Le CSA contre le retour de la publicité après 20h sur France Télévision

Le CSA estime que la publicité après 20h n’est pas indispensable et invite le service public à se démarquer des chaînes privées.

Suite à une entrevue au Monde, Olivier Schrameck, le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), a réagi aux propos de la présidente de France Télévision, Delphine Ernotte. Pour le CSA, il n’est pas question de diffuser des publicités sur le service public après 20 heures.

France Télévision, un outil d’éducation et de cohésion sociale

Le Président du CSA a déclaré dans une interview que le service public doit désormais se démarquer. Les antennes de France Télévisions doivent « cultiver leur spécificité et jouer pleinement leur rôle d’éducation et de cohésion sociale, au bénéfice des téléspectateurs ». Dans le cas contraire, ces chaînes n’atteindront pas leurs objectifs. En insistant sur l’importance des missions du service public, il a précisé que « la place du service public n’est pas une évidence, cela restera toujours une question (…) Le public du service public est naturellement publiphobe ».

Une baisse de budget pour 2018

En 2018, les antennes de France Télévisions seront obligées de faire face à une réduction de budget de l’audiovisuel public. En effet, pour tout le réseau, cette somme a été réduite à 80 millions d’euros et le groupe devra également arrêter la publicité dans les programmes jeunesse à partir de l’année prochaine.

De son côté, Delphine Ernotte Cunci déclarait fin août que la diffusion des publicités après 20 heures ne présentent aucun problème du moment que les émissions éducatives ne sont pas coupées. Les chaînes peuvent bénéficier d’un possible revenu de 80 millions d’euros par an avec les spots publicitaires diffusés entre le journal et le programme de la première partie de soirée.

Le statut du CSA remis à plat

Outre la publicité, le président du CSA a mis en avant une nécessité de remise à plat du statut du Conseil, fixé par un texte de loi de 1986. Pour lui, il convient de trouver « d’autres formes de régulation » à savoir la « corégulation » ou « l’autorégulation ». Selon Olivier Schrameck, le droit souple est indispensable pour échanger, à travers des labellisations, avec les partenaires.


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