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Dessalement de l’eau de mer : cette technique innovante pourrait tout changer

La pénurie d’eau au niveau mondial se fait de plus en plus urgente d’année en année. Face à cette pression, une nouvelle méthode de dessalement de l’eau de mer offre un peu d’espoir.

Nous sommes au bord d’une crise mondiale de l’eau. Selon l’UNESCO, «2 milliards de personnes (soit 26 % de la population) sont privées d’accès à l’eau potable et 3,6 milliards de personnes (46 %) n’ont pas accès à un système d’assainissement géré de manière sûre ». Alors que ce risque s’accroît à mesure que les sécheresses à l’échelle du globe s’accélèrent, trouver des solutions viables devient une véritable priorité.

Le dessalement de l’eau de mer est une technologie de plus en plus utilisée, même si elle se heurte encore à de nombreux obstacles. Un coût élevé, un processus très énergivore et un impact environnemental encore assez important ralentissent la généralisation de ce mode de traitement. Toutefois, une étude de l’École d’ingénierie Tandon de l’Université de New York dévoile qu’une toute nouvelle technique de dessalement pourrait complètement changer notre approche.

Un double enjeu : eau et énergie

Le principe repose sur la technologie du flux redox, habituellement exploité pour concevoir un type spécial de batteries, les batteries à flux redox. Ces dernières stockent l’énergie grâce à des solutions électrolytiques contenant des ions redox ; c’est-à-dire capables de subir des réactions d’oxydation et de réduction ; dans des réservoirs séparés. Cette conception leur permet de produire de l’électricité grâce à un transfert d’électrons qui se produit à travers une membrane séparant les deux réservoirs.

Les chercheurs ont donc adapté cette méthode afin de dessaler l’eau de mer, mais également pour stocker l’énergie produite par des sources renouvelables, comme l’éolien ou le solaire.

La technique de dessalement offrirait, selon cette étude, 20 % plus de rendement si on la compare aux techniques de dessalement précédentes qui, elles aussi, reposaient sur l’exploitation du flux redox.

Une innovation moins énergivore

Le processus développé par les chercheurs implique un réseau assez complexe de canaux dotés de membranes d’échanges qui leur permettent de générer les réactions électrochimiques nécessaires pour procéder à l’extraction du sodium de l’eau. De l’eau sans sodium, c’est de l’eau douce, donc consommable.

Une approche inédite, moins demandeuse en énergie et qui permet même de produire de l’électricité. En effet, en mélangeant la saumure (rejet de la dessalinisation) et l’eau douce, une réaction électrochimique a lieu qui produit de l’énergie électrique.

Si dessaler l’au de mer est une technique qui remonte à l’Antiquité, la recherche sur cette technique a connu plusieurs phases d’intensification à partir des années 1950 et 1960. Elle devient aujourd’hui un domaine presque prioritaire, où les efforts se concentrent principalement sur la réduction des coûts opérationnels du processus et sur son efficacité énergétique. De plus en plus de nouvelles approches, comme celle-ci émergent, afin de rendre le dessalement plus durable.

  • Une étude de l’École d’ingénierie Tandon de l’Université de New York a révélé une nouvelle technique de dessalement de l’eau de mer.
  • Celle-ci repose sur l’utilisation du flux redox, habituellement utilisé dans le stockage de l’énergie.
  • Grâce à un réseau de canaux et de membranes, cette technique peut dessaler l’eau tout en produisant de l’électricité.

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