Soigner ses titres, pour ses lecteurs, pour Google… et le reste

Trouver un bon titre est un art difficile qui existe depuis que la presse et la littérature existent. Le titre est à l’article de presse ou de blog ce que la marque – ou le slogan – est au produit : il doit être évocateur et faire envie au point de déclencher le réflexe « d’achat »,

Trouver un bon titre est un art difficile qui existe depuis que la presse et la littérature existent. Le titre est à l’article de presse ou de blog ce que la marque – ou le slogan – est au produit : il doit être évocateur et faire envie au point de déclencher le réflexe « d’achat », l’achat ici étant le clic sur le titre et la lecture de l’article en question.

Tout en perpétuant des méthodes qui existaient déjà : comme l’éditeur littéraire cherche le meilleur titre pour que son dernier bouquin figure en bonne place sur les étals des libraires et attire l’œil du chaland, le rédacteur web opère de la même façon pour être bien référencé dans les moteurs de recherche, ce qui revient à être bien placé sur les étals de Google afin d’attirer l’œil de l’internaute.

Selon que vous êtes SEO, ou pas…

Le web, et l’émergence des CMS (systèmes de gestion de contenu), puis des blogs, a quelque peu changé la donne. La structure des CMS et des blogs permet au rédacteur d’attribuer deux titres au même article : un pour les lecteurs, et un autre pour Google.

Bien sûr, ces préoccupations concernent principalement les rédacteurs qui cherchent à faire progresser leur audience, et pour qui le choix d’un bon titre n’est qu’un élément constituant d’une stratégie de SEO (Optimisation pour les moteurs de recherche) qui prend en compte beaucoup d’autres facteurs.

De fait, il existe donc deux types de « bons » titres, et deux écoles : le bon titre « SEO », dont les blogueurs avisés sont devenus les orfèvres en la matière, et le bon titre « presse » dont l’un des représentants les plus connus reste certainement Libération, quand l’inspiration est là.

Révolution culturelle en cours

Ces deux écoles sont aujourd’hui en train de fusionner pour donner naissance à une nouvelle forme de titraille : celle qui sait en même temps tirer le meilleur parti des contraintes « littéraires » et du SEO. Les journalistes sont sensibilisés, voire formés aux techniques du SEO, et réapprennent l’art du titre version web : on n’écrit plus pour Google comme on écrivait avant, et, au même titre que d’autres formes d’expression et de création, la rédaction web bouleverse profondément les habitudes. Il faut savoir faire plus court, plus percutant, et si possible ne pas oublier la bonne densité de mots-clés au début de ses articles.

Autant de figures imposées qui font dresser les cheveux sur la tête de certains rédacteurs, souvent ceux de l’ancienne génération (comprendre, ceux qui ont eu une vie avant le web), qui reprochent au web d’appauvrir la langue, et donc la pensée. Nous verrons si ces réticences étaient fondées… dans quelques décennies. Personnellement je ne le pense pas, si tant est que l’on admette l’idée de langue vivante.

Alors, c’est quoi un bon titre ?

Avant de tenter de déterminer ce qu’est un bon titre, encore faut-il savoir à qui il s’adresse. Il y a certes un corpus de règles qui sont valables dans toutes les disciplines, et ce sont celles-ci que nous allons voir ci-après, mais il n’en reste pas moins vrai que l’on n’accroche pas le lecteur d’un Skyblog de la même façon que celui d’un blog littéraire, ou d’un site de recettes de cuisine.

Un bon titre doit à minima présenter les caractéristiques suivantes :

