C’est une fonctionnalité qui n’en finit plus de faire polémique. Dans le cadre du déploiement d’iOS 14.5 qui sortira au printemps, Apple prévoit la mise en place du app tracking transparency (ATT). Concrètement, lorsqu’une application tentera de partager les données personnelles d’un utilisateur, ce dernier en sera informé et aura la possibilité d’empêcher ce ciblage publicitaire.
Dans la foulée, de nombreux développeurs ont fait part de leur mécontentement face à cette mesure qui risque de mettre à mal leur modèle économique. Facebook mène la danse et Mark Zuckerberg a déjà vivement critiqué Apple à plusieurs reprises. Les acteurs de la publicité sont également mobilisés et notamment en France où plusieurs associations ont saisi l’Autorité de la concurrence le 23 octobre dernier à ce sujet.
Apple doit aussi faire face à une plainte déposée devant la CNIL
L’instance indépendante vient de refuser les demandes de ces organisations visant à imposer rapidement des « mesures conservatoires » afin d’empêcher le déploiement de l’ATT. En clair, il n’est pas question pour eux d’agir immédiatement. L’instruction va donc suivre son cours et devrait encore durer quelques mois, voire jusqu’à la fin d’année, selon nos confrères de Paris Match.
L’Autorité de la concurrence précise ainsi :
Il ne résulte pas de l’instruction préliminaire menée au stade de l’examen des mesures conservatoires qu’Apple aurait, par la décision contestée de mettre en place une sollicitation ATT, poursuivi un objet anticoncurrentiel, pris une décision dépourvue de justification objective ou disproportionnée, ou mis en œuvre une pratique susceptible d’avoir potentiellement un effet anticoncurrentiel.
Du côté de la firme de Cupertino, on se réjouit de cette annonce : « Nous sommes reconnaissants envers l’Autorité de la concurrence française d’avoir reconnu qu’App Tracking Transparency dans iOS 14 est dans le meilleur intérêt des utilisateurs français d’iOS ».
Pour rappel, Apple doit aussi faire face à la plainte déposée récemment par l’association France Digitale, qui représente les intérêts de 1800 startups, auprès de la CNIL. L’examen est en cours et la firme de Cupertino est accusée de violer le RGPD en activant par défaut les annonces personnalisées pour certains de ses services. Des affirmations qualifiées de « notoirement fausses » par l’entreprise.
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