Le terrible crash survenu ce jeudi 12 juin en Inde a tué 241 des 242 personnes à bord. Vishwashkumar Ramesh, un homme britannique d’une quarantaine d’années, a miraculeusement survécu. Comment est-ce possible ?
Un survivant
Seulement quelques secondes après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad, l’appareil, un Boeing 787-8 Dreamliner de la compagnie Air India, s’est écrasé sur des habitations se trouvant à proximité de l’aéroport. Une nouvelle tragédie pour Boeing, qui a dégringolé en Bourse dans la foulée. L’impact a provoqué une importante explosion qui paraissait malheureusement fatale pour l’ensemble des passagers.
Mais quelques heures après le drame, on a appris que l’un d’entre eux avait bel et bien survécu. Le visage en sang mais capable de marcher, l’homme « n’a aucune idée de comment il s’en est sorti », a indiqué son frère, Nayan Kumar Ramesh, à la BBC.
Un tel scénario s’est déjà produit
Et si ce type de scénario est extrêmement rare, il n’est pas inédit. En 1987, un avion de la Northwest Airlines s’est écrasé peu après son décollage de Detroit, aux États-Unis. L’appareil, un McDonnell Douglas DC-9, a percuté le sol à grande vitesse, se disloquant sur plus de 900 mètres en traversant plusieurs ponts autoroutiers. Tous les sièges passagers ont été arrachés et dispersés dans les décombres. Sur les 155 personnes à bord, seule une fillette de 4 ans a survécu.
Plus récemment, en 2009, un Airbus A310-324 de Yemenia Airways s’est abîmé dans l’océan Indien, à environ 15 kilomètres des côtes comoriennes. La seule survivante, Bahia Bakari, une adolescente française de 12 ans, a été retrouvée accrochée à un débris flottant depuis plus de 13 heures.
Il y a quelques mois, le 19 décembre 2024, deux hôtesses de l’air ont également survécu à l’accident d’un avion de la compagnie Jeju Air en Corée du Sud, qui a fait 179 morts. Ces dernières étaient assises à l’arrière de l’appareil lorsque le Boeing 737 a percuté un talus par l’avant, et pris feu.

De nombreux facteurs à prendre en compte
Et si l’on entend souvent que l’arrière d’un avion est moins dangereux, les experts ne sont pas d’accord : tout dépend de la nature du sol sur lequel il s’écrase et de la partie de l’appareil touchée (nez, queue, ailes). Vishwashkumar Ramesh était assis au siège 11A, c’est-à-dire juste à côté d’une sortie de secours. Une position qui lui a sauvé la vie.
Selon les spécialistes en sécurité aérienne, être attaché et adopter la bonne posture réduit considérablement le risque de blessures. Cette dernière consiste à pencher le torse vers l’avant, tête contre le siège devant soi ou sur les genoux, tout en gardant les pieds fermement à plat sur le sol. Les bras doivent être placés soit sur la tête, soit autour des jambes, pour limiter le mouvement des membres.
Surtout, la solidité de la structure de l’avion autour du passager joue un rôle crucial : si l’appareil reste partiellement intact, les forces mécaniques sont mieux absorbées. À l’inverse, lorsque les forces gravitationnelles dépassent les seuils tolérables, aucune protection ne suffit.
Mais survivre à l’impact n’est que la première étape. L’environnement à l’intérieur de la cabine conditionne aussi l’issue des passagers. La rapidité avec laquelle les flammes ou la fumée se propagent peut ainsi condamner des personnes pourtant indemnes après le choc initial. Et c’est justement dans ce contexte que la proximité avec une sortie de secours devient primordiale.
C’est aussi, parfois, une question de hasard : « Des gens ont survécu à ce que nous appellerions des crashs non-survivables, tandis que d’autres sont morts dans des crashs-survivables », note Anthony Brickhouse, expert en sécurité aérospatiale et professeur à l’université aéronautique Embry-Riddle.
- Seulement un passager a survécu au crash de l’avion d’Air India survenu le 12 juin.
- L’homme se trouvait à proximité d’une sortie de secours.
- De nombreux facteurs jouent sur la survivabilité d’un crash aérien.
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