  • Immédiatement compréhensible, quelque soit le contexte
    La profusion d’informations auxquelles est confronté l’internaute ne laisse pas tellement de marge pour l’à peu près : il faut être clair, explicite et accrocher l’œil (et le clic) en quelques centièmes de seconde. L’article qui parle du test du dernier Reflex Canon aura plus de chances d’être lu s’il est intitulé « Photo : test du dernier Reflex Canon » que s’il s’appelle « Un appareil qui tient ses promesses, la photo dans tous ses états ».
  • Court, aller à l’essentiel
    Une dizaine de mots semble être un bon équilibre.  On peut même se passer du verbe, comme dans l’exemple précédent, et même des adjectifs et des adverbes. Les formules ampoulées et littéraires n’ont pas vraiment leur place.
  • Dense en mots-clés, surtout au début
    Voici typiquement une contrainte SEO : placer deux ou trois mots-clés dans le titre, qui caractérisent le sujet et seront repris dans le corps de l’article, donnant davantage de poids et de pertinence à l’ensemble. Si vous parlez de la disponibilité de Windows 7 au téléchargement, mieux vaut écrire simplement « Télécharger Windows 7 » que « Windows 7 est maintenant disponible sur le site de Microsoft en téléchargement ». Mettre le premier mot, qui est un mot-clé, en majuscules peut également aider.
  • En cohérence avec l’article qu’il chapeaute
    Dans l’idéal, le premier paragraphe de l’article devrait presque constituer une continuité du titre, ou en tout cas en reprendre les principaux termes et mots-clés, si possible en caractère gras.
  • Unique
    Le titre ne doit correspondre qu’à l’article qu’il introduit, sauf dans le cas de séries bien sûr. Rien de plus barbant que les marronniers de presse qui reviennent périodiquement, de type « Toute la vérité sur les francs-maçons » ou « Le marché de l’immobilier dans votre ville ». Palme d’or à « Hôpitaux, notre grande enquête exclusive ». Les blogs ne sont pas à l’abri de ces pratiques : quand j’ai cherché « Twitter pour les nuls » sur Google, j’ai obtenu une page complète de résultats avec le même titre 🙂
  • Imaginatif
    Un peu de créativité ne fait pas de mal, surtout quand on traite de sujets déjà cent fois rebattus. Rester dans la norme tout en faisant preuve d’inventivité est également un exercie difficile qui peut vite se révéler chronophage. Il m’est déjà arrivé de consacrer presque autant de temps à trouver le titre d’un article que pour la rédaction de l’article lui-même. Non pas que je cherchais le titre génial, mais tout simplement… un titre.

Mais l’émergence des nouveaux médias impose d’autres règles.

Si le rédacteur doit avoir en tête l’optimisation pour Google en même temps que ses talents d’écriture, il doit aussi maintenant prendre en compte Twitter et les agrégateurs, dont les Digg-like, qui ont instauré encore de nouvelles règles de lecture et de compréhension, et donc d’écriture. Sans aller jusqu’à dire qu’il faudrait que les CMS intègrent maintenant non plus 2 mais 4 options différentes de titre pour un même article (un pour les lecteurs, un pour Google, un pour Twitter, un pour les Digg-like), cette nouvelle dimension n’est pas à négliger. Si vous voulez être tweeté, pensez-y aussi dans vos titres.

Des règles sans exceptions ?

Nous avons vu un aperçu des qualités qui caractérisent un bon titre. Mais est-ce aussi restrictif ? Y a-t-il vraiment une recette magique du titre, faite d’une pincée de mots-clés saupoudrée d’une dose d’imagination ?

Heureusement, non. Tout le monde n’écrit pas pour Google (enfin, pas encore) et nombre de blogueurs se préoccupent de leur référencement comme de leur première balise HTML. Puis, au milieu, il y a tous ceux qui sont sensibles à leur visibilité dans les moteurs de recherche mais qui, par choix ou par méconnaissance des règles élémentaires du SEO, ne changeraient pas une virgule à leurs titres. Dans la presse traditionnelle, on dit de ceux-là qu’ils seraient prêts à tuer père et mère pour un bon titre. Ok, on se calme.

Ce qui donne parfois des accroches quelque peu absconses, mais tellement délicieuses. Pour faire un dernier parallèle avec la littérature, je pense toujours à l’arrachage de cheveux que doit représenter la sortie de chaque nouvel ouvrage d’une Amélie Nothomb pour son éditeur, tant les titres sont énigmatiques, et peu « vendeurs ». Et pourtant, Stupeurs et tremblements ou Cosmétiques de l’ennemi (uh ?) n’empêchent pas cette chère Amélie de figurer régulièrement en bonne place dans les ventes. Alors, alors ? Alors dans ce cas précis, le titre mystérieux est devenu une marque de fabrique, comme une signature de l’auteur. Il fait donc partie intégrante de l’œuvre, et participe à son succès.

Pour illustrer cette tendance, et pour conclure, rien de tel qu’un petit florilège de quelques bons blogs qui manient l’art du titre avec un bonheur sans cesse renouvelé. Vous verrez que parmi eux il y a certes des blogs moins connus, mais également des sites célèbres, qui régalent quotidiennement leurs lecteurs de titres savoureux et décalés. SEO ou pas, on s’en fout : ça claque sa race dans l’agrégateur. Et quand ça claque, ça clique.

