Le monde la Tech fait grise mine ces dernières semaines. Aussi, l’annonce du fonds suédois EQT Ventures n’est clairement pas passée inaperçue ce mercredi. Il vient en effet de terminer la création d’EQT Ventures III, un véhicule d’investissement doté de 1,1 milliard d’euros. L’objectif est clairement affiché : financer des startups en amorçage pour les aider à grandir.
Trois pépites françaises déjà financées
EQT Ventures prévoit donc des tickets allant de 1 à 50 millions d’euros pour soutenir ces pépites, et elle vise surtout les startups à impact. Par ce terme, il faut comprendre des entreprises qui recourent à la technologie pour répondre aux grands défis de notre époque, et notamment le changement climatique, et ses corollaires l’alimentation et l’énergie. Elle lorgne aussi sur la data et les infrastructures informatiques, les deep tech, d’après l’Usine Digitale.
Et justement, EQT Ventures croit beaucoup aux sociétés technologiques françaises pour répondre à ces problématiques. Ainsi, outre ses bureaux à Amsterdam, Londres, San Francisco, Berlin et Stockholm, elle est aussi installée à Paris.
Le fonds a d’ailleurs déjà fait confiance à trois startups tricolores dont l’assurance Luko, le fabriquant de batteries pour véhicules électriques Vercors, et une troisième compagnie qui n’est pas encore connue.
Cité par Le Figaro, Alastair Mitchell, associé chez EQT Ventures, explique : « Le moment est venu de soutenir les entrepreneurs qui innovent pour améliorer le monde en apportant des solutions. EQT Ventures a été créé pour donner aux entrepreneurs la meilleure chance de réussir, quel que soit le climat macroéconomique ».
La France, un terrain de jeu idéal pour les startups à impact
Pour repérer les sociétés les plus prometteuses, EQT Ventures recourt notamment à une IA baptisée Mother Brain, rapportent nos confrères. Cette dernière repère les signaux faibles et les forts pour dénicher les futurs champions de la Tech. Mais les dirigeants du fonds suédois précisent qu’un regard humain reste essentiel dans cette recherche de la perle rare.
Rania Belkalhia, qui dirige le bureau parisien d’EQT Ventures, reste quant à elle optimiste pour la suite en dépit des difficultés actuelles dans le monde de la Tech : « Les start-up françaises sont aidées par l’écosystème, un cercle vertueux s’est mis en place, avec des structures d’aide. Et recruter des talents dans la tech reste moins cher qu’aux États-Unis ».
Selon un mapping récemment réalisé par France Digitale et Bpifrance, les startups à impact représentent 5 % des startups françaises, soit 1074 entreprises sur les 20 000 répertoriées de la French Tech. Loin d’être anecdotiques, ces sociétés vertueuses embauchent aujourd’hui 30 000 personnes à équivalent temps plein.
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