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Des documents démontrent que le scandale Cambridge Analytica est beaucoup plus vaste que prévu

Des documents appartenant à Cambridge Analytica, à l’origine d’un large scandale impliquant Facebook, tendent à prouver que l’entreprise sévissait dans plus d’une soixantaine de pays afin d’influencer les élections.

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Facebook, logo, oeil
© Pixabay / geralt

Si elle date de mars 2018, l’affaire Cambridge Analytica ne semble pas encore avoir révélé la totalité de ses secrets. À cette date, plusieurs journaux publient conjointement les résultats d’une enquête prouvant que l’entreprise britannique a recueilli les données personnelles de plus de 87 millions d’utilisateurs de Facebook. Celles-ci ont été utilisées pour manipuler les élections.

Suite au scandale, le patron de Facebook a été dans l’obligation de témoigner devant le Congrès américain tandis que Cambridge Analytica a fermé ses portes. On notera tout de même que la majorité des employés a muté vers Emerdata, une autre société fondée par la même maison-mère (qui a cessé ses activités depuis). Au cours des mois suivants, de nombreuses révélations ont été faites, si bien qu’on aurait pu penser que tout avait été dit sur le fonctionnement et les objectifs de l’entreprise. Sauf que ce n’est pas vraiment le cas.

La société Cambridge Analytica vraisemblablement impliquée dans 68 pays

Un compte Twitter anonyme baptisé @HindsightFiles partage de nouvelles informations sur le sujet depuis le début de la nouvelle année. Actuellement, ce dernier a partagé des milliers de documents démontrant l’implication de Cambridge Analytica auprès de 68 pays. Ces informations ont été communiquées par Brittany Kaiser, une ancienne cadre de l’entreprise britannique qui s’est ensuite muée en lanceuse d’alerte.

Les élections américaines ainsi que le Brexit n’auraient donc pas été les seules à être visées dans le monde. Sur le compte Twitter, on trouve un grand nombre de documents évoquant les votes au Brésil, au Kenya, en Malaisie ou encore en Iran.

Si cela peut sembler anodin, on rappelle que le lanceur d’alerte Christopher Wylie, à l’origine des premières révélations, a affirmé au comité parlementaire britannique que « Sans Cambridge Analytica, il n’y aurait pas eu de Brexit ». Pour l’ancien directeur de recherche, il est certain que les données recueillies par Cambridge Analytica ont servi à manipuler les élections britanniques —au point de faire pencher la balance en faveur du vote « Leave ».

D’autres documents évoquent aussi la possibilité que Cambridge Analytica ait travaillé pour un parti politique ukrainien en 2017. À l’époque, la société était pourtant visée par une enquête portant sur l’ingérence russe durant les élections présidentielles américaines de 2016.

Ces nouveaux documents attestent du fait que les USA et le Royaume-Uni n’ont pas été des cas isolés et spécifiquement visés par Cambridge Analytica. Cela signifie aussi que l’entreprise a joué un rôle beaucoup plus vaste que celui qui lui était attribué jusqu’ici.

Il sera intéressant de voir comment les autorités des pays concernés s’attaqueront à ces informations pour voir s’il y a bel et bien eu un impact sur certaines élections. Facebook pourrait également être interrogé sur le sujet de nouveau.

Lors d’un entretien accordé au Guardian, Emma Briant, spécialisée en propagande au Bard College de New York, résumait : « La [dernière, NDLR] fuite donne une idée beaucoup plus claire de ce qui s’est réellement passé lors de l’élection présidentielle américaine de 2016, ce qui a une énorme influence sur ce qui se passera en 2020. Ce sont les mêmes personnes impliquées qui, nous le savons, utilisent les mêmes techniques ».

Facebook
Par : Facebook, Inc.
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2 Commentaires

2 Commentaires

  1. tomcat

    6 janvier 2020 at 17 h 24 min

    Ce qui serait inintéressant de savoir c’est : quels gouvernements, agences de renseignements, sociétés privées ou autres acteurs politiques ont utilisé les services de cette société ! C’est les méchants russes (et puis c’est tout) ?

  2. Illuminati

    6 janvier 2020 at 22 h 16 min

    « Pour l’ancien directeur de recherche, il est certain que les données recueillies par Cambridge Analytica ont servi à manipuler les élections britanniques —au point de faire pencher la balance en faveur du vote « Leave ». »

    Faux. C’est le contraire. Et c’est pourquoi ils ont été surpris par la victoire du Brexit.

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