Pingoo
Aisselles poilues : le débat
Partouzons avec Calvin Klein (en jean)
S’envoyer en l’air, mode d’emploi (un billet sur un lit à étage, non mais qu’est-ce que vous croyez)

Monsieur Lâm
Fais-moi la moue comme une bête
Ou qu’il est le cu-cul ou qu’elle est la te-tete
1 film, 1 vieux

BienBienBien (là c’est un festival, que du bon)
Mon banquier est un rat. Un gros rat. Non, vraiment.
L’alcool, c’est moche, surtout chez les autres
Vaut-il mieux se reconvertir dans le porno ou en sortir ?

Patrice Cassard (pareil que précédemment, en général)
Bleu de mes couilles en ski
Enlarge your tennis !
Oui, vas y ! Fais l’amour avec l’objectif …

DaBloOg
Le chat est mort ce soir
Il était une fois le bouc
Les couilles bleues c’est dangereux

Dans un prochain article, nous verrons les techniques de titres qui peuvent attirer du trafic.


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53 commentaires

  1. Je suis complètement d’accord avec toi. Après il y a des abus aussi. Sur certain terme que je viens de mettre en titre, je me retrouve 1er sur google même pas 1 heure après le post. je sais que certain doivent en profiter pour se faire de la visite en « dupant » les surfeurs en mettant des titres aguicheurs.

    Bref c’est vrai que bien penser ses titres est indispensable. Surtout avec le lien sur Twitter…

    Merci pour se rappel et complément d’infos sur cela.

  2. Le titre est effectivement un élément très important. Le lecteur peut ne pas lire un article à cause du titre, et inversement.

    Il doit pouvoir tout dire et ne rien dire à la fois. Le lecteur doit savoir de quoi va parler l’article, tout en laissant l’envie de le lire.

  3. C’est sûr qu’en terme de SEO, on n’a encore rien fait de mieux que le choix d’un bon titre 🙂

    Malheureusement, titre SEO n’est pas toujours compatible avec titre éditorial…

  4. J’adhère complètement à l’ensemble du raisonnement.

    Malgré tout ton article me fait me poser une question vis à vis de: « Si le rédacteur doit avoir en tête l’optimisation pour Google en même temps que ses talents d’écriture, il doit aussi maintenant prendre en compte Twitter et les agrégateurs, dont les Digg-like, qui ont instauré encore de nouvelles règles de lecture et de compréhension »

    En effet, quelles sont ces nouvelles règles de lecture pour twitter, agrégateurs ou digg-like?

    Merci!

  5. Le SEO aplatit les titres !

    Un titre comme « 10 outils gratuits pour référenceurs avertis », c’est aguicheur et SEO performant. Mais quand tout le monde s’y met, ça devient franchement lourd. Quand je regarde mon client RSS, voilà ce que j’y lis :

    Referencement de blogs : 3 types de messages pour populariser votre blog
    Référencement Gratuit – 37 annuaires pour améliorer votre visibilité.
    10 outils gratuits pour référenceurs avertis
    20 outils recherche de mots-clés pour le SEO
    27 videos de Matt Cutts commentées par un SEO français
    Extensions Firefox : 7 extensions SEO et Web pour Firefox
    SEO : 10 mauvaises idées
    SEO et Analytics : 4 méthodes pour une combinaison parfaite
    8 Points à Eviter sur Google analytics

    Et la liste n’est pas terminée.
    Résultats des courses, on ne clique plus !

    Au début, on parlait de SEO, maintenant on parle de rédaction web (orientée SEO).
    Il y a un ou deux ans, un très bon blog français de webmarketing publie un article sur la rédaction des titres, avec notamment des propositions d’accroche du genre « les 7 trucs immanquables pour devenir intelligent, beau et fort ». L’impact fut sans appel. Peu de temps après, les SEO se sont presque tous mis à faire des accroches en forme de promesse miracle. A quand le goudron et les plumes ?

    Aujourd’hui, les webmasters s’intéressent plus sérieusement qu’avant au SEO. Ils finiront aussi par s’intéresser à la rédaction web. Promesse de platitude !

  6. Des bons titres oui, mais avoir également un bon Trustrank c’est mieux sur du concurrentiel, n’est ce pas ? ^^

    ( Sinon merci la longue traine au début ^^ GG à pensé à tout ^^ )

  7. OK avec les trois titres (et le reste de l’article – bien écrit d’ailleurs – ) mais le fait d’avoir un différent de l’URL et encore différent du post-title, ne fait-il pas perdre de sa puissance à chacun des trois éléments ?
    merci pour les réponses de ceux qui savent.
    🙂

  8. Tout est juste mais (je pense) que tu aurais dû rajouter que cela est possible quand on a déjà un lectorat assez important. Le nombre de fois où je suis tombé de cul en lisant tes titres de billets en me disant « mais où va-t-il chercher tout ça ? » car certains sont super bien tournés et bien maintenant je sais pourquoi.

    Donc pour en revenir à ce que je disais, un blog n’ayant pas beaucoup de lecteurs (ou étant jeune) ne peut se permettre de faire de l’esprit dans les titres. Je pense qu’il est préférable de mettre un titre évocateur du sujet traité et qui aura beaucoup plus de chance d’être tapé dans Google, Yahoo,….(on oubliera ici les pros du « machine nue » alors qu’elle est en maillot de bain et « sextape de nunuche » qui s’avère être une photo habillée piquée à Gala.)

    Si je reprends un des exemples cités : « Bleu de mes couilles en ski », je ne crois pas que beaucoup des gens tapent sur Google Bleu+couilles+ski pour trouver des chaussettes. Attention je ne juge pas le billet ni le titre hein, c’est juste par rapport au sujet du billet d’Eric sur les titres et le SEO.

    Ce n’est que mon humble avis, je ne suis pas SEOer donc mon témoignage ne pourrait être pris comme référence.

  9. Bonjour,

    Article intéressant !

    Personnellement, je reste favorable au titre évocateur et plus éditorial que le SEO…

    Néanmoins, ma stratégie n’oublie pas le SEO : Mon titre est explicite et accrocheur mais mes urls sont optimisées SEO. Le bon compromis pour moi !

    Bonne journée à vous,

    François

  10. Merci Eric pour ton article et le débat que tu ré-ouvres. Pour moi, le top c’est par exemple : optimisation-du-contenu-travaillez-votre-text-appeal (Cf Sebastien Billard). En voici les raisons.

    Me concernant, j’ai une approche très SEO du titre ou plus précisément de la balise Title. Dans la pratique, j’utilise souvent des titres dits « descriptifs » visant une requête de 2 à 4 mots clés. Ex : Telécharger windows 7 pour reprendre ton exemple.

    C’est une requête que je vise en « connaissance de cause » suite à une rapide analyse du potentiel de trafic et de la concurrence de celle-ci. Ainsi si j’utilise « télécharger windows 7… », c’est que je considère qu’elle est plus intéressante que « windows 7 à télécharger… »

    Je ne crois pas au titre 100% éditorial, à la Libération. @ Eric, les titres que tu prends en exemple à la fin sont pour moi beaucoup trop dans cette lignée. Par contre, lorsque j’arrive à trouver des mix, là c’est le bingo. Dans l’exemple, optimisation-du-contenu-travaillez-votre-text-appeal, la 1ère partie descriptive fonctionne très bien pour google et le lecteur (optimisation du contenu) et 2ème partie incitative est une pure merveille pour le lecteur (text-appeal). Mais là, effectivement ça demande du travail et personnellement, je n’ai pas toujours le temps ou le talent pour trouver un tel titre.

  11. Je trouve cela tout a fait normal, un bon titre bien compréhensible doit normalement attiré le clique de l’internaute si ce dernier est intéressé, je trouve que ce sont les moteurs de recherches qui doivent suivre et non pas les webmasters …

  12. Joli article. Le titre reste un élément d’une grande importance pour générer du trafic. Il faut savoir l’adapter à tout public, si tenté que Google en est un 🙂

  13. Moi je poserai jsute la question. Est-ce que les blogueurs ou tout autre personne rédigeant les articles doivent-ils s’adapter aux outils mis à disposition sur le web, ou est-ce que ce n’est pas plutôt à ces outils à s’adapter pour mieux référencer ces articles ?

  14. @Eric : N’est-il pas dangereux de placer un contenu différent pour un moteur de recherche que pour un visiteur classique ? Il me semble que Google n’aime pas ça et réaliser quelques contrôles opportuns ?

  15. … je me rappelle d’un très bon titre de Libération, juste après les élections présidentielles où l’on voyait notre actuel président à l’avant d’un superbe yacht, short blanc immaculé, Ray Ban sur le nez et téléphone portable… avec pour titre en pleine première page « Boat People »…

  16. @ GnoZtiK, je ne pense pas que cela soit le SEO qui appauvrit les titres mais comme tu l’expliques ensuite dans ton commentaire, le fait que les règles devenant connues, tout le monde veut les copier. Je dis bien copier et non suivre…

    Résultat, des titres descriptifs et accrocheurs, 100% google friendly mais un gros bémol, une promesse alléchante qui n’est que rarement tenue.

    A l’arrivée, le titre doit garder son rôle incitatif. Par contre, l’article et surtout le chapô doivent montrer que le contenu est à la hauteur. On retrouve alors tout le rôle du rédacteur web qui sait écrire pour le web et organiser le contenu pour ce média.

    Ce commentaire vient de me faire prendre conscience que lorsque nous parlons de titre, nous parlons surtout de relation auteur – lecteur, autrement ce qui est en vogue aujourd’hui, l’e-reputation.

    Tiens une idée d’article… avec un titre qui doit être accrocheur. C’est bien la moindre des choses.
    Rédaction web : au-delà du titre, la relation de confiance http://enseignantmultimedia.bl.....re-la.html

  17. « La structure des CMS et des blogs permet au rédacteur d’attribuer deux titres au même article : un pour les lecteurs, et un autre pour Google. »

    Je n’ai jamais vu ça sur WordPress, est-ce implémenté de base ou faut-il un plugin ?

  18. Pingback: Stéphane Gillet

  19. Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il faut soigner ses titres et qu’appliquer les techniques dérivées du SEO donne de bons résultats.

    Cependant, si tu te mets à présenter un titre différent selon que c’est un internaute ou un robot d’indexation qui lit ta page, c’est du cloaking …

    … Faire du cloaking, c’est faire du SEO en faussant les cartes – et tu peux être retiré de l’index de google pour ça.

    http://www.google.com/support/.....swer=66355

    Bah oui, sinon, c’est trop facile : mettre un titre incompréhensible mais bourré de mots clé pour le robot et mettre une accroche sympathique pour le lecteur … Mais là, c’est de la triche …

  20. Tres bon article. Il y a encore quelques idees qui pourraient y etre ajoutees comme:
    – l’utilisation de chiffres lorsque cela est possible car tres apprecies des lecteurs
    – essayer de lancer la reflexion chez le lecteur des le titre. Il faut l’engager dans le sujet pour qu’il veuille aller plus loin en posant une question ou en jouant la controverse par exemple…

  21. Ouais, comme le suggérent certains des commentaires ci-dessus, et en extrapolant un peu : le titre, on n’en a rien à foutre POURVU QUE LE CONTENU SOIT BON…
    Certes, Google ne réagit pas comme cela, je le concède, mais franchement, si tu commences à écrire des billets POUR Google, tu n’es pas loin de passer du côté obscur Eric (cf. Morandini & friends…).

    Avec ta notoriété et ton affluence, je ne comprends pas pourquoi tu continues encore à « réfléchir SEO ». Cela me semble contre-productif pour CE blog (mais les conseils donnés pourraient éventuellement servir à d’autres, moins connus).
    Pour ma part, je pense que fournir des titres différents à Google et aux utilisateurs EST LE MAL (d’ailleurs considéré comme tel par Google lui-même). Surtout que ça ne sert à rien (selon moi, mais il faudrait avoir des tests fiables pour juger sur ce point).

    De manière plus générale, je reste assez circonspect sur le terme « SEO » : les moteurs de recherche (Google le premier) ont TOUT INTERET à ce que leurs algorithmes soient les plus pertinents possibles. Et ils font les ajustements nécessaires (pas toujours assez vite, c’est clair) pour que cela soit le cas. POURQUOI vouloir « forcément » les gruger avec des techniques plus ou moins recommandables ? Le résultat sera globalement NEGATIF pour les utilisateurs (et vaguement positif pour toi).

