mettront fin à la répression illégale et anti-américaine des démocrates contre les cryptomonnaies et s’opposeront à la création d’une banque centrale des monnaies numériques.
Alors que l’administration Biden a eu des mots très durs à l’égard du Bitcoin et a commencé à adopter des législations pour freiner les dérives du marché, Kamala Harris semble aujourd’hui temporiser.
Lors de la dernière convention démocrate en août, Brian Nelson, son principal conseiller en politique, a ainsi affirmé qu’elle allait « soutenir des politiques qui garantissent que les technologies émergentes et ce type d’industrie puissent continuer à croître ». La vice-présidente n’a sans doute pas envie de se fâcher avec les 7 % d’Américains qui déclaraient détenir des actifs crypto dans un sondage réalisé par la FED.
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