Ce sont des images qui seront, évidemment, étudiées de très près par les équipes de SpaceX. Dans la nuit du 6 au 7 mars dernier, l’entreprise spatiale d’Elon Musk a fait voler son Starship. La fusée géante, haute de 122 mètres, a pris son envol pour le 8e lancement d’essai.
L’objectif du jour était de rejoindre l’espace et de faire une simulation d’un lancement de satellites. Mais le vaisseau n’a jamais atteint son objectif. Au bout de quelques minutes de vol seulement, il s’est désintégré, retombant dans l’atmosphère et brûlant dans le ciel des Caraïbes.
Un nouvel échec pour SpaceX qui ralentit le développement de cette fusée. Alors que le premier étage — Super Heavy — a lui parfaitement fonctionné, ce n’est pas le cas du Starship. Si SpaceX n’a pas encore communiqué d’explications sur ce nouvel incident, une vidéo amateur permet d’en savoir un peu plus sur les derniers instants du vaisseau.
Publiée sur la chaîne YouTube d’Astronomy Live, cette courte séquence montre les dernières secondes de vols u Starship avant sa destruction, certainement volontaire, par les équipes de SpaceX. Le scénario le plus probable, qui semble confirmé par ces images, est une perte de contrôle du vaisseau parti en vrille quelques secondes après la découpe des deux étages.
Starship : une mission cruciale
Ce nouvel échec, qui reste encore à l’élucider, est en tout cas de très mauvais augure pour SpaceX. L’entreprise spatiale n’est déjà pas en avance dans son calendrier de développement, mais ces déboires récents ralentissent encore un peu plus son avancée.
Le Starship est pensé pour envoyer des astronautes de la NASA sur la Lune, et surtout, les ramener sur Terre. Être capable de lancer ce vaisseau dans l’espace et le faire revenir proprement sur Terre est donc un impératif pour SpaceX.
La NASA dans l’attente de SpaceX
L’entreprise d’Elon Musk a été sélectionnée par la NASA pour cette phase très sensible du vol Artemis 3. Elle n’a donc pas le droit à l’erreur, et doit suivre le calendrier de la NASA, qui prévoit un décollage du SLS (sa propre fusée capable d’aller sur la Lune) en 2027.
D’ici là, la mission Artemis 2 doit envoyer 4 astronautes autour de la Lune. Ils simuleront toutes les étapes de ce vol, sauf l’alunissage, et seront les premiers humains à revenir de l’espace lointain depuis Apollo 17 il y a plus de 50 ans.
Si SpaceX n’est pas capable de fournir un Starship fonctionnel pour Artemis 3, la NASA devra trouver une solution de dernière minute. Elle prévoit déjà ce cas de figure, montrant à Elon Musk et ses équipes qu’une alternative sans eux est possible. Le prochain vol du Starship est prévu pour le printemps. Ce sera déjà un instant de vérité pour l’entreprise, qui n’a pas plus vraiment le droit à l’erreur.
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