    Conclusion : Google (et les autres moteurs) indexe et référence CORRECTEMENT tes billets (et les nôtres) QUELQUE SOIT leurs titres ou autres « astuces » utilisés.
    Tu ne devrais pas passer autant de temps à trouver un titre.. 😉
    Ceci dit, il est vrai également que certains titres « chocs » peuvent amener une gloire effémère, mais si le contenu ne suit pas, les lecteurs non plus…

  22. Honnêtement, c’est chiant à mourir l’optimisation des titres pour le référencement. On y gagne peut être en trafic brut, mais on y perd en fidélisation et en caractère différenciant : toutes les news ont quasiment le même titre, du coup la patte d’un blog est bien difficile à trouver.

    Je vote pour les titres à la Libé, la qualité du contenu vaincra, même si la pente est longue… D’ici là Google sera un peu moins sot.

  23. Pingback: BlOg’X Office #7 : petit medley du Web | Autour du Web

  24. C’est la toute la difficulté de l’écriture sur le web …

    Ecrit-on pour les moteurs de recherche ou pour les lecteurs ? Question difficile, car sans aucune optimisation, votre article n’apparait pas dans les résultats de google (donc n’aura pas beaucoup de lecteurs), tandis qu’un contenu trop optimisé devient rapidement lourd pour les visiteurs …

    Il faut savoir trouver le juste milieu … (ce qui n’est jamais facile)

    En tout cas, cet article est très intéressant

  25. Même si je suis attentive au SEO, j’admire ceux qui savent trouver un titre accrocheur façon Libé. C’est un vrai talent, et nous ne l’avons pas tous. Alors faute d’inspiration, pourquoi pas SEO. Mais en essayant de ne pas être ennuyeux.

    Parce que, pour moi, bloguer doit rester avant tout un PLAISIR. Et je rejoins là l’argument de la relation auteur-lecteur. Puisque le blog nous le permet, pourquoi s’en priver ?…

  26. Tout à fait d’accord avec MPok. On peut comprendre que les gars qui se lancent pratique du SEO pour toucher leur premier lectorat.
    Pour ceux qui ont tellement de commentaires qu’ils ne les commentent que rarement, le SEO nuit à la valeur « brut de pomme » de leur blog.

  27. Un article fort intéressant !
    Pourquoi pas un article sur les techniques de SEO ? Même sans se vouloir expert, tu pourrais surement nous donner de bonnes pistes 🙂

  28. Pingback: Instant T, focus n°3 | Maxime-Viry.com

  29. Ah je viens juste de voir que t’avais cité DaBloOg…
    Oui je lag un brin.
    Alors je suis touché d’être reconnu haha mais en même temps c’est pas mes meilleurs titres 😛

    Bref pour répondre, J’ai fait le choix pour DaBloOg de viser un titre accrocheur ou mystérieux plutôt que référençable… C’est un choix qui a ses atouts et ses faiblesses c’est clair 🙂

  30. Oh un blog qui parle de nous (DaBloOg), ça doit être la première fois tiens 🙂

    Bon GoOz a raison, ce n’est pas les meilleurs titres qu’on ait pu pondre.

    Moi ce que je préfère avant tout ce sont les titres qu’on ne comprend vraiment qu’après avoir lu l’article en entier ^^

  31. Pingback: Twitter Trackbacks for Trouver des bons titres pour augmenter son trafic | Presse-Citron [presse-citron.net] on Topsy.com

  32. Pingback: Wordpress : meilleure plateforme de blog pour le SEO selon Matt Cutts | Presse-Citron

  33. Pingback: – La Méthode Google de Jeff Jarvis | La vie 2.0

  34. Je reste convaincue que les visiteurs ne se « font avoir « qu’une fois sur les titres aguicheurs mais sans réels liens avec l’article. C’est gagné un visiteur, mais est-ce que cela lui donnera envie de revenir ?
    Pour mon blog, j’ai fait simple et sans sensationnel : le titre des articles correspond aux titres des ouvrages présentés. Trop simple pour certains, mais égalitaire pour les livres.

  35. Pingback: La Méthode Google de Jeff Jarvis – Blablabla

  36. Oui, on peut penser les articles avec un titre pour les internautes et un autre pour Google. Mais l’idéal est qu’il soit le même !
    Car l’internaute tape souvent dans Google ce qu’il recherche !
    Après le titre est tout un art ! Comme dans le nom d’un site. J’aime bien par exemple PRESSE CITRON !
    Sans fayoter. J’aime aussi dans un autre genre http://www.chansonsvertes.com

    Laure

  37. Pingback: Créer son blog : Trouver un nom | Destination webmarketing

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