Donald Trump préparait le terrain depuis un an. Dans la nuit du vendredi 2 janvier au samedi 3 janvier, exactement 36 ans après la capture de Manuel Noriega au Panama, une opération militaire « de grande envergure » a entraîné la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de sa femme Cilia Flores. Dans la ville de Caracas, la capitale du pays, le couple présidentiel résidait dans une base militaire, autrement dit dans une installation protégée et non en plein cœur de la ville. Dans une conférence de presse, le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, a révélé de premiers détails sur les coulisses de cette opération.
Baptisé « Operation Absolute Resolve », ce raid militaire a impliqué les forces spéciales américaines, sur ordre du président Donald Trump, le 47e président américain. Après avoir répété l’opération pendant des mois, le général Dan Caine et Donald Trump ont rapporté qu’ils n’avaient perdu aucun homme le temps de la manœuvre, et que l’ensemble de leurs appareils militaires impliqués avaient pu ressortir du pays, même si l’un des hélicoptères de la flotte a été touché. Pour pénétrer sur le territoire, détruire les systèmes de défense vénézuéliens, capturer le président et mener à bien l’extraction forcée, plus de 150 aéronefs ont été utilisés.

Réplique du domicile
Mais les détails les plus fous nous proviennent plutôt des mois d’entraînements précédents la mission. Pour que les équipes des forces spéciales soient prêtes, l’Armée américaine a sorti les grands moyens. Les mois précédents le raid, la CIA a recruté des sources pour récupérer des informations stratégiques sur la vie de Nicolás Maduro et de sa femme Cilia Flores. Pour mettre la main sur le couple présidentiel, les forces spéciales ont voulu tout savoir : ses déplacements, ses habitudes, ses vêtements, ses animaux de compagnie et les détails précis sur sa résidence. « Ils ont en fait construit une maison identique à celle dans laquelle ils sont entrés, avec tout le même acier partout », a déclaré Donald Trump.
Caracas plongée dans l’obscurité
Ces détails précis sur la vie quotidienne du président du Venezuela n’avaient pas forcément pour objectif de limiter le risque d’échec, « mais pour nous assurer de ne pas nous tromper », déclarait le général Dan Caine. En tout et pour tout, l’attaque aura duré 30 minutes durant lesquelles « des civils vénézuéliens et des membres de l’armée ont été tués », a déclaré la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez. Pour déstabiliser la réponse défensive des militaires vénézuéliens, les forces spéciales auraient plongé dans l’obscurité la résidence de Nicolás Maduro. Mais ce n’est pas tout, car d’après Donald Trump, elles auraient coupé l’éclairage public d’une grande partie de la ville, « grâce à une certaine expertise que nous possédons ».
Chalumeaux géants
En conférence de presse, le président américain qualifiait la résidence de Nicolás Maduro de « forteresse », suite à la présence en masse d’équipes de sécurité. Pour se réfugier, les forces spéciales savaient que le couple présidentiel allait se diriger vers un abri entouré de murs en aciers renforcés. Pour y pénétrer, les militaires avaient prévu avec eux des « chalumeaux géants ». Ces derniers n’auraient pas servi, car les équipes du raid auraient capturé le président au moment où il allait pénétrer dans la salle en question. « Il n’a pas réussi à fermer cet espace. Il essayait d’y pénétrer, mais il a été pris de court si rapidement qu’il n’a pas pu y entrer. Nous étions prêts », déclarait Donald Trump.
De nombreux détails sur l’opération n’ont pas encore été dévoilés, mais en voici quelques autres partagés par le général Dan Can et Donald Trump :
- Les militaires impliqués seraient âgés de 20 à 49 ans, ce qui démontre que, même si les États-Unis ont déployé leurs meilleures équipes, il y avait aussi de jeunes recrues.
- Sur les 150 aéronefs, on comptait des avions de chasse de type F-18, F-22, F-35, des bombardiers B-1B (le plus petit des bombardiers américains) ainsi que des drones et des hélicoptères Black Hawks. L’équipe en charge de l’extraction comportait au moins 5 MH-47G, une version avancée de l’hélicoptère de transport lourd Boeing Chinook, spécialement modifiée pour les Opérations Spéciales (SOF).
- Pour donner le feu vert au lancement de l’opération, le président américain révélait que la météo était un enjeu crucial, et que le top départ aurait été décalé de 4 jours.
President Trump Holds a Press Conference, Jan. 3, 2026 https://t.co/5ykCqSNuNa
— The White House (@WhiteHouse) January 3, 2026